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 Parachute | Ao ♥

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Hallelujah

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MessageSujet: Parachute | Ao ♥   Mar 20 Nov 2018 - 3:18

I don't need a parachute
Won't tell anybody how you turn my world around

Woaw, c’est quoi cet endroit ? Ca pue la mort là dedans et c’est plein de fumée ! On se croirait dans un four géant, je vous jure ! Je sais même pas comment j’ai pu faire pour me retrouver dans un endroit pareil ! Je me souviens que je galopais tranquillement, que je ne faisais même pas gaffe au paysage qui m’entourait. Je voulais juste galoper. Vous connaissez ce genre de sensation ? Mais si, cette sensation où vous avez juste envie de vous échapper, où vous avez juste envie de voir autre chose, de simplement vivre un truc incongru ! Après je peux me le permettre vu que je ne vois plus ma mère, je ne vois plus mon père parce que ce con m’a renié. Il m’a dit de trouver une autre famille ? Très bien, c’est décidé je trouverai une autre famille. Une famille beaucoup plus intéressante que mon père. Une famille qui me montrera autre chose de bien plus beau. Comme Hyuna’ par exemple ! Je suis sûre qu’elle accepterait de me prendre en belle fille, qu’elle accepterait de m’éduquer. Je suis même sûre qu’elle m’aidera à faire mon coup d’état. Je déteste mon père. Je suis obligée de vous le dire dorénavant. Obligée de vous dire que je ne l’appellerai plus ainsi.

Mais ! Comment j’ai fait pour me retrouver le cul en l’air et la tête au sol moi ? Je me relève brutalement en me retournant autour de moi. Woaw mais c’est dégueulasse ce truc ! Je m’approche en donnant un coup de pied dans l’espèce de carcasse. Soudain, des asticots en sortirent ainsi que des mouches. Je couine et recule brutalement. Ouais okai, c’est réellement dégueulasse là ! Mais ça me dit toujours pas quel animal c’était. Alors je fais le tour délicatement, tout en observant réellement la carcasse calcinée. Là, je vis des bois à la tête de l’animal. Un cerf ? Mais qu’est-ce qu’un cerf foutait là, sérieusement ? Quel abruti pouvait venir brouter dans un endroit où ça crame comme un four ? Fallait vraiment être con, non ? Un ricanement sortit de mes lèvres. Pas un ricanement fou, hein. Mais je me moque. J’ai jamais vu un animal aussi débile qu’un cervidé sérieusement. Ca me prouve encore une fois que les chevaux sont la race la plus intelligente sur cette île. Ca me prouve encore une fois que les autres animaux n’ont sérieusement aucune place ici. Finalement, je pousse un profond soupir et m’éloigne de la carcasse. Putain ça pue réellement ici, sérieux ! En plus, ça me gratte la gorge. Je tousse comme une abrutie. Bon faut que je décale, mais je fais comment pour trouver mon chemin dans un tel endroit, moi ?

Cela fait maintenant plusieurs minutes que je tourne en rond, que mes yeux me piquent et que ma gorge me lance comme jamais elle ne l’a encore fait. Je suis paumée, il faut l’avouer dorénavant. Paumée et toute seule. Paumée, toute seule et surtout comme une abrutie au milieu de la fumée. Je fais quoi moi maintenant ? Je m’allonge et j’attends la mort ? Non mais sérieux, j’ai véritablement l’air con là. Une autre toux passa ma bouche et je ferme les yeux. Plus ça va, plus ça me piquait les yeux. Là, je lève la tête en l’air et remarqua que le ciel passait au travers des arbres. Je rebaisse délicatement la tête et voit alors un chemin au travers de la chaleur. Alors sans hésiter une seule seconde, je m’en approche et le prend. La fumée disparu quelque peu mais l’odeur calcinée fut toujours là. Au moins, je voyais davantage c’est le principal ! Je continue à prendre le chemin, respirant beaucoup mieux et là soudain un bruit m’attira. Un bruit de bruissement qui venait d’en haut, de quelque chose qui se situait au dessus de moi. Je m’arrête et pose un regard. Là je vis une espèce de toile dans les arbres, ainsi qu’un cadavre suspendu. Je recule, oreilles en arrière et queue entre les cuisses. C’est quoi ce délire ? Pourquoi ce bipède était-il accroché à une voile ? Il venait d’où ? Du ciel ? J’étais tellement préoccupée par cela que je n’entendais même pas l’équidé s’approchant de moi. Je m’en occupais tellement pas que je vins vers l’arbre et donna plusieurs ruades en espérant faire tomber le cadavre et la voile. Je voulais en savoir plus sur ce truc !

« Mais tu viens d’où toi ? » dis-je en parlant au cadavre qui gesticulait telle une marionnette désarticulée.
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Aurore Opéra

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MessageSujet: Re: Parachute | Ao ♥   Ven 23 Nov 2018 - 10:08


Aurore Opéra errait non-loin des Terres Orphelines sans oser passer la frontière. Il n’aimait pas l’idée et rechignait à passer ce cap. Il avait été recruté par Poséidon lui-même ! Pouvait-il se permettre de fouler les Terres d’un autre ? Il n’en avait pas très envie et repoussait l’échéance sans jamais se lancer. Tant pis ! Il ferait un dernier tour sur les Terres Secrètes avant de se lancer à l’assaut des voisins. Avec un peu de chance, il n’aurait pas besoin de s’y forcer. Peut-être que c’était Maddie elle-même qui viendrait le voir sur les Secrètes. Il ne doutait pas qu’elle soit plus à l’aise que lui à l’idée de fouler une terre appartenant à un dieu différent du sien.

Le rouquin profita tout de même de sa présence dans les Verts Vallons pour faire un détour sur une terre voisine. Il voyait, au loin, des rougeoiement curieux et une odeur de brûlé. Il s’était donc lancé en direction des Braises Éternelles sans s’inquiéter du mal qu’un territoire pareil pouvait représenter.
Au début, quelques troncs restaient encore debout, fièrement dressés parmi les cendres de leurs congénères. Certains n’avaient été que léchés par les flammes et continuaient leur cycle de photosynthèse et hibernation sans s’inquiéter de leur environnement. L’étalon en profita pour slalomer entre eux et découvrir, avec plaisir, une souplesse qu’il ne se serait pas cru avoir. Avec l’épaisseur de ses nouveaux muscles, il aurait pensé à tout l’inverse, mais ce n’était pas le cas.

Finalement, les arbres laissèrent place à de gros tas de cendres et Aurore Opéra ralentit l’allure. Il s’attrista d’un tel sort et marcha la tête basse pour inspirer le moins de fumée possible. La terre chauffait sous ses sabots et l’odeur lui piquait les naseaux. Tout lui criait qu’il n’était pas le bienvenu, qu’il devait faire demi-tour.
Ce qu’il aurait fait si, dans les cendres, il n’avait pas découvert de petites traces de sabots. L’entier n’était pas un expert du pistage, mais quelque chose lui disait qu’elles étaient récentes. L’idée d’un poulain sur une terre aussi inhospitalière le retourna et Aurore continua son exploration. Il devait trouver cette personne et la ramener à la raison !

À force de vagabondage, la vue du rouquin finit par se brouiller complètement. Lui qui s’appuyait tant sur sa bonne vue en fut particulièrement touché et ralentit encore l’allure. À ce rythme, ce serait à l’individu qu’il cherchait de devoir le sortir d’ici !
Son inquiétude s’envola quelque peu quand le paysage se libéra d’une grosse quantité de fumée et l’air devint plus respirable. En revanche, ce qu’il découvrit en levant les yeux l’attrista plus encore. Coincé dans les arbres, un parachute duquel pendait un cadavre. En s’approchant, l’étalon put constater qu’il n’était pas bien vieux et frissonna. Peut-être que s’il était arrivé plus tôt…

Soudain, le cadavre trembla et Aurore Opéra ouvrit la bouche à s’en décrocher la mâchoire. Il crut d’abord à une mauvaise blague puis baissa les yeux sur la pouliche qui s’acharnait sur l’arbre. Il la regarda faire sans comprendre ce qu’elle entreprenait et qu’est-ce qui avait bien pu la lancer dans ceci…

Vous ne devriez pas faire ça, dit-il de sa voix douce.

Plus que la mort de l’inconnu, l’immoralité de la pouliche lui tordit le cœur. Ne pouvait-elle pas laisser le cadavre en paix ? Néanmoins, il se reprit très vite et mit son comportement sur le dos de sa jeunesse. Peut-être qu’elle ne comprenait pas encore ce qu’elle faisait ? Il en doutait, mais voulait y croire ! Lui-même ne se rappelait plus à quel âge il avait pris conscience de la mort et de son importance. Peut-être sur la tombe d’Ocëan Pearl…

S’il tombe, ça peut être dangereux.
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Hallelujah

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MessageSujet: Re: Parachute | Ao ♥   Mar 4 Déc 2018 - 22:17

A deep breath before the plunge
Running through the darkness

Je me souviens encore des paroles de Blake concernant les humains. Ils sont capables de créer des bateaux pour voyager, alors sont-ils capables de voyager autrement ? Je me demande sérieusement pourquoi cet humain avait une toile au niveau de son dos … Ca peut lui servir à quoi, sérieux ? Je comprend pas ! Et je veux savoir moi ! Je veux savoir comment les humains peuvent-ils réellement voyager, comment ils vivent, comment ils meurent. Je veux tout savoir, moi ! Pourquoi ? Tout simplement car c’est intéressant. Ca m’intéresse car ça me permettrait de connaître davantage de peuple que celui que je connais actuellement. Ca me permettrait de connaître des coutumes que je ne connais pas réellement. Parce que j’en suis sûre, les humains ont des traditions différentes des nôtres, ainsi que des langages différents. Comment font-ils pour communiquer ? Comment font-ils pour vivre ? On se doit de savoir selon moi. Car imaginons ils décident de revenir ici, ils décident de piétiner nos terres, je considère qu’on devrait en savoir davantage sur eux. Tout simplement pour savoir comment les combattre, savoir comment se défendre. Alors ouais, je veux faire tomber ce cadavre, je veux découvrir ce que signifie cette toile. Mais il veut pas tomber ce con, il veut rester là où il est ! Mais bouuuuge, tombe ! Je veux en savoir plus sur toi, moi !

Soudain, une voix se fit entendre. Douce mais assez présente pour que je l’entende. Ouh le con, il m’a fait peur, bordel ! Je sursaute sans réellement m’en rendre compte pour ensuite poser un regard sur le jeune étalon près de moi. Je dis étalon car il n’a pas mon âge, ça se voit en fait. Il est plus âgé. Oh pas de bien gros, mais assez pour que je le vois. Et puis il y avait quelque chose de différent chez les poulains et les étalons, je trouve : leur odeur. Les poulains ont une odeur plus sucrée, plus douce, qui était synonyme avec l’enfance, l’adolescence, la jeunesse quoi. Tandis que les étalons avaient une odeur plus musquée, plus forte, comme si cette fragrance signifiait pour eux leur entrée dans l’âge adulte. En fait, selon moi, peut importait leur âge, leur carrure, une odeur donnait souvent plus de présence qu’un physique. Pour moi, plus le cheval sentait fort, plus on sentait sa présence et on savait parfaitement qu’il était là. Mais ne dit-on pas que l’odeur vient avec l’âge ? Avec nos expériences mais aussi avec les actes que l’on réalise avec les autres de l’autre sexe ? Sans doute. Je me demande quelle odeur je dois porter … Sans doute encore douce de l’enfance, puisque je ne suis pas encore totalement adulte. Mais regardez mon père par exemple : son odeur est musquée car il a connu l’amour, car il a connu la conquête d’un territoire … Ouais, en fait son odeur porte celle de son territoire, mais aussi celle de ses expériences. Mais Sorrow, qui pue le décrépi, qu’a-t-il vécu ? Je ne veux même pas le savoir.

« Et pourquoi dont dîtes-moi ? Il est déjà mort, donc il ne me fera rien. » dis-je, certaine de mon coup.

Ce qui me choquai le plus était sans doute son vouvoiement. C’est hallucinant car personne ne l’a encore fait, en réalité ou pas assez flagrant pour que je m’en souvienne. Enfin si il y avait ce Pantaloon, mais lui c’est un cas que je devrais sans doute oublier. Comment mon père a-t-il pu laisser un tel poulain arriver sur nos terres ? Il est trop tolérant, c’est fou. Quand je serai reine, je n’accepterai pas aussi facilement les étrangers. Enfin, vous me direz quand je serai reine, mon père sera mort ainsi que ma mère sans doute, donc je pourrais faire ce que je veux. J’ai tellement hâte si vous saviez. Un phrase du plus vieux et j’eus un sourire moqueur. Dangereux ? Tu parles. On est dans une forêt qui ne cesse de cramer, alors un cadavre puant qui tombe, je ne vois vraiment pas ce qui pourrait être réellement plus dangereux que cela. Finalement, je cesse tout mouvement et adresse un sourire innocent au jeune, une idée en tête.

« Dangereux, il est pourtant si bien accroché … » Je donne un énième coup dans l’arbre, ce qui fit bouger davantage le cadavre. «  Vous voyez ? »

Soudain, il tomba de l’arbre et la toile me tomba dessus, m’aveuglant brutalement. Je hurle de panique, ne comprenant absolument pas où je me trouvais. Mon dieu, les humains m’attaquent ! Alors sans hésiter une seule seconde, je me met à galoper comme une folle, sous la toile, bousculant l’étalon mais ne m’en rendant pas compte. Je me dirigeais tout droit vers la forêt enfumée, les braises s’accrochant petit à petit à ma toile. Putain, j’étais aveugle et j’allais crever cramée ! MAIS QU’ON ME SAUVE !!
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Aurore Opéra

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MessageSujet: Re: Parachute | Ao ♥   Ven 14 Déc 2018 - 10:20


Aurore Opéra avait une empathie exacerbée qui n’était pas la meilleure qualité du monde. Il se sentait touché par tout et n’importe quoi, et finissait plus facilement blessé que certaines autres personnes de ce monde. Cela le bouffait de l’intérieur, l’empêchait parfois de dormir et le réveillait au beau milieu de la nuit. Il était également prêt à risquer sa vie pour celle d’un inconnu ou d’un autre animal et aurait bien du mal à savoir quoi faire s’il devait tenter de sauver deux vies à la fois. Heureusement, il n’en était jamais arrivé à cette extrême et n’avait, d’ailleurs, pas encore eu l’occasion de sauver quoi que ce soit.

Face au cadavre qui se balançait au bout de ses fils, Aurore se sentait mal et une douleur certaine lui crevait le cœur. Il savait que la mort était nécessaire au monde, mais il avait encore du mal à l’accepter. Peut-être était-ce dû à la fin prématurée de son arrière-grand-mère… Il n’arrivait toujours pas à s’y faire après tant de temps et regrettait de ne plus la voir marcher devant lui. Elle n’avait pourtant pas été là toute son enfance, mais l’étalon s’était senti fortement lié à elle. Elle avait représenté tant de choses… et sa mort n’avait rien effacé. C’était depuis son départ qu’il s’était juré de protéger les siens.

La pouliche devant lui n’en était plus tellement une. Ses formes s’affermissaient et il ne doutait pas qu’elle atteindrait bientôt sa taille adulte. Elle ne devait plus en être très loin. Aurore Opéra prit quelques secondes pour admirer sa robe clair-obscur. Il se souvenait très bien de la robe de Cerceï qui lui ressemblait quelque peu : des crins noirs et des poils beige. Il aimait ce contraste incroyable entre les deux. Lui-même se drapait d’un mélange incongru de blanc et de roux.

Sûrement trop obnubilé par les couleurs de la jeune dame, Aurore fut profondément choqué par ses mots. Il redressa la tête, les yeux ronds, comme tiré d’un beau songe et vrilla sur elle un regard interloqué. La mort passait sur l’isabelle comme une brise fraîche. Elle ne semblait pas prendre conscience, comme lui, de la tristesse d’une fin de vie. Pire, elle ne semblait pas au courant des maladies et autres choses indésirables qui accompagnaient parfois les cadavres. Certes, le mort ne se réveillerait pas pour se venger, mais il pouvait arriver tant d’autres choses…

Aurore préféra ne pas répondre et fixa sur l’isabelle ses yeux noirs. Elle sembla s’assagir d’un seul coup et il sourit pour lui-même. Il connaissait ce genre d’attitude qu’il avait souvent utilisé pour échapper à ses parents. Son père était facile à berner et un sourire suffisait à lui faire baisser une garde déjà bien basse. D’un hochement de tête discret, le rouquin apprécia le professionnalisme de la jeune dame et attendit patiemment de voir ce qu’elle préparait.

Il ne se serait jamais attendu à cela. L’isabelle donna un dernier coup dans l’arbre. Le rouquin glissa ses yeux sur le cadavre humain qui se balança au bout de ses fils. La marionnette avait l’air menaçant du marionnettiste piqué dans sa fierté. Elle remuait d’un côté à l’autre et tirait avec rage sur ses entraves d’esclave désarticulé. L’étalon roux l’imagina prendre vie, se dresser fièrement sur ses jambes et sauter au sol, brisant à jamais ses liens. Il la vit se relever, repousser le voile de son parachute et pointer un doigt menaçant sur l’isabelle. D’une voix digne du tonnerre, il dit :

BOUM !

Aurore Opéra bondit en avant, s’extirpant de ses songes éveillés pour sauver la jeune dame. Le parachute lui était tombé dessus et la recouvrit entièrement. Il n’eut pas le temps d’essayer d’attraper le tissu. L’isabelle lui fonça dessus et s’enfuit dans la forêt incendiée en traînant derrière elle le corps du mort.

Attendez !! cria-t-il au fantôme drapé qui s’échappait.

L’étalon mit de côté son aversion pour le traitement que subissait l’homme inanimé et bondit à la suite de la jeune jument. Il puisa dans la force des ses muscles la puissance nécessaire pour la rattraper. Elle allait drôlement vite et lui était plus endurant que rapide… Mais, heureusement, le voile lourd jouait contre l’isabelle. Le rouquin réussit à la rattraper et se perdit un instant dans le spectacle de sa traîne blanche parsemée de braises rougeoyantes. La mariée incendiée fonçait au hasard et la peur de la voir percuter un arbre l’emporta sur la fascination du spectacle. Il tendit le nez, attrapa un bout de parachute entre les dents et tira fort en pilant. Le voile gonfla, les braises voletèrent tout autour de lui et quand le ciel étoilé lui retomba dessus, ce fut lui qui finit sa course contre un tronc. Il s’écrasa sur l’arbre et bondit en arrière, la cuisse légèrement brûlée par l’écorce fumante. L’étalon s’ébroua pour se débarrasser des braises restantes et chercha la jument isabelle, plus inquiet pour elle que pour lui.

Où êtes-vous ? demanda-t-il en se tournant plusieurs fois pour tenter de la trouver. Est-ce que vous allez bien ?
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MessageSujet: Re: Parachute | Ao ♥   Mar 18 Déc 2018 - 15:58

No time to waste
Do you know, mister, of this place?

Mon dieu, mais plus con que moi tu meurs en fait ! Qu’est-ce qui m’a prit de faire ça ? Pourquoi j’ai tapé ainsi dans l’arbre ? Bon d’accord, je voulais voir ce que foutait ce bipède dans l’arbre, mais j’aurai du me douter qu’il allait me tomber dessus quand même ! D’accord, sa grosse voile avait l’air bien accrochée aux branches, mais tout de même ! Une voile ça se déchire … J’aurai du le savoir. Et c’est exactement ce qu’il vient de se passer. Me voilà en train de courir comme une dératée, avec ce truc au dessus de moi qui me cache la vue. Je ne sais absolument pas où je vais, où je suis ni même où mes jambes me mènent. Je veux juste une chose, c’est que ce voile disparaisse, que je puisse retrouver la vue que j’ai toujours eu. J’aurai jamais imaginé que l’obscurité me terrifie autant. Je crie sur tous les toits que je me rie du danger, que je n’ai peur de rien et me voilà maintenant en train de pleurer ma mère parce que j’ai fait une connerie de gamine. J’ai grandi pourtant, non ? Ouais, je l’assume maintenant. Je regrette énormément mon geste. Au point de vouloir m’excuser au près de ce cadavre qui touche mes sabots à chaque foulée que je produis. Je ne cesse de taper dedans, mais ça ne change rien. Il me suit toujours autant. S’il vous plaît, sauvez-moi ! Je ne veux pas mourir si jeune ! Ca pue le cramé en plus ! Aveugle et brûlée vive, digne des plus grands martyres dis-donc.

En vérité, je n’entends même pas les cris de l’étalon derrière moi. Je suis tellement obnubilée par ma fuite que je n’entend plus rien. Je n’entend pas les oiseaux hurler derrière moi, ni même le vent voulant m’aider. En fait, je me sens véritablement seule à ce moment précis. Seule avec ma connerie. Soudain, sans que je ne comprenne réellement pourquoi, je sens quelque chose tirer en arrière. Le voile qui se gonfle ralentit ma course, mais je continue de tirer pour m’en extirper. Soudain, quand il se déchira et partis de mes sabots, je partis en avant sans vraiment m’en rendre compte. Ma poussée avait été si forte, que mes jambes ne purent résister à la tentation d’aller vers l’avant. Malheureusement pour moi, une pente était devant moi. Je la dévalai en dégringolant, mes jambes cédèrent et je fis un magnifique rouler boulet. Ma tête cogna, au niveau de la tempe, une pierre chaude. Je me relève difficilement, cligne des yeux pour tenter de voir, mais des points noirs étaient présents. Alors, je m’ébroue vigoureusement. Ma tête tourne mais ma vision est revenue considérablement. Je me met à observer autour de moi. Je suis dans un énorme trou, à l’abri des braises, mais à au moins cinquante mètres de l’endroit où j’étais. Okai … Je suis vraiment un boulet, je l’assume maintenant ! Je sens du sang couler sur ma tempe et celle-ci me lance, mais je m’en moque littéralement, voulant m’extirper de là. Alors sans hésiter une seule seconde, je pris appui sur mes postérieurs et bondit en avant pour remonter la pente. Malheureusement pour moi, elle était recouverte de feuilles mortes et donc très glissante, donc je me retrouva très rapidement sur la croupe, assise et ayant du mal à me relever tant le sol et glissant.

« Là ! » criai-je en entendant la voix du mâle. « Venez m’aider, je suis coincée ! » Un s’il te plaît serait de rigueur, mais ça m’a tellement mit de mauvais poil que je n’y ai pas pensé.

Si mon père, ou même ma mère, avait été là, il aurait sans doute rit de la situation. Moi qui fait la fière, moi qui montre à quel point je suis la plus forte de tous, je me retrouve comme une abrutie au fond d’un trou. Je pousse un profond soupir et me met à inspecter le trou, en attendant que l’étalon me trouve. Soudain, je pousse un cri. Je viens de tomber sur une vieille charogne, de cervidé sans doute, qui est à moitié cramée et à moitié mangée. Je m’en écarte vigoureusement. Peut-être pas assez puisque soudain un corbeau en sortit, s’envolant en croassant de colère. Je pousse un juron. Il n’avait qu’à pas être là … Finalement, je fais demi-tour et me met à faire les cent pas. Il est long dis-donc ! Qu’est-ce qu’il fout ? Ils sont tous mous les étalons ou quoi ?
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Aurore Opéra

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MessageSujet: Re: Parachute | Ao ♥   Ven 21 Déc 2018 - 15:56


Aurore Opéra eut beau repasser les événements, il ne comprit pas où avait disparu la jeune dame. Elle était là, devant lui. Il avait attrapé le parachute, tiré de toutes ses forces et pilé. La voile s’était gonflée, avait laissé échapper son prisonnier et s’était débarrassé d’une pluie de petites météorites. Il s’était ensuite écrasé contre un arbre et s’était ébroué pour échapper aux braises. Pouf. L’inconnue avait simplement disparu. Sans même un nuage de fumée pour laisser trace de sa magie. Juste disparue.

Le rouquin ne voulait pas y croire. Personne ne pouvait disparaître comme cela. Il l’appela et guetta la moindre réponse. En attendant, il replia le parachute dans un coin moins brûlé de la forêt pour éviter un incendie. Il l’entendit alors, une petite voix qui venait d’en bas. Aurore chercha une pente, un trou, un piège pour accueillir la jeune dame. Enfin, il trouva. Juste à quelques pas de là, bien dissimulée, une dépression soudaine, un creux inquiétant, comme une grosse entaille en travers de la forêt. La pointe d’une lance guerrière qui s’enfonce dans la poitrine du géant de feu.

L’étalon se pencha au-dessus du vide et sonda les ténèbres de ses yeux noirs. Il vit, plus bas, la petite jument isabelle. Elle semblait aller bien, si l’on oubliait le fait qu’elle était piégée plusieurs mètres en profondeur de la terre. Au moins, Aurore Opéra n’avait pas à s’inquiéter de l’entendre tousser à cause de la fumée. Il ne lui restait plus qu’à trouver un moyen de la sortir de là…

Vous n’avez rien ? demanda-t-il, inquiet. Je vais trouver un moyen de vous sortir de là. Ne paniquez pas, tout ira bien.

Aurore lui-même s’étonna de son calme dans cette situation d’urgence. Il sentait l’adrénaline posséder son cœur, mais il avait l’esprit clair et les idées précises. Il ne s’en inquiéta pas plus et préféra se concentrer sur son environnement. Il n’avait, pour aider la jeune dame, que le parachute. Parachute qui était bien trop petit pour recouvrir la pente en entier… L’isabelle pourrait-elle bondir assez haut pour atteindre le voile s’il le poussait dans le trou ? Il en doutait. Lui, en revanche, il le pourrait sûrement.

Décidé, Opéra attrapa une corde du parachute et l’enroula autour d’un arbre. Il pria que cela soutienne leur poids et poussa la voile blanche dans le trou. Le tissu se déroula sur les premiers mètres et s’arrêta à mi-chemin. Comme il le pensait, cela ne suffisait pas. Il revint au-dessus du trou et lança :

Poussez-vous, je descends !

L’étalon s’engagea prudemment dans la descente. Très vite, il se mit à glisser et atterrit lourdement au fond du trou. Il se releva et s’ébroua, une vilaine douleur dans la cuisse. Il avait dû aggraver sa brûlure avec cette histoire de piège… Il ne s’en inquiéta pas et se tourna vers l’isabelle. Il préféra ignorer le cadavre pourri et jeta un coup d’œil à la voile blanche. Il serait sûrement plus facile de remonter en s’appuyant dessus qu’en glissant sur la terre-même. En tout cas, il l’espérait de tout cœur.

Je… (Il n’osa pas, gêné, et détourna le regard de la jeune dame.) Je vais vous pousser dans la pente. Sautez sur la voile et grimpez jusqu’en haut. Quand vous serez en sécurité, je vous suivrai.

Aurore se mit ensuite en position, attendant l’approbation de l’inconnue pour lui donner l’impulsion nécessaire pour qu’elle puisse remonter et sortir de ce trou.
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MessageSujet: Re: Parachute | Ao ♥   Mar 15 Jan 2019 - 22:29


Amicis auxilio esse ordinaria vivendi uti autem inter congener est officium. Dum eiusdem speciei similiter oportet suscipere quidquid licet. Et sic oportet accipere quod pervenit ad vos, quia non est liberum. Sed etiam nos pervenire nostra, aliis manus, quia nos non facere aliud quidem centesimum, ut 'obvious.

Comment j'ai pu me foutre dans un tel pétrin, moi ? Je dis à tout le monde que je suis la meilleure, que je suis la plus belle, la plus intelligente et d'un coup, BIM, je me retrouve comme une conne dans un trou ? Sérieusement. Je devrais beaucoup plus croire au Karma ou au destin, hein. J'ai souvent entendu dire que le Destin se retourner souvent contre les vantards ... Mais moi, j'ai rien demandé ! Je voulais juste découvrir ce qu'était cette marionnette. Je voulais simplement le voir de plus près et surtout tenter de comprendre sa présence dans l'arbre. Comment il avait fait pour se retrouver dans un arbre sincèrement ? Mais surtout d'où venait-il ? Vu comme la voile avait volé pendant un temps, peut-être venait-il du Ciel ? Mais un humain sait-il réellement voler ? Je me pose tellement de questions, mais je crois que la plus importante est celle-ci ... Où je suis bordel ? Mais pourquoi je suis tombée comme une abrutie sincèrement ? Papa rirait bien de la situation tiens ... Je le vois bien arriver au galop, se poser au bord du trou et se moquer littéralement de moi. Il m'aime, j'en suis certaine, mais même moi je rirais de la situation. Ridicule au possible. Un soupir passa mes lèvres ... Je pouvais parfaitement entendre les bruits de galop de l'étalon, mais je ne saurais dire où il était. Soudain, il apparut dans mon champ de vision et un grand sourire passa sur mes lèvres noires. Ne pas paniquer ? Boarf, y'a pire comme situation, donc ça va encore. Mais c'est bien emmerdant, à vrai dire.

" Je n'ai rien rien, ne vous inquiétez pas. Mais trouvez vite s'il vous plaît, ça pue dans ce trou. " dis-je en criant légèrement car le bord est assez haut.

Soudain, l'étalon disparu derrière le bord. Merde, il est parti où ce con ? Il m'a pas abandonné quand même j'espère ? Je veux bien être la pouliche la plus chiante du monde, mais me laisser à mon sort ainsi ... C'était dégueulasse. Je posai un regard autour de moi et distingua quelques cadavres d'animaux. Ils étaient sans doute tombés sans savoir remonter. Je ne veux pas finir ainsi. Alors, je me mis à marcher rapidement tout en secouant la tête, et piétinant presque le sol. Non, je dois partir ! Et là, mon sauveur réapparut. J'aurai presque crier de joie, mais ce serait bien trop. Alors je me stoppai de marcher et l'observai du bas. Lorsqu'il m'ordonna de me pousser, je ne me fis pas attendre et fis donc un pas sur le côté. Je distinguai la voile se tendre sur le bord du trou et l'étalon m'expliqua ce qu'il voulait faire. Il voulait donc que je me mette dos à lui pour qu'il puisse me pousser et que je puisse sauter sur la voile, pour remonter rapidement ? Pas con comme idée. Bon j'aurai été une coincée, j'aurai été choquée. Mais qu'il me touche la croupe pour me sortir de là ne me gênait aucunement. Alors, je hochai la tête et lui adressa un sourire, fière de l'idée du mâle.

" Très bonne idée ! Je vous laisse donc faire à votre guise. " prononçai-je tout en me plaçant dos à lui et préparant mes postérieurs à l'impulsion ainsi que le saut. J'ai tellement hâte de sortir de là, sincèrement !
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