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 Elle dit : J'imagine des mots dans le silence [pv — Collapsing]

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Harmonie

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MessageSujet: Elle dit : J'imagine des mots dans le silence [pv — Collapsing]   Jeu 2 Aoû 2018 - 8:52


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La fraîcheur de la montagne s’enroula autour de son ventre. La brume s’accrocha à ses poils dorés, glissa entre ses crins blancs et la laissa tout humide, vulnérable à la brise qui soufflait doucement. Harmonie frissonna. Tantôt la chaleur de l’été l’étouffait, tantôt la fraîcheur du monde la tétanisait. Elle se sentait si vieille, si lasse ! Pourtant, elle n’avait guère plus d’une quinzaine d’années. Tant d’autres avaient vécu plus vieux ! Comment avaient-ils fait ? Elle ne voulait plus avancer. Le monde la bouffait et elle ne voulait plus lui résister.

Elle avait tenu pour lui, son bel Aelis. Pour ses enfants qu’elle ne voyait plus. Mais où était-il, son amant ? Depuis combien de temps ne l’avait-elle pas revu ? Sa présence lui manquait, sa chaleur, son odeur, ses mots rassurants. Il était sa seule raison d’être encore là. Même ses enfants n’avaient plus besoin d’elle. Même si elle s’imposait, ils n’écouteraient plus ses conseils. Son fils avait fait sa vie, construit sa propre famille. Sa fille s’était lancée dans une quête perdue d’avance. Il ne restait plus qu’Harmonie et sa solitude infinie.

La petite jument releva la tête et posa ses yeux fatigués sur la montagne. Elle était déjà venue ici. Il y a très longtemps. Elle y avait rencontré un grand homme, elle qui était si petite. Mais c’était une histoire d’un autre temps. Le monde avait changé, elle avait changé. La seule chose qui restait était cette voix qu’elle entendait parfois. Elle glissait entre les pics, traversait la brume et venait titiller ses oreilles attentives au chant qui ne cessait de souffler. Était-ce vraiment une voix ? Était-elle la seule à l’entendre ? Harmonie ne l’avait jamais su et elle n’était pas sûre de vouloir le savoir. Cela ne changerait rien, que les autres entendent ou non, car elle était sûrement la seule qui soit née pour passer sa vie à écouter.

La palomino reprit le pas et, manquant de tomber sur quelques cailloux, elle décida de trouver un plateau sur lequel s’allonger. La marche l’épuisait et elle n’y voyait pas grand-chose avec toute cette brume. Harmonie ne se faisait pourtant pas d’illusions. Le sommeil ne la trouverait pas sous le simple prétexte qu’elle se posait là. Il la fuyait depuis si longtemps qu’elle ne cherchait plus vraiment à le trouver. Il venait quand elle n’en pouvait plus et repartait aussi sec, la laissant plus morte que vivante. C’était ainsi qu’elle mourrait, elle le savait. Si épuisée qu’elle ne pourrait plus lutter. Mais cela ne l’effrayait pas. La mort, elle l’attendait, l’entendait arriver. Car, au bout du compte, il ne resterait que le silence.

Sauf que ce n’était pas la mort qu’elle entendait à cet instant, mais bel et bien un intrus pour venir la déranger. Harmonie ferma les yeux et se recroquevilla un peu plus contre le rocher qui la surplombait. Avec un peu de chance, la brume la dissimulerait à cet autre qu’elle ne voulait pas affronter.
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Collapsing
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MessageSujet: Re: Elle dit : J'imagine des mots dans le silence [pv — Collapsing]   Ven 3 Aoû 2018 - 22:22

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FT. ACE OF HEART
Seize ans, seize longues années que tu rôdes sur cette planète dorénavant. En réalité, plus les années passent, plus tu as l’impression de revenir dans le passé. De revenir à des années que tu aurais voulu éviter, des années que tu aurais préféré oublier. Des années où tu aurais pu changer les choses, imaginer d’autres scènes, mais surtout voir autre chose. Mais non, tu as préféré rester dans ton petit confort, rester dans un nid que tu t’étais créer toi-même. Sincèrement, si tu avais été autrement, je pense que ta vie ne serait pas ainsi. Imagine Collapsing, si tu avais été gentil, si tu avais été serviable, doux … Ouais, tout aurait été différent. Tu aurais eu des amis, une famille, des enfants. Bon d’accord, tu as une fille, mais elle n’est rien pour toi. D’accord, tu as une famille mais elle ne représente plus rien pour toi, sincèrement. Ta mère ? Elle n’a été que quelques mois avec toi. Tu l’as oublié au point de ne plus te souvenir de son physique, son caractère ou même son odeur. Ton père ? Tu ne l’as jamais connu. Tu ne sais même pas son nom, ni même à quoi il ressemble. Non vraiment, les seuls souvenirs que tu avais de ta famille était sans doute ton foutu frère et ta grand-mère. Ta grand-mère … Elle devait être belle étant jeune quand on y pense. Car malgré se vingt ans, elle était grise truité, un magnifique regard de jais et un nez gris. Fine comme sa race le voulait et avec un léger dos ensellé. Ouais, une belle jument, en soit.
Soyons honnêtes, pour une fois, si tu avais eu des enfants ? Tu t’en occuperais pas plus que ça dans le fond. Oh bien sûr avoir un fils était sans doute une chose merveilleuse, l’unique but avec la conquête qui te maintenait en vie. Mais tu ne serais, pas pour autant, le meilleur père qui soit. Je ne te vois pas border ton fils la nuit, ni le réconforter durant un cauchemar. Encore moins venir le consoler, câliner, lorsqu’il a un chagrin. Non, au final, il était mieux que tu n’aies qu’une fille. Au moins ton second enfant ne sera pas aussi malheureux qu’elle. Tu as tout de même tué sa fille sans te le reprocher, hein. Juste car elle a mit au monde une fille : je n’en reviendrais jamais de cela, je crois. Ca prouve à quel point tu es mauvais, sans réflexion et impulsif. Tu ne penses qu’à tes uniques intérêt. Alors ouais ne pas avoir d’enfant, car Pearlqueen n’était pas ta fille selon toi, ne te dérangeait aucunement : tu étais bien mieux ainsi quand tu y pensais.
Alors ouais, parfois la solitude pouvait être pesante pour certaines personnes, mais toi non. Tu l’avais tellement connu durant des années que tu avais fini par t’y habituer : à un tel point que tu t’en étais fait une amie. Dorénavant, elle te manquerait presque si elle n’était pas là. Elle remplaçait l’âme sœur que tu n’as jamais connu, la famille que tu as repoussé. Elle était tienne et tu étais sien, maintenant.
Un bâillement se fit entendre tandis que tu tentais de ne pas fermer les yeux. Tu avais marché plus d’une journée, longeant les Terres Secrètes. Tu les voulais toujours pour toi, mais tu avais un doute qu’elles t’appartiennent un jour. Tout simplement car plus le temps passait, plus tu avais l’impression que ces terres se désertaient. Que plus personne ne viendrait un jour visiter ces dernières. Tu avais rencontré qui actuellement ? Personne, à part peut-être cette pimbêche blonde avec son macaque, mais sinon personne. C’était bien dommage. Car ces terres étaient magnifique quand on y pensait : il y avait quand même une usine magique à découvrir, une plage où des vestiges humains y mouraient et enfin une montagne, des plaines, sublimes à parcourir. Une magnifique terre en soit. Enfin, il fallait bien avouer qu’il n’était pas très objectif malheureusement.
Un regard vers l’horizon et tu remarquas la Montagne. Elle t’appelait en ce moment, tu ne savais pas pourquoi : comme si quelque chose, ou quelqu’un de particulier, allait arriver. Elle t’appelait depuis des jours sans que tu cèdes à la tentation. Un ronflement de ta part et tu te mis au trot, boiteux mais au trot, pour te diriger vers elle. Pour une fois, tu allais céder à la tentation, pour une fois tu allais accepter son appel. Au bout de plusieurs minutes de montée, tu te retrouvas sur le plateau principal. La brume était présente, mais tu t’en moquais, avec le temps ton œil unique s’y était habitué. Soudain, une odeur, une silhouette et tu tétanisas immédiatement, comme prit de tremblement. Est-ce réellement elle ? Est-ce une nouvelle fois ta folie qui te prenait ? Avec peur qu’elle s’enfuit, tu restas là sans bouger, n’osant même pas respirer. Elle t’avait manqué, elle était partie depuis bien trop longtemps. Tu n’avais jamais réellement ressenti de peur, mais elle, elle t’en imposait. Peut-être parce qu’elle t’imposait autant de culpabilité que de vulnérabilité. Elle était ta faiblesse, ta vraie.

(c) ANAPHORE
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MessageSujet: Re: Elle dit : J'imagine des mots dans le silence [pv — Collapsing]   Jeu 9 Aoû 2018 - 9:09


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Harmonie rêvait d’un monde qu’elle serait la seule à arpenter. Un monde où le silence régnerait, où même ses pas ne dérangeraient rien ni personne. Un monde où elle pourrait se perdre sans risquer de rencontrer qui que ce soit, où elle pourrait crever le sourire aux lèvres.

Un tel monde n’existait pas. La vie faisait du bruit. Un capharnaüm sans fin, sans limite. Un brouhaha incessant qui se déversait en elle, la faisait vibrer et la maintenait éveillée. Comment faisait-elle, jusqu’à maintenant, pour le supporter ? La réponse était simple, mais elle ne voulait pas y penser. Aaah, si seulement ce n’était pas vrai…

La palomino redressa les oreilles, attentive. Le bruit de pas avait cessé, mais l’odeur du mâle n’avait pas quitté le lieu. Alors on ne lui laissait pas le choix… L’intrus ne voulait pas partir, la laisser tranquille. Donnait-elle l’impression de vouloir causer ? Elle ne le pensait pas, non. Mais les habitants d’Horse-Wild avaient cette manie insupportable de ne rien comprendre et de s’imposer sans penser aux autres.

La petite jument ne le supporta plus. Elle ouvrit les yeux, déplia ses jambes et se leva lentement. Ses membres tremblèrent quand elle fut debout, mais elle ne s’en inquiéta pas. Elle profita de la proximité du rocher sous lequel elle s’était couchée pour s’appuyer contre. Il valait mieux prévenir que guérir, elle ne voulait pas basculer dans le vide. Qui savait quelle idée sordide pouvait passer dans la tête d’un inconnu…

Ah… Encore toi, constata-t-elle d’une voix égale en apercevant l’étalon noir.

Parmi tous les habitants de l’île, il fallait qu’elle retombe sur celui-ci. Collapsing n’avait pas l’air dans le meilleur état, mais Harmonie ne s’en inquiétait pas. Elle se fichait pas mal de la vie des autres et ne s’inquiétait déjà pas pour elle-même alors…

Qu’est-ce que tu fais ici… (Son ton avait plus des airs de reproche que de véritable question.) Tu viens te moquer de moi ?

Sa voix grinça, ironique. Au fond de son cœur, Harmonie espérait que ce soit possible, que Collapsing lui foute la paix en se rendant compte quelle ruine elle était. Ce putain d’espoir. Était-ce  le conteur qui lui avait insufflé à nouveau ou ne l’avait-il jamais quittée ? Elle ne savait plus et la réponse n’avait pas vraiment d’importance. Dans un cas comme dans l’autre, l’espoir la bouffait.

À croire qu’il n’y a que toi sur cette île.
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MessageSujet: Re: Elle dit : J'imagine des mots dans le silence [pv — Collapsing]   Jeu 16 Aoû 2018 - 19:41

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FT. HARMONIE
Elle était là, posée sur la roche tel un ange sur un autel. Elle attendait. Mais elle attendait quoi ? La venue du Messie ? La venue d’un être qui pourrait prédire monts et merveilles ? Malheureusement pour elle, ce ne fut pas le cas. Ce fut toi. Toi, l’étalon noir à un unique œil. Toi, l’étalon qui essayait de fuir son passé. Toi, l’étalon qui tentait d’oublier, mais qui tenait surtout à ignorer ses pensées. Tu étais là, posté derrière elle, essayant de ne pas la bousculer ou pire encore. En réalité, tu avais le sentiment que tout ce que tu avais pu penser d’elle, tout ce que tu avais pu haïr en elle, avait disparu d’un seul coup. Comme si la simple vision de la palomino suffisait à faire taire tout ce que tu voyais, à faire taire tout ce que tu croyais. Mais, tu avais aussi le sentiment que ton coeur mourait à chaque moment, à chaque instant que tu pouvais vivre auprès d’elle. Tu tentais de rester toi-même mais ton coeur hurlait la douleur, hurlait la haine. Tu tentais de le faire taire, mais ta conscience criait la déception. Tu avais changé, mais ça c’était à cause d’elle, réellement.
Tu ne comprenais pas. Tu avais tout fait, pendant des années, pour être quelqu’un de froid, quelqu’un qu’on ne pouvait atteindre et il avait suffit d’une seule seconde pour que cette jument te tue intérieurement. Bien sûr, tu te souvenais qu’au départ tu avais cru vivre la même chose avec Fifa, cette magnifique jument crème. Mais tu t’étais rendu compte que c’était complètement différent : Fifa représentait une certaine admiration, une certaine jalousie que tu pouvais ressentir vis-à-vis d’une jument dominante. Mais Harmonie … Aah Harmonie. Elle, c’était de l’Amour, le vrai, le bon, le douloureux amour à sens unique qu’on peut ressentir pour une muse. Elle était le St Graal, la chose que tu ne pourrais jamais toucher. Elle représentait l’objet que tu ne pourrais jamais réellement toucher, jamais pouvoir atteindre et surtout jamais garder près de toi. Mais se rend-t-elle compte au moins du mal qu’elle te faisait ? De la haine qu’elle provoquait en toi ? Tu ne savais pas, tu ne voulais pas savoir. Tu voulais seulement comprendre, seulement apprendre. Une phrase. Elle semblait déçue : évidemment. Qui serait réellement heureux de te voir ? Même toi, tu ne l’étais pas réellement en ce moment.
Un regard sur la jument dorée et tu sentis ton coeur se serrer. Elle avait changé. Elle n’était plus la même. Tu te souvenais parfaitement de la première fois que tu l’avais rencontré, c’est sans doute ce jour-là que tu étais tombé amoureux d’elle. Tu ne croyais pas au coup de foudre, mais cette fois-ci tu étais forcé d’y penser. Je disais donc : tu te souvenais parfaitement de cette jument qui avait endossé le rôle de déesse, de cette jument qui avait repoussé les singes, de cette jument qui t’avait sauvé sans demander son reste. Mais surtout, de cette jument que tu avais blessé sans aucune raison. Tu l’avais aimé dés le premier regard, réellement. Tu ne voulais pas aimer, mais c’était arrivé, tu étais maintenant forcé de l’accepter. Une question se fit entendre et tu secouas la tête. Tu étais mauvais foncièrement certes, mais jamais tu n’oserais lui faire du mal gratuitement. Tu aurais pu si tu la haïssais réellement, mais non. Jamais. Tu ne voulais pas. Tu ne pouvais pas même si tu le voulais.
« Me moquer ? Je n’en ai même plus la force, sincèrement. Et puis je pense que tu le fais assez toi-même, non ? » dis-tu en laissant ton regard vagabonder sur son corps.
Tu l’observais d’un regard inquiet, mais surtout inquisiteur. Elle semblait se reposer sur le rocher près d’elle comme un singe tenant sa branche. Elle était mal, tu le ressentais mais tu ne disais rien. Tu n’avais rien à dire de toute façon, elle ne t’appartenait pas. Une phrase et tu eus un petite rire. Que toi ? Si elle savait. C’était peut-être le cas, mais tu étais surtout quelqu’un qui aimait voyager, vagabonder et surtout voir du pays. Finalement, tu secouas la tête et t’approchas du rebord. Tu fis en sorte de ne pas toucher la palomino, de ne pas la frôler ni même la regarder. Rien que l’observer te faisait mal, réellement. Finalement, tu regardas l’horizon, ignorant presque la présence de la dorée derrière toi.
« Moi, peut-être pas. Mais sache qu’actuellement, il n’y a qu’une seule âme dans ma tête, malgré qu’elle me déteste. » dis-tu avec toute l’honnêteté que tu avais.

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