Jeu de rôle équin
 
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 Master of Tides

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Cerceï

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MessageSujet: Master of Tides   Mar 28 Aoû 2018 - 17:29

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Le sable, à perte de vue. Longue ligne blanche bordée d'un côté par l'immensité bleue et de l'autre par des palmiers aux longues feuilles vertes et des cocotiers. Quelques-unes se sont d'ailleurs échouées sur la plage aux grains immaculés. Et venant gâcher ce beau tableau, des épaves, partout, de toutes parts. À chaque endroit où l'on peut poser son regard, on voit des vestiges du passé.

Ces ruines semblent avoir été amenées ici par une force divine. Rien n'est un hasard. On y voit aussi bien des bateaux que des corps à moitié déchiquetés par les animaux nécrophages qui règnent en ces lieux où la vie semble s'être arrêtée.

Mon regard dépareillé se balade lentement sur la plage, observant chaque détail avec précision, essayant de connaître chaque vestige. Mon corps se tient en hauteur, pour que je puisse avoir une vue d'ensemble de ce qu'il se passe sur cette plage. Je tourne la tête vers le bleu de l'océan et sur le lointain où le ciel semble s'assombrir. Mais peut-être n'est-ce qu'une illusion, qu'un tour que veut me jouer mon esprit pour me forcer à déguerpir de ce lieu étrange.

Mais mon côté aventurière me donne envie d'aller découvrir tous les secrets de cette plage aux allures meurtrières. Mes fines jambes finissent par s'activer et je commence à descendre précautionneusement la montagne de sable sur laquelle j'étais perchée depuis un long moment. Mes sabots s'enfoncent mais j'essaie de ne pas trop y prêter attention au risque de m'entraver et de tout dévaler d'un coup, ce qui me ferait, à coup sûr, très mal.

J'arrive enfin au bout de ma descente et je m'ébroue de joie avant de décider d'aller visiter l'épave la plus proche. Je m'y rends au petit trot, les oreilles pointées en avant. Je commence par en faire le tour pour trouver le moyen de monter dedans. Tiens ! Voilà une sorte de pont. Je grimpe en faisant bien attention à ne pas me faire mal et j'observe le plancher avant de poser un sabot dessus. Il grince mais ne fait rien d'autre. Alors je pose mon deuxième antérieur et me voilà entièrement sur la piteuse embarcation.

Mes sabots claquent sur le bois tandis que je commence attentivement mon observation. Mon regard vairon se pose sur un drôle d'objet. Je m'approche et je remarque que ça sent très fort. Finalement, je grimpe un peu plus haut, là où se trouve le gouvernail et je vois une énorme forme sombre échouée sur la côte.

Quelques secondes plus tard, un hennissement retentit.

Je fais demi-tour, dérape à moitié sur le plancher pourri et je descends le plus rapidement possible de ce foutu bateau. Une fois sur le sable, je prends mon galop le plus rapide et j'avale la distance en de longues secondes qui me paraissent durer des heures. Je ralentis en voyant la chose échouée, qu'est-ce que c'est ? Je ronfle légèrement et je repasse au pas, cherchant l'auteur de l'appel.

Mais mon regard se fait de nouveau attirer vers ce qui ressemble à une épave déchiquetée. Je m'approche pour renifler cet énorme chose avant de me rendre compte que c'est en décomposition totale. Peut-être que celui qui a poussé le hennissement est coincé à l'intérieur ? Même si c’est peu probable, j'en fais le tour dans l'espoir de voir quelque chose. Mais il ne semble rien y avoir.

Finalement, je décide d'en faire le tour et de me rapprocher d'une autre épave. Et là, miracle, une jeune pouliche tout en jambe se dresse devant moi. Mes oreilles, qui s'étaient pointées vers l'arrière, se redressent immédiatement et je réponds à son hennissement. Un doux sourire rassurant s'accroche à mes lèvres tandis que j'observe la jeune pie.

- Est-ce que tout va bien ? Je lui demande pour m'en assurer, même si elle ne semble pas en mauvais état. Mais elle a l'air encore si petite et si frêle, je serais triste si elle était blessée. Je m'appelle Cerceï, et toi, qui es-tu ? Je connais peut-être ta mère !

Mon côté altruiste ressort, je veux à tout prix aider ce petit être à retrouver sa famille. Ce sera ma mission en ces prochaines heures si elle le veut bien. Je secoue ma crinière bicolore et mes yeux s'accrochent fermement à la tête de cette petite. Je veux voir ses réactions, et surtout savoir si elle veut de mon aide.

- Est-ce que tu veux que je t'aide à retrouver ta mère ? lui demandé-je en m'approchant d'elle, essayant d'avoir l'air le plus rassurant possible.

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MessageSujet: Re: Master of Tides   Mar 28 Aoû 2018 - 18:33

Mama est partie. Je sais qu'elle ne l'a pas fait pour me laisser et qu'elle ne va pas m'abandonner mais la voir s'éloigner m'a serré le coeur et je n'ai pas pu m'empêcher de la poursuivre. Elle ne m'a pas remarquée, trop absorbée par ses pensées qui viennent arroser le sol de larmes fraîches. Le reflet cristallin de l'eau salée qui lui échappe et dont elle n'a pas conscience dans son chagrin n'a pas su l'avertir de ma présence. Je ne sais pas si j'ai fugué ou si suivre ma mère n'est pas considéré comme une fuite mais j'aimerais m'éloigner comme elle le fait.

Mémé me manque. Je sais que les Terres Trompeuses sont l'écrin de trop de souvenirs pour Mama mais elle ne sait pas que les Terres Secrètes ont abrité toute la misère qui s'abat sur notre famille depuis des années. La jument que Mémé a affrontée et tuée, l'étalon qu'elle n'a pas su aimer et qui a emporté une part d'elle avec lui quand même... J'ai froid sur ce territoire trop célèbre pour ses secrets. Il ne devrait pas y avoir tant de mystères...

« Mama ? »

Je ne la vois pas. Un instant elle était là et soudain, je ne la vois plus.

« Mama ? »

Les larmes me montent aux yeux et mon petit corps se met à trembler tandis que je regarde de tous les côtés sans la trouver. Je regrette de l'avoir suivie et l'aura glacée des Terres Secrètes me poursuit quand je prends le galop pour leur échapper, tâcher de retrouver ma mère. Mes sabots me mènent sur un terrain de plus en plus sablonneux où quelques touffes d'herbes effilées me chatouillent les flancs. Alors que je fais un écart pour qu'elles cessent de m'effleurer à chaque foulée le sable se dérobe sous moi et je glisse brutalement au bas d'une dune humide.

Ma robe souris prend une teinte grisâtre par endroit et j'ai beau m'ébrouer je ne parviens pas à me débarrasser de mes nouvelles tâches mouillées, des morceaux de plage bien accrochés. Alors que je relève les yeux je découvre un paysage que je ne m'attendais pas à voir et quelque chose me dit que la Plage Déserte ne cache pas ma Mama. Le vent se lève et secoue les palmiers qui gardent précieusement leurs noix de coco, pas question de les laisser tomber et au loin, le ciel s'assombrit. Voilà qui fait froid dans le dos.

Par acquis de conscience je m'avance tout de même sur la plage. On ne sait jamais. Mes yeux bleus foncent de droite à gauche tandis que je contourne les épaves dans l'espoir d'apercevoir la silhouette claire de ma mère mais je ne vois rien d'autre que cette étendue dévastée qui ne me dit rien qui vaille. On dirait que la mer est prête à m'emporter à chaque instant et me recracher dans le même état que les carcasses dont je reste à bonne distance. Tandis que j'épie chaque mouvement mes pas me portent dans un bruit humide désagréable qui me fait horreur et je décide après une longue réflexion que je n'aime pas marcher dans le sable.

J'en mange une bouchée salée quand une vague renverse mes jambes trop fines comme des quilles et fait un strike qui m'emporte sans me laisser le temps de me relever. Sans le savoir je me suis approchée du bord de l'eau et la houle est remontée plus vite que je ne l'ai remarqué. J'entends le roulis des vagues qui hurlent leur victoire, le bruit assourdissant me fait crier ma panique dans un élan de désespoir car il ne sert à rien de se débattre si ce n'est s'épuiser.

« A l'aide ! »

La mer fait taire mon hennissement tandis que je bois la tasse et je ferme les yeux jusqu'à sentir le sable sous mes sabots. Sans réfléchir je m'arrache des vagues et galope à l'aveugle. Il est difficile d'ouvrir les yeux quand l'eau de mer vengeresse les pique encore et je papillonne longuement des paupières en ralentissant peu à peu jusqu'à m'arrêter devant une épave. Je reprends difficilement mon souffle lorsqu'une silhouette pie apparaît devant moi. Pendant un bref instant, je crois voir ma Mémé avant de réaliser que c'est impossible. De nouveau les larmes me montent aux yeux et je les laisse couler avec soulagement car elles les apaisent, eux et la douleur dans mon coeur.

J'hoquète sans parvenir à répondre à l'inconnue. La peur étreint encore ma gorge et je suis trempée. Le vent gifle mon petit corps bicolore et la jument parle de ma Mama...

« J'ai perdu ma Mama... et ma Mémé... je renifle. J'ai froid... »

Je grelotte et m'approche de l'inconnue sans méfiance, avide de chaleur tandis que mon esprit se défait progressivement de ses émotions et se souvient des questions de Cerceï.

« Je m'appelle Kokoï... mes parents... »

Mama m'a dit de ne pas donner leurs noms à n'importe qui. Je dois me méfier de certaines personnes, mais qui... je dois fuir une certaine Hyuna' même si elle ne me connait pas. Elle ne doit pas savoir même si elle n'a pas de raison de me faire du mal, Mama se méfie et moi aussi.

« Mes parents s'appellent Kuro et Fifa. »

Je lève mes yeux bleus vers Cerceï, peut-être qu'elle a vu Mama ?!
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MessageSujet: Re: Master of Tides   Mar 28 Aoû 2018 - 19:19

La petite que j'ai en face de moi me fait mal au cœur. Elle semble être pleine de sable, et son corps frêle est trempé. Elle a du tomber deux fois, dans le sable et dans l'eau. Pour finir, elle tremble comme une feuille et elle semble complètement paniquée... Cette vision me serre le cœur.

Elle me dit qu'elle a perdu sa mère, et sa grand-mère aussi. Je fais une légère grimace, pauvre petite ! Je m'avance vers elle pour venir la coller contre moi afin qu'elle puisse au moins se réchauffer un peu. Mes naseaux se promènent doucement sur le dos de la jeune Kokoï, puisque c'est comme cela qu'elle se prénomme. J'entreprends d'enlever le sable présent sur sa jolie robe tâchée de blanc et de gris.

Quand j'estime qu'elle est a peu près propre, je me mets à réfléchir. Kuro & Fifa.. Ça me dit vaguement quelque chose, mais sur le moment, je ne parviens pas à m'en souvenir. Je souris doucement à la petite et je la frictionne pour la sécher le plus rapidement possible. Il ne faudrait pas qu'elle tombe malade..

Finalement, j'arrive à me souvenir. J'ai entendu dire que des nouveaux dominants avaient pris place aux terres Orphelines, et effectivement, c'était leurs noms. Elle devait donc ramener cette petite sur ces terres qu'elle ne connaissait même pas. La tâche risquait de s'avérer fort ardue. Je lâche un léger soupir mais je reste tout de même confiante. Je suis sûre que je pourrais ramener la petite Kokoï saine et sauve auprès de ses deux parents.

- Je les connais de nom, et je sais qu'ils habitent dans les terres Orphelines, je peux te ramener là-bas auprès d'eux, d'accord ? soufflé-je doucement à la petite. Mes naseaux vinrent tendrement caresser le front de la petite pie. Mais d'abord, il faut te sécher et te reposer un peu, tu ne pourras pas faire toute la route qui nous attend dans cet état..

J'entraîne Kokoï avec moi vers la bordure jonchée d'arbres, là où nous serons un minimum à l'abris. Je tente de la protéger du vent qui me fouette le visage et qui soulève le sable. Mon regard se pose de nouveau sur l'horizon et j'aperçois avec horreur qu'il s'est considérablement assombri.. La tempête ne tardera plus. Déjà, la douce chaleur de l'été s'en est allée.

J'arrive à apercevoir la pluie qui commence à tomber au loin et je me raidis. Je pousse du bout du nez la petite pour qu'on se mette à l'abri des arbres, ou du moins qu'on tente de se mettre à l'abri. Et je peux vous assurer que ce n'est pas évident. J'ai peur qu'une noix de coco ne tombe sur la pauvre créature déjà ébranlée par toutes ses mésaventures.

Mon côté maternel, que je ne me connais pas, ressort alors et je me colle à la douce Kokoï pour la protéger du vent et la réchauffer comme je peux. Je l'observe alors pendant un moment. Elle est tellement mignonne.. Je ne me le pardonnerais pas s'il lui arrivait quelque chose, c'est impensable.

Le vent semble redoubler de puissance et j'entends les épaves des bateaux craquer sous l'effort. Certains restent debout mais d'autres s'écrasent piteusement sur le sol dans un craquement sinistre. J'ai peur pour la petite, mais j'essaie de ne pas lui transmettre mon inquiétude.

Les vagues commencent à grossir et elles s'approchent dangereusement des premiers vestiges qui sont présent sur le sable. J'observe ce déluge sinistre avec dégoût avant de reposer mon regard sur la petite pouliche. Elle a de beaux yeux bleus, et sa robe est très jolie aussi. Je souris doucement, attendrie, malgré l'enfer que nous vivons.

- Il va y avoir une tempête Kokoï, nous allons donc rester à l'abri des arbres le temps que ça se calme, d'accord ? Après je te ramènerai à ta mama et à ton papa, je te le promets, lui dis-je avec un sourire.
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MessageSujet: Re: Master of Tides   Mar 28 Aoû 2018 - 19:49

Peu à peu, je me calme. Mon esprit habituellement analytique reprend ses droits et si mon corps n'a pas cessé de grelotter mes paupières elles chassent les dernières traces de larmes. J'ai seulement perdu ma mère de vue et je la retrouverais bientôt je le sais. Il suffit de revenir sur mes pas et de retourner sur les Terres Orphelines. Soit j'y croiserai ma Mama en chemin, soit mon Papa ou un même membre du troupeau qui m'aidera à les retrouver. Quant à ma Mémé... je  ne la reverrai pas avant longtemps mais Mémé n'aurait pas voulu que je m'apitoie sur mon sort.

J'ai froid mais ça va aller, Cerceï semble être quelqu'un de bien qui essaye de m'aider. Elle est venue à mon secours car elle a sûrement entendu mon hennissement de détresse et elle me laisse même profiter de sa chaleur. Elle va pouvoir m'accompagner jusqu'à chez moi, elle m'a proposé de m'aider donc elle va sûrement le faire. Doucement, je me détends au passage de ses naseaux sur mon dos et cesse de trembler. Je la sens qui m'enlève tout ce sable et la remercie timidement, c'est agréable.

« Merci... »

Elle me frictionne et m'ébroue doucement quand elle n'est pas trop proche pour essayer d'être moins trempée et me réchauffer. Malheureusement le nom de mes parents ne semble rien évoquer chez elle et je vois bien à son regard qu'elle ne fait pas partie des Terres Orphelines, elle ne doit pas vraiment savoir où c'est... et moi je trouve ses yeux bizarres. Je n'en ai jamais vu de pareils. Pourquoi sont-ils particolor ? Est-ce une particularité de sa race ? Moi, j'ai les yeux bleus et je sais qu'ils me viennent de Mémé. Elle ne m'a pas laissée sans rien et cette pensée me rassure. Ma Mémé sera toujours avec moi, jusqu'au bout et où que j'aille !

« Vous ne savez pas comment y aller, n'est-ce pas ? je croise son regard, très sérieuse. Je crois que je sais, à peu près... »

J'hoche la tête à ses indications, elle n'a pas tort. Je suis fatiguée mais pas exténuée, heureusement. Mes yeux bleus dérivent sur le ciel de plus en plus sombre qui menace de verser ses larmes sur nous. Il est capricieux aujourd'hui et je me demande bien pourquoi il est triste. Ce n'est pas lui qui a perdu sa Mémé et qui s'est éloigné de sa Mama sans le vouloir. J'aurais dû l'écouter et rester dans la Maison Hantée... Cerceï interrompt mes pensées et je me mets à marcher vers les arbres, pas très rassurée. Si le vent se fait plus violent les noix de cocos ne resteront pas si bien accrochées à leurs palmiers et je n'ai pas envie d'en prendre une sur la tête.

J'avance tout de même et reste collée contre ma gardienne pour profiter de sa chaleur et du barrage qu'elle forme face au vent. Quelle idée de ne pas se méfier, je savais très bien que les vagues pouvaient m'emporter... J'aurais pu me noyer. Heureusement ce n'est pas le cas et j'évite d'y penser. Un sombre craquement me fait sursauter et une épave s'effondre un peu plus, usée par les bourrasques de plus en plus fortes. Je ne m'inquiète pas, nous n'avons pas pris refuge sous elles mais je doute de plus en plus de trouver un abri sous les cocotiers.

Derrière nous les vagues gonflent et grondent, réclament leur tribut et je tremble en me souvenant du bruit assourdissant qui m'a écrasée si peu de temps auparavant. Je veux m'en éloigner et je presse le pas dans l'espoir de fuir la tempête. Cerceï semble inquiète et je croise à nouveau son regard, un triptyque coloré qui s'assombrit comme le ciel au-dessus de nos têtes. Soudain, je m'arrête, refuse d'aller plus loin tandis que je détourne les yeux pour trouver un abri qui me convient mieux.

« Non. On va se faire assommer si on va là-bas. On ferait mieux de se cacher derrière une dune pour échapper au vent. La pluie, c'est moins grave. »

Malgré l'assurance que j'affiche je sais très bien que la pluie aura raison de moi. Je suis très jeune, trop pour être loin de ma mère par un jour de tempête. Mais on ne peut pas se cacher sous une épave, elle risquerait de nous tomber dessus... à moins qu'elle soit à l'abri du vent, elle aussi ! Mais j'ai beau chercher, je n'en vois aucune derrière les dunes...

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MessageSujet: Re: Master of Tides   Mar 28 Aoû 2018 - 21:15

Je hoche la tête aux premières paroles de la jolie pie. Effectivement, je ne sais pas du tout comment rejoindre les terres Orphelines. En même temps, cela ne fait pas très longtemps que je suis arrivée ici, et je n'ai découvert que très peu de terres. Ainsi, j'ai beaucoup de mal à me repérer et je ne sais jamais vraiment où je me trouve. Je lâche un soupir impuissant alors que le vent me fouette.

Le bruit me fait mal aux oreilles et à la tête, j'ai du mal à réfléchir correctement et il y a même du sable qui me vient dans les yeux. Je secoue ma crinière pour tenter d'enlever quelques grains, tout en continuant de marcher et de protéger Kokoï du vent. Mes pas se font plus rapides également alors qu'elle se remet à parler. Je sais bien qu'elle a raison, mais les dunes ne sont pas non plus sûres pour elle... Elle risquerait de mourir de froid à cause de la pluie.

Mais je me promets de la tenir au chaud et je la suis finalement derrière une dune tout en cherchant de quoi la protéger du vent. J'entends d'abord un bruit étrange mais j'admets volontiers que je ne m'en soucie aucunement. Ce n'est pas vraiment ma priorité. Mais quand le bruit se fait plus insistant et qu'il se rapproche, mon sang se glace dans mes veines. Je tourne la tête au dernier moment et lâche un hurlement de terreur pour la frêle créature.

Le vent est tellement puissant qu'il a réussi à arracher un bout de coque d'une des ruines. Je tire Kokoï en arrière alors que l'objet volant identifié nous frôle. Mes muscles, tendus à craquer, se détendent vite. Nous sommes hors de portée du vent, et de ce fait, le morceau d'épave également. Je pousse la petite devant moi pour qu'elle se dirige vers celui-ci.

- Nous allons nous protéger de la pluie à l'intérieur ! crié-je pour qu'elle puisse m'entendre malgré le bruit effroyable du vent qui continuait d'hurler. Vite Kokoï ! Il est assez grand pour nous deux mais je devrais me coucher.

En quelques bonds, je me glisse dans l'espace réduit en ronflant légèrement avant de m'y coucher, heureuse qu'on soit enfin à l'abri toutes les deux. Je l’accueille près de moi pour qu'elle puisse se réchauffer tout doucement et qu'elle se remette petit à petit de ses émotions.

Je décide de lui masser doucement le dos pour la calmer, et me calmer aussi, parce que mine de rien, cette tempête me fait vraiment peur. J'entends les grains de sable qui heurtent notre abri de fortune mais je tente de faire abstraction de ce bruit désagréable. A la place, je ferme doucement les yeux, les oreilles pointées vers l'arrière, et je masse le corps de Kokoï pour qu'elle se réchauffe et qu'elle se sente mieux.

Mes yeux s'éclaircissent de nouveau, eux qui s'étaient assombris comme le ciel juste avant la tempête. Ma respiration se calme bien qu'elle soit difficile à cause du sable que j'ai inhalé et mon cœur commence à ralentir. Il ne me reste que mon mal de tête qui ne semble pas décider à s'en aller.

Finalement, je pose ma tête au-dessus du dos de la jolie pie, autant pour la réchauffer que pour tenter de me reposer un peu. J'ouvre cependant les yeux, il faut que je sois opérationnelle en cas de danger pour la pouliche. Je me dois de la protéger et je le ferai. Il ne peut pas en être autrement de toute façon.

Alors les yeux bien ouverts, j'observe l'extérieur pendant un long moment, espérant que cette tempête cesse très bientôt et que je puisse ramener cette petite à ses parents qui doivent être paniqués par son absence.
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MessageSujet: Re: Master of Tides   Mer 29 Aoû 2018 - 18:40

Maintenant que je la regarde vraiment, Cerceï n'a pas l'air bien vieille. Deux, trois ans maximum. Elle a peut-être atteint sa taille adulte mais elle est encore jeune. Moins que moi c'est certain mais tout de même. Et pourtant, elle se comporte comme si elle avait déjà eu un poulain et adopte une posture maternelle que je ne m'attends pas à voir chez une jument de son âge.

Nous contournons une dune sans trouver de coque à l'abri du vent pour nous protéger du froid et garder un peu de nos chaleurs conjuguées. Un sinistre craquement me fait lever les oreilles mais dans le sifflement du vent et le hurlement de la tempête qui menace de s'abattre sur nous je suis incapable de localiser l'origine du bruit. Il se répète et dans un grondement sauvage qui fait hurler Cerceï, j'aperçois la coque arrachée d'une épave qui fonce droit sur nous.

Ma gardienne me tire en arrière et je m'aplatis instinctivement au sol tandis que la construction de bois nous frôle. Mon coeur bat à la chamade et je tremble à nouveau de froid et d'adrénaline mêlée. Me voilà bien secouée pour la journée, à peine suis-je remise de mes émotions qu'une autre raison de paniquer s'impose. C'est bon, j'ai saisi que j'aurais dû écouter Mama et rester à la Maison au lieu de la suivre ! Epargnez moi maintenant bon sang !

J'en suis dorénavant persuadée, les Terres Secrètes sont le mal incarné et c'est à elles qu'on doit l'origine de tous nos malheurs. Ce territoire infertile et désert n'a jamais menti sur ses intentions après tout, on ferait mieux de le fuir plutôt que de chercher à s'en emparer. Mais les équidés sont avides et le mystère qui enveloppe les Terres ne fait que les encourager à les convoiter.

La coque s'est profondément ancrée dans le sable, à l'abri du vent qui l'a arrachée et Cerceï ne perd pas de temps pour m'entraîner vers cette chance inespérée. J'acquiesce dans un hurlement semblable aux cris de la pie pour se faire entendre et me dirige sans attendre vers notre refuge salvateur improvisé. Je me tiens droite malgré les bourrasques qui me bousculent et ne perd pas de temps à me glisser à l'abri aux côtés de la jument quand vient mon tour.

« Je pense que ça va tenir. »

Mes prunelles bleues courent le long des planches de bois qui laissent passer par endroit une lumière faible. La tempête arrive sur la Plage et la recouvre de sa pluie battante. Je suis bien heureuse de ne pas me trouver en dessous tandis qu'elle compose un air visqueux sur le sable détrempé. Je ne suis pas réellement inquiète, même quand un éclair déchire le ciel et illumine brièvement la silhouette tremblante et trempée de Cerceï.

Elle ne cesse de faire passer mon bien-être avant le sien et je ne regrette pas de lui avoir fait confiance. Je soupire tandis qu'elle me masse le dos et me réchauffe et me blottit un peu plus contre elle en me demandant si Mama est à l'abri, elle aussi. Un nouvel éclair perce le ciel d'encre au-dessus de nos têtes et je l'observe, compte les secondes entre les grondements du tonnerre et les éclats de lumières qui tranchent la voûte céleste.

« Merci. »

Mon murmure passe inaperçue quand un éclair de plus fend le firmament obscur que je n'ai cessé de contempler et je me répète, assurée.

« Merci pour votre aide, Cerceï. »

Je baille, fatiguée de ma journée et lui confie sans y réfléchir.

« J'ai fait une bêtise. Mama m'a dit de rester à la Maison Hantée, elle avait besoin de se changer les idées mais je l'ai suivie... on vient de perdre Mémé... je ne voulais pas rester là-bas sans Mama, ni la laisser seule... »
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MessageSujet: Re: Master of Tides   Ven 31 Aoû 2018 - 16:23

Je reste bien contre Kokoï pour lui tenir chaud. Je ne veux pas qu'elle tombe malade à cause du froid. Elle est encore trop jeune pour résister à la maladie, et j'espère bien que ça n'arrivera pas.

Mon regard se fixe sur l'extérieur. J'observe les éclairs zébrer le ciel noir, c'est spectaculaire. Le bruit fait vibrer le sol, mais je ne m'en soucie pas vraiment. La pluie humidifie le sable et le fait bouger. Il me semble même entendre de la grêle.

Je tente de tenir chaud à ma protégée comme je le peux, j'ai peur pour elle, je n'ai pas envie qu'il lui arrive du mal. A vrai dire, je me suis déjà attachée à elle, et je ne me le pardonnerai jamais s'il lui arrivait quelque chose.

Je me mets à trembler pour réchauffer vainement mon corps transis de froid, mais ça n'a pas l'air de fonctionner. Les éclairs semblent se multiplier, et j'entends à peine le premier murmure de la petite pie. Le bruit me fait mal aux oreilles et à la tête et la lumière des éclairs m'aveuglent. Finalement, lors d'une toute petite accalmie, j'entends ce qu'elle veut me dire.

Un doux sourire s'accroche à mes lèvres bicolores tandis que je l'observe quelques secondes. En plus d'être terriblement mignonne, elle est très bien élevée et gentille. Je féliciterai ses parents juste pour ça.

- Je ne fais que mon devoir tu sais, lui dis-je. Personne ne peut laisser un enfant seul, dehors qui plus est, sous une pluie battante comme celle-ci. Et au fait, tu peux me tutoyer, étant donné que je le fais moi-même.

Je sens qu'elle s'est bien détendue et j'arrive même à la voir bailler dans l'obscurité qui règne en ce milieu d'après-midi. Finalement, elle me confie avoir fait une bêtise. Je souris doucement, je m'en doute depuis le début qu'elle a fait une bêtise en venant sur la plage, toute seule. Mais mon sourire s'efface rapidement au fur et à mesure qu’elle parle. Elle a perdu sa grand-mère, quelle épreuve pour une si petite créature.. Mon cœur se serre et je cherche les mots pour la rassurer.

- Kokoï. Ta Mémé te surveillera toujours et elle sera toujours avec toi, dans les bons moments comme dans les mauvais. Elle veillera toujours sur toi. Je fais une petite pause, juste le temps de repenser à ma défunte mère, morte juste après ma naissance. Je me rends compte que je n'ai jamais connu mes grands-parents, et mon regard se ternit légèrement. Quant à ta Mama, je suis persuadée qu'elle ne t'en voudra pas. Tu as voulu faire un geste très louable pour elle. Tu as voulu la soutenir quand ça n'allait pas, et pour ça, elle peut être fière de toi. Cependant, la prochaine fois, évite de te mettre en danger et écoute là. Tu me le promets ? lui demandé-je, très sérieusement. Finalement, je fais une seconde pause, pour bien formuler mes prochaines paroles. Si un jour tu as besoin d'aide, je ne serai jamais bien loin pour venir t'aider, tu peux compter sur moi.

Finalement, mon regard dépareillé se porte sur l'horizon au moment même où un éclair tape le sol, a à peine quelques mètres de nous, dans un grondement assourdissant et terrifiant. Je lâche un couinement de peur et tous mes muscles se contractent alors que je serre ma petite protégée un peu plus contre moi. Je ferme les yeux, la respiration rapide, pour tenter de me calmer de cette crise de frayeur. Ma peau, moite, tremble et j'enfouis mes naseaux roses dans la petite crinière de la pie et j'inspire son odeur tandis que mon souffle chaud s'écrase doucement sur son encolure.

- N'aie pas peur.. lui murmuré-je en la serrant, toujours aussi fort, contre moi. Je suis là, il ne peut rien t'arriver, d'accord ?

J'entends les épaves, qui sont derrière la dune, craquer sous le vent qui siffle. Ce qui est certain, c'est qu'elles sont mises à l'épreuve aujourd'hui. Je finis par prier les dieux pour que cette tempête finisse bientôt, et que je puisse ramener Kokoï à ses parents, saine et sauve, bien qu'un peu effrayée.
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MessageSujet: Re: Master of Tides   Sam 1 Sep 2018 - 0:16

La pluie créée des remous dans le sable et soulève des vagues visqueuses que je surveille avec méfiance de crainte qu'elles ne m'atteignent. Décidément, on est bien plus au sec sur les Terres Orphelines, quoi qu'on dise des Pluies Perpétuelles. La boue c'est bon pour la peau, au moins. Par moment notre abri est secoué par un choc sec de ce que je soupçonne être de la grêle et je me recroqueville un peu plus contre Cerceï pour être sûr qu'aucun grêlon ne m'atteindra.

Elle tremble derrière moi et je redresse la tête, les yeux embués de sommeil pour lui offrir un sourire rassurant. Ce n'est rien, la coque nous protège des intempéries. J'hoche la tête, ça ne me dérange pas de la tutoyer et lève les yeux vers le ciel. Il est strié d'éclairs et je me demande si tout le monde ferait comme elle. Si ce que Mama m'a dit est vrai, ce n'est pas toujours le cas... Heureusement, cette fois j'ai eu de la chance. Je suppose qu'il n'y aura pas d'autre fois, quand Mama saura que je l'ai suivie et que je me suis perdue...

La jument pie perd son sourire rassurant en m'écoutant mais sa réponse vient confirmer les conclusions que j'ai tirées.

« Ma Mémé sera toujours avec moi, quoi que je fasse et où que j'aille ! »

Je le répète fermement et sourit tristement car le manque ne s'oublie pas si facilement. J'aurais aimé passer plus de temps avec elle.

Je crois que Cerceï comprend ce que je ressens mais je n'ose pas lui demander qui elle a perdu. C'est déplacé alors je me contente de l'écouter à mon tour. Malgré son ton très sérieux elle reste douce et je me dis qu'elle ferait une bonne mère, si elle ne l'est pas déjà. J'en doute, elle a un petit quelque chose, est trop volontaire pour être déjà mère. Mais ce n'est pas un défaut, je suppose. Elle s'engage à veiller sur moi et j'ai envie de lui dire qu'il y a beaucoup de gens qui veillent sur moi...

« Promis. C'est très gentil de ta part. »

Qui suis-je pour refuser sa gentillesse ? Elle pourrait réclamer quoi que ce soit à Mama pour avoir veillé sur moi aujourd'hui et elle s'engage plutôt à le faire encore si j'en ai un jour besoin. J'apprécie le geste et un éclair vient couper court à mes réflexions. Je sursaute et le bruit me laisse un instant sourde, les oreilles plaquées en arrière tandis que dans mes yeux bleus danse encore la lumière éblouissante qui s'est abattue près de nous. Heureusement la foudre ne nous atteint pas et je garde mon calme.

« Tu n'as rien ? »

Je sens son coeur battre contre ses flancs, elle a l'air terrifiée. Moi-même je ne suis pas très rassurée et je surveille le ciel avec angoisse. Si nous n'étions pas sur le territoire de Poséidon, je me demanderais quel message Zeus nous envoie. Le fait est que j'ai quitté les Terres Orphelines et qu'Hadès ne viendra pas me secourir ici. J'ai hâte de retrouver Mama... est-ce une éclaircie que j'aperçois au loin ? Le vent ne se calme pas mais le grondement sourd du tonnerre s'apaise tandis que l'ouïe me revient peu à peu. Je cligne des yeux, pleine d'espoir.

« Je crois qu'il pleut un peu moins... »

Mais déjà, mes paupières tombent. Contre ma volonté, je m'endors et sombre dans un sommeil sans rêves, exténuée.

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MessageSujet: Re: Master of Tides   Sam 1 Sep 2018 - 19:51

Je tente de rester calme, je ne veux pas faire encore plus peur à la pauvre créature. Elle me fait déjà tant de peine.. Je souris à ses paroles. Elle me paraît déjà très forte mentalement pour son âge. Et elle à l'air si sage.. Mon cœur fond un peu plus à chacune de ses paroles.

Mon sourire s'agrandit un peu plus à ses paroles. Je me promets de venir la protéger si elle en a besoin. Maintenant que je sais que c'est une petite princesse, elle mérite bien son lot de protecteurs. Je ne trouve pas qu'elle soit si stressée. Je ne la sens pas vraiment trembler. Je crois que de nous deux, c'est moi qui ait le plus peur.

- Non, je n'ai rien, lui soufflé-je doucement en la berçant tranquillement avec ma tête. Moi aussi..

Je la berce tout en observant l'orage s'éloigner de nouveau. Les éclairs cessent de zébrer le ciel menaçant. Les bruits assourdissants qu'ils émettent s'éloignent eux-aussi. Le vent semble emporter les nuages chargés de pluie et le soleil recommence à briller dans le ciel. Le bleu revient tout doucement.

Cependant, je décide de la laisser dormir encore quelques minutes tout en observant le sable qui commence à sécher tranquillement. Finalement, après une bonne heure d'attente, j'estime qu'il est à peu près 17h, je bouge tout doucement la petite pie.

- Kokoï, soufflé-je. C'est l'heure de se réveiller et d'aller retrouver ta mama et ton papa.

Je la pousse du bout du nez avec douceur pour l'inciter à se lever et je me lève à mon tour avant de sortir et de m'ébrouer. Je m'étire ensuite longuement pour dérouiller mes muscles endoloris par les longues heures d'attente. Je fais quelques pas avant de prendre le trot pour gravir la dune et observer la tempête s'éloigner ainsi que les nouvelles choses qui sont arrivées sur la plage.

Je pousse un hennissement joyeux pour que ma petite protégée me rejoigne et tente de se repérer.

- Alors, tu crois pouvoir retourner sur les terres Orphelines et me guider ? lui demandé-je avec un sourire curieux.
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MessageSujet: Re: Master of Tides   Lun 3 Sep 2018 - 2:23

Le silence, bien évidemment, ne me réveille pas et lorsque Cerceï me secoue doucement, j'ouvre les yeux sur un ciel clair, bien que tristounet et une plage qui a déjà effacé les cratères qu'y creusait la pluie torrentielle. Le soleil peine à me réchauffer et je me relève difficilement, encore groggy de sommeil.

« Oups, gloussé-je en manquant de percuter ma nourrice inattendue. »

Je l'imite et m'étire avant de m'ébrouer plus énergiquement. Ma crinière encore courte ne bouge pas d'un pouce mais ma petite queue fouette ma croupe et je glousse encore, de bonne humeur. Je suis reposée et rassurée, bientôt j'aurais retrouvé ma Mama ! Mais avant, il faut partir en direction des Terres Orphelines.

Ce n'est pas si évident que ça après tous ces évènements et Cerceï s'éloigne tandis que je regarde autour de moi pour me repérer. Son hennissement joyeux m'interpelle et je la rejoins sans attendre, trouvant tout de suite ce que je cherche une fois en haut de la dune. C'est beaucoup plus facile quand on a un point de vue en hauteur !

Au loin, des herbes sèches tendent vers le ciel, lestées par le sable presque sec. Il est trop loin de la mer pour que les embruns l'humidifient et je me dirige vers cette frontière naturelle entre la plage et la plaine dans un trot enjoué. Voilà la réponse à la question de la pie, que j'invite à me suivre d'un cri victorieux.

« Par ici ! »

Très sûre de moi, je ne l'attends pas. Cerceï n'aura aucun mal à me rattraper, moi et mes petites jambes blanches. Je suis pressée de m'éloigner de la Plage Dévastée même si je me doute qu'une punition m'attend lorsque j'aurais retrouvé Mama. Je sais que je l'ai mérité, mais tout de même... moi aussi j'ai eu peur, ça ne suffit pas ? Sûrement pas...
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MessageSujet: Re: Master of Tides   Hier à 21:56

J'observe ma petite protégée courir vers une bordure et puis un cri victorieux. Alors mes oreilles se pointent en avant et je la suis au petit galop, repassant au pas à sa hauteur, pressée qu'elle puisse retrouver sa mère. J'observe les alentours alors que nous progressons rapidement sur l'herbe. Je souris avant d'apercevoir une ombre au loin. Je pousse la petite du bout du nez, fixant l'ombre qui se déplace au loin.

- Regarde, soufflais-je en ébouriffant le toupet de ma protégée.
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