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 Bouche du Diable | Sorrow

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Nazz'ariah

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MessageSujet: Bouche du Diable | Sorrow   Lun 8 Oct 2018 - 2:13



Bouche du Diable


Par Winterflows

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Délicatement, une queue noire flottait dans le vent, tandis que deux oreilles brunes étaient dressées vers l’horizon.
Six ans. Elle avait six ans aujourd’hui la sublime Précieuse. En deux ans, plein de choses avaient changé dans sa vie. Elle se souvenait de sa vie d’avant, elle ne l’oublierait jamais en réalité. Elle se revoyait encore dans son pays natal, son désert comme elle aimait le dire. Un désert où elle avait grandit, où elle avait découvert la vraie dureté de la vie. Oh bien entendu, au début, elle avait apprécié ce désert. Elle avait aimé découvrir des oasis, découvrir des mirages que seuls les membres de son pays connaissent. Mais évidemment, son père et son frère avaient tout gâché, ils avaient brisé sa vie sans même se poser une seule question. Ils avaient osé la souiller sans lui demander la permission, ils lui avaient brisé les ailes sans essuyer une seule larme. Mais avaient-ils pensé au poulain qu’ils avaient conçu ? Avaient-ils une seule fois penser à sa gestation ? Jamais, c’était certain. Saltan … Un sublime nom, un nom court, mais un nom qui n’existerait que dans sa mémoire. Elle se demandait parfois ce qu’il serait devenu s’il avait réellement vécu.
Un claquement de queue sur ses cuisses tandis qu’elle fermait les yeux en imaginant une vie qu’elle n’aurait touché que du bout des sabots.
Oh bien sûr, elle avait un amant maintenant, elle avait un étalon roux qui ne cessait de la soutenir. Mais depuis qu’il était parti sans se retourner, sans demander son reste, elle avait comprit. Il n’était sans doute pas satisfait de la jument qu’il avait, ni même de sa fille, ni même de sa vie. Alors dorénavant, il était temps pour elle de voir autre chose, de voir du pays mais surtout de réfléchir si elle n’avait pas une porte de sortie. En même temps … Qui sait ce que l’avenir lui réserve ? Peut-être que Cyrius lui dira de partir après sa discussion avec Sorrow, car elle se doutait que c’était avec lui qu’il avait parlé. Mais maintenant, elle n’avait plus grand-chose à perdre : sa fille était grande et l’évitait, son étalon ne lui parlait plus, les membres de son peuple faisait comme si son existence n’était pas possible. Elle avait tout gâché, alors autant aller jusqu’au bout, non ? Etait-elle auto-destructrice ? Sans aucun doute. Elle en avait conscience dorénavant. Un soupir passa ses lèvres tandis qu’elle rouvrait les yeux et observait ses terres. Enfin, elles n’étaient pas totalement siennes, elle s’en rendait compte maintenant.
Un pas en avant et elle descendit le golfe d’Emeraude. Elle prit rapidement le trot pour s’éclipser de ces terres.
La sublime précieuse pinça des naseaux en sentant ses chaleurs et finalement prit rapidement le galop. Il fallait qu’elle voit autre chose, il fallait qu’elle voit du pays mais surtout qu’elle évacue toute cette tension accumulée en elle. Bien sûr, elle savait qu’elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Elle savait qu’elle était la seule fautive là dedans, mais elle ne voulait arrêter, elle ne pouvait arrêter. Elle avait l’impression d’avoir ce besoin constant d’être aimée, d’être draguée, mais surtout regardée et appréciée. Son regard se porta sur un petit coin de paradis et un sourire naquit sur ses lèvres. Elle serait bien ici, parfaitement bien. Soudain, une odeur se fit sentir. Une odeur qu’elle connaissait, alors ne quittant pas son sourire, elle se tourna vers la silhouette qui venait vers elle. Inconsciemment, sa queue se plaqua sur sur sa croupe, laissant de douces effluves passer son corps. Inconsciemment ? Je n’en suis pas certaine.
« Bonjour ... » dit-elle, calmement.


by FRIMELDA
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Sorrow
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MessageSujet: Re: Bouche du Diable | Sorrow   Lun 8 Oct 2018 - 18:51



Je suis allé aux Enfers et je n'y ai pas trouvé Perséphone. Pas même traces des pépins de grenade avec lesquels elle s'est condamnée à rester dans le royaume des morts pendant les mois où sa mère, Cérès, se lamente. Ou Hadès confine celle qu'il aime dans un recoin plus reluisant que celui dans lequel on m'a coincé, ou l'automne n'avait pas encore vraiment englouti le monde au moment où je faisais mon premier pas dans ses entrailles.

Les feuilles tombent cependant, maintenant, comme si elles étaient pressées de valser sur un tapis encore reluisant d'été pour mieux le recouvrir, l'étouffer, lui donner ses nuances affadies. Je n'ai moi-même pas particulièrement envie de voir l'automne s'installer, aussi je me déplace d'un pas vif, un inspecteur aux bras fermement plantés dans le dos qui enjambe le globe le nez retroussé sur toutes les choses qui lui déplaisent. Depuis le temps que vous me lisez, vous savez que j'aime m'épancher sur mes nombreuses émotions, aussi ne sera-t-il pas incongru de me voir dilapider mes sentiments dans les prochaines lignes. Ce retour à la première personne inattendu ramènera qui plus est les plus attentifs et anciens d'entre vous à une période antérieure, qui vous évoquera nostalgie ou horreur ; chez moi, elle est synonyme de Geisha.

J'ai rencontré Geisha ici, dans l'aquarelle d'un printemps perdu. Je ne cherchais pas l'amour et je ne cherchais pas la haine. La plaine s'était répandue en pissenlits qui se complimentaient les uns les autres et dilapidaient leurs akènes comme une femme volage distribue ses atouts, perd ses perles, troue son collant. Geisha et moi nous perdîmes dans un rêve éveillé dont je garderai encore longtemps le souvenir ouateux et flou. Il a encore une saveur particulière dans mon esprit, nostalgique et pourtant amer, comme le sont beaucoup des choses que l'on a un jour aimé et dont on ne sait pas, aujourd'hui, si elles avaient vraiment la valeur qu'ont leur accordait auparavant. Mais soit ; je voletais moi-même comme ces akènes dans un monde parallèle, comme j'en avais pris l'habitude depuis quelques temps. Ma séparation de Querouane m'avait rendu grandiloquent et, loin d'éveiller en moi un pragmatisme que je ne connaîtrai sûrement véritablement jamais, m'avait forcé à chercher un sens, qu'il soit contraire ou susceptible de provoquer mon ultime eurêka.

C'est à peu près dans le même état d'esprit que j'avais pu concevoir Hyuna' auparavant. Des élans dramatiques et presque romantiques d'un héros qui ne les mérite pas et les conçoit pourtant.

Aujourd'hui Geisha m'a échappé dans le tourbillon de sang qui lui arraché son fils unique et je suis seul comme un veuf qui se recroqueville sur un souvenir. Si j'aime combattre la nostalgie qui pourrait frapper monnaie avec les souvenirs de ma brève vie familiale - et il n'y a après tout rien de nostalgique dans l'existence de Kuro -, il arrive que je me laisse aller à des états d'âme. Je suis un être contradictoire, déplaisant, et profondément attaché à l'idée que quelqu'un m'aime ou me désire malgré mes défauts. Geisha m'aime. Geisha n'est pas là.

Geisha s'est dilapidée dans le vent et je la cherche comme on tâtonne sur un drap le matin venu, inspirant profondément les gouttes de parfum de l'absente qui a répandu sa rosée.

De temps à autre mon esprit divague - Hyuna', Shiro que je dois revoir, mes petits fils que je ne souhaite pas voir, Cyrius et sa volée de merde. Les Enfers et leur chaleur étouffante.

Perdu dans une de ces considérations là, je ne réalise que tardivement que je me dirige vers une jument que j'ai déjà rencontré. Son parfum monte dans les airs. Un sourire grimpe rapidement sur ma figure, parfaitement satisfait : voilà la créature dont j'ai souillé la réputation avec tant de plaisir. Elle me salue et ne semble pas s'en plaindre. Nazz'ariah, Nazz'ariah... Je peux encore sentir bouillonner l'agacement qui a caractérisé la fin de cette rencontre. Mais soit, Nazz'ariah. Peut-être oublies-tu vite. Ou peut-être veux tu quelque chose. Qui es-tu vraiment, après tout ? Et cela doit-il vraiment m'intéresser ? Je t'ai traînée dans la boue comme l'on sort une femme adultère du lit, empoignant la chevelure et jetant dans la rue le corps encore secoué par les spasmes. Tu n'es pas Geisha.

Où trouverais-je Geisha ?

" Nouveau parfum ? "

Le sourire se fait goguenard. Que fait-elle là, au juste ? A-t-elle fini par tromper Cyrius ouvertement ?
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MessageSujet: Re: Bouche du Diable | Sorrow   Hier à 17:13

You can have it your way, how do you want it
I'll break it down for you now, baby it's simple

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• Nouveau parfum ?

L'étalon venait d'apparaître dans son champ de vision tandis que la petite Perle restait là où elle était. Elle aurait pu lui en vouloir de leur dernière rencontre, c'est sûr, mais elle préférait oublier. A chaque jour sa peine, ne dit-on pas ? En fait, elle était comme ça la baie. Elle vivait au jour le jour, elle se laisser complètement happer par la Nature, par le temps mais surtout les années qui défilaient. Elle avait bien changé depuis son arrivée sur cette île, elle s'en rendait compte maintenant. Où était passé la jument vulnérable ? La jument qui pleurait à chaque instant de sa vie ? La jument qui réclamait la présence de son jeune poulain mort né ? Mais surtout, la jument qui tremblait comme une feuille à la présence d'un étalon ? Elle avait disparu tout simplement. Mais avait-elle, une fois dans sa vie, existé réellement ? N'était-ce pas un jeu au final ? Ne se jouait-elle pas du monde qui l'entourait ? Elle ne savait pas. Même elle, ne comprenait pas vraiment ce changement qui s'opérait en elle. En réalité, elle avait l'impression de se re-découvrir, de devenir celle qu'elle avait toujours été. 

En fait, peut-être que les gens avaient raison sur son compte finalement. Peut-être était-elle manipulatrice. Peut-être jouait-elle un double jeu. Elle ne savait pas, tout ce qu'elle pouvait dire c'est qu'elle appréciait réellement son nouveau masque. Elle aimait ce nouveau jeu qui apparaissait au fil du temps. Elle se complaisait dans ce nouveau rôle. On pouvait la penser abrutie, mais ce n'était pas le cas. On pouvait croire qu'elle jouait à un jeu dangereux ... Sans doute, mais elle appréciait tout cela. En fait, elle avait toujours voulu être actrice. Actrice de sa vie, des évènements qui la rythmaient mais surtout actrice des scènes qu'elle voyait. Et voilà que son rêve devenait réalité. Elle jouait la comédie avec tous ceux qui pouvaient la connaître, elle jouait des scènes dont seule elle avait le secret mais surtout elle s'amusait avec le rideau de la vie. On pouvait la comparer à une garce, on pouvait la détester, mais elle s'en moquait. Réellement. Maintenant, elle était heureuse de la vie qu'elle menait, elle jouissait d'un bonheur dont seule elle avait la clé.
- Il vous plaît ? J'ai pensé à vous en l'arborant. dit-elle tout en faisant un pas vers le noir.

Ce qui était totalement faux, mais elle s'en moquait. Elle voulait de nouveau jouer, elle voulait contrôler la scène. Délicatement, elle fit le tour de l'étalon tout en laissant sa queue venir glisser subtilement sur les naseaux de celui-ci. Elle savait parfaitement ce qu'elle faisait. Elle en était parfaitement consciente et elle l'assumait pleinement. Tromper Cyrius ? Aller voir ailleurs ? Souiller la réputation du dominant ? Lui pourrir la vie ? Anéantir celle de sa fille ? Tout cela n'était qu'accessoire, maintenant. Elle voulait juste laisser son corps parler, laisser ses pulsions la menait là où elle n'avait jamais osé aller. Elle savait parfaitement qu'en faisant cela, elle allait souiller non seulement la réputation de son amant, mais aussi la sienne. Qu'importe, la sienne était morte depuis son arrivée sur l'île. Personne n'avait cru à son histoire, alors pourquoi continuer à être une poupée de cire ? Ce rôle ne lui allait tellement pas. Elle était mauvaise, à cause de sa famille, elle le comprenait maintenant. Finalement, elle s'écarta du mâle et repassa en face de lui, un petit sourire en coin.
- Nous avons quelque chose à terminer, me semble-t-il. murmura-t-elle.
© nightgaunt
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