Jeu de rôle équin
 
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 Silence [Libre]

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Harmonie

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MessageSujet: Silence [Libre]   Mar 10 Juil 2018 - 11:14



La rencontre avec un conteur avait retourné la petite jument palomino et inséminé en elle un mal qu’elle ne guérirait jamais. Il ne venait que s’ajouter aux nombreux autres maux qui la caractérisaient sans véritablement menacer sa survie.

Harmonie s’était offert un moment de répit. Elle s’était retirée en elle-même, avait erré sur le monde sans s’arrêter et n’avait adressé aucun regard, aucune parole aux âmes qui avaient croisé son chemin. Ce calme, elle l’avait mérité et elle l’avait savouré. Rien ne valait la solitude. Elle se délectait de ces moments où le chant se suffisait à lui-même, où les bruits se réduisaient à cette mélodie qu’elle entendait, mais n’écoutait pas.

La petite jument se réveilla soudain de sa transe. Les souvenirs du conteur lui revinrent. Elle revit les rats, elle entendit la flûte. L’avait-il empoisonnée ? Après l’espoir qui l’avait bouffée de l’intérieur. Peut-être avait-il été envoyé à elle pour précipiter sa mort… Elle ne lui en voudrait pas. Elle acceptait son sort et ne combattrait pas. Voilà bien longtemps que Harmonie avait cessé de se battre.

La palomino arrêta son errance et inspecta les lieux où elle s’était perdue. Une galerie souterraine qu’elle ne connaissait pas. Elle avait pourtant fait le tour de l’île plusieurs fois, mais rien ne l’étonnait plus. Si les dieux la voulaient ici, alors elle se laisserait faire sans rechigner. Comment lutter face au divin ? Elle n’en avait ni la force ni l’envie.

Harmonie s’apprêtait à reprendre le pas pour trouver une sortie quand le vent s’engouffra derrière elle, glissa sur la roche, contourna les quelques stalactites au plafond et caressa sa croupe et les boursouflures de ses cicatrices. Le vent n’avait rien d’étonnant, il sifflait où il l’entendait et amenait toujours aux oreilles de la jument, peu importait le lieu, un chant qu’elle en avait marre d’entendre. Il était toujours là, dans cette grotte, il hurlait pour qu’elle l’écoute, qu’elle lui prête attention.

Ce ne fut pourtant pas à lui qu’elle tendit l’oreille.

La petite jument pencha la tête de côté et ferma les yeux. Là, derrière le chant des arbres, par-dessus le souvenir diffus d’Hamelin, elle les entendait. Des centaines de voix, pas plus fortes qu’un souffle, qui s’insinuaient dans son esprit, tentaient de communiquer avec elle.

Non. Elles ne voulaient pas communiquer. Comme le reste du monde, comme toute chose qui fut, est et sera, elles réclamaient qu’on les écoute. Elles attendaient de la jument qu’elle entende, écoute et se taise.

Harmonie rit. Un rire plein de mépris. Un rire moqueur qui s’échappa de ses lèvres serrées, se mêla au vent, au chant, à la flûte et aux murmures. Un rire qui claqua contre les parois rocheuses, s’enroula autour de ses jambes et la maintint figée sur place.

La palomino n’écouterait pas. Elle en avait marre d’écouter. Elle en avait bien assez fait, elle n’avait que trop donné. Pourtant, elle continua d’entendre, d’une oreille distraite, habituée au brouhaha, tandis qu’elle n’aspirait qu’au silence. Sauf que le silence n’existait pas. Elle l’avait compris depuis longtemps.

La petite jument resta immobile, entendant l’appel de toutes ces voix qui venaient de nulle part et de partout à la fois. Elle les entendit, ne les écouta pas et se permit même un sourire amusé. Ce murmure était si faible ! On l’avait habituée au tumulte des tempêtes, au vacarme des hurlements. Ce simple chuchotement au creux de son oreille était presque une berceuse destinée à sa seule personne, à l’insomniaque qui errait en perdant de ses couleurs, en laissant échapper un peu de sa vie à chaque pas.

Harmonie était peut-être la seule à pouvoir se détendre dans un tel endroit et cette pensée lui plut énormément. Elle s’en délecta avec joie. Voilà ce qui faisait d’elle quelqu’un de différent, ce qui poussait les autres à la rejeter tandis qu’elle les rejetait également. Néanmoins, au milieu du fracas du monde demeurait une question qui lui vrillait les entrailles : à quoi cela ressemblait, le véritable silence ?
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Final Act

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MessageSujet: Re: Silence [Libre]   Ven 13 Juil 2018 - 7:34

Elle avait disparût et pourtant il l'entendait murmurer croyant à chaque nouveau tournant qu'il tomberait nez à nez avec elle. Sa voix était claire il avait l'impression qu'elle lui sifflait entre les deux oreilles et pourtant, un tournant après l'autre c'était avec déception qu'il ne la voyait pas apparaître, elle et sa grande crinière blanche elle lui manquait il avait envie de si blottir et de s'y perdre comme au premier jour de sa courte vie. Le poulain déposait délicatement chaque sabots pour ne pas que le son qui si en échappait viennent brouillé les murmures que sa mère lui offrait pour le guider à nouveau vers elle. Elle ne l'avait pas abandonné, elle n'avait pas fait exprès de le perdre dans cet endroit, elle l'aimait n'est-ce pas? Une mère n'abandonnerait jamais son poulain. Il était encore trop jeune pour vivre seul, trop jeune pour en être séparé.

D'autres murmures incompréhensible se font entendre derrière lui à l'instant où un souffle frais, aux odeurs de la mer, soulève doucement sa mince crinière de duvet et caresse son toupet de poulain, un frisson parcours son corps tout entier au même moment. Le jeune poulain se retourna pour voir s'il ne découvrait pas les auteurs de cette symphonie.

" Allo?" allo allo allo allo "Il y a quelqu'un?" Un un un. Sa voix heurtât la pierre créent par la même occasion un écho qui traversa les galeries souterraines. Sa voix à lui n'avait rien d'un murmure. Final Act regarda tout autour de lui les oreilles pointées vers l'avant effectuant des gestes saccader de la tête tantôt vers le haut tantôt vers la gauche jusqu'à atteindre 360 degrés dans toutes les directions possibles suivant son propre écho. La voix de sa mère semblait si faible contrairement à la sienne se trouvait-elle si loin?Le poulain pencha légèrement la tête sur le côté écoutant les murmures qui se mêlaient à celui de Commedia maintenant y avait-il réellement d'autres chevaux entendait-il réellement sa mère l'appeler il l'avait quand même perdu dans la brunante matinal et du coup il n'était pas certain de la direction qu'elle avait pu prendre. Était-il en train de devenir fou et suivre une fausse piste?, à son âge les enfants ont beaucoup d'imagination, peut-être tous ses murmures sont-il le fruit de son imagination.

" Maman?" man man man... "MAMAN" MAN MAn man

Soudain, un rire lui remonta jusqu'aux oreilles, ce n'était pas le rire de sa mère ou peut être l'avait-il jamais entendu rire depuis sa naissance il l'avait entendu dans son ventre, mais doucement tout ce qui s'était passé à l'intérieur semblait s'effacer de son esprit avec les jours qui passes, comme s'il oubliait tranquillement sa vie avant celle sur terre.

Final Act décida de suivre se rire il était plus fort que toutes les autres voix qui l'entourait, il devait donc obligatoirement se trouver plus près de lui que les autres c'était logique non? Il suivi le rire net qui enrobait tout l'espace du souterrain et rapidement repéra la silhouette d'une jument Palomino. Final parti au trot sur la roche le nez en l'air, la queue en panache.


"MAMAN!" s'écriât-il ses yeux dorés brouillés de larmes, trop heureux de la retrouver. Sa grande joie lui obstruant la vue, le poulain n'aperçu pas le caillou qui s'interposait entre ce qu'il croyait être sa mère et lui-même. Il se fit un croche pied direct dedans tombant comme une crêpe sur le roc dur aux pieds d'Harmonie s'écorchant par la même occasion, genoux et son épaule droit.
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Harmonie

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MessageSujet: Re: Silence [Libre]   Mer 18 Juil 2018 - 9:09



Dans son esprit courait toujours l’injustice de Hamelin. La petite jument avait du mal à comprendre ce qu’il s’était passé là-bas, dans l’histoire qu’on lui avait racontée. Pourquoi tuer les rats, quand il aurait suffi de détruire le monde ? Le joueur de flûte avait un pouvoir qui ne pouvait être contré. Harmonie le connaissait, elle l’entendait à longueur de journée. S’il voulait tant la richesse de ceux qui ne voulaient pas la donner, il aurait pu la prendre directement, sans s’en prendre aux rats. Ou peut-être la cupidité et l’avarice rendaient-ils sourds, hermétiques au pouvoir de la flûte ? La palomino en doutait. Elle avait goûté à tous les vices du monde avec plus ou moins de ferveur. Jamais rien ne l’avait empêchée d’entendre le chant se frayer un chemin jusqu’à ses oreilles. Rien ne l’en empêcherait jamais.

Harmonie releva la tête et posa ses yeux clairs sur la brume qui formait une fine couche par-dessus la roche. Pourrait-elle tomber, se prendre les pieds dans des pierres invisibles et mourir par ici ? Elle n’était plus que l’ombre de ce qu’elle avait été. Sa robe ne brillait plus d’or. Même ses crins avaient perdu leur dorure au profit d’un blanc neige. Ses yeux étaient fatigués, les couleurs se mélangeaient parfois, le monde disparaissait de temps en temps derrière un voile opaque. Sans cesse, elle devait réarranger sa posture, redresser le dos, lever la tête. Ses pensées la rapetissaient, la tassaient sur elle-même. Même ses pas étaient parfois chaotiques. Ses sabots s’entrechoquaient, ses jambes tremblaient. Harmonie était un fossile trop jeune, un paradoxe étrange. Si vieille et pourtant si jeune.

Assurément, la petite jument pourrait mourir ici. Un rien en finirait avec sa vie. Au milieu des murmures, elle crèverait avec tant de bruit en tête ! Cauchemar infernal. Connaîtrait-elle jamais le silence ? Elle n’y croyait plus.

La palomino soupira. Ces galeries n’auraient pas raison d’elle. Elle sentait, au fond de son corps, que le mal viendrait de l’intérieur. Déjà, elle ne dormait plus. Elle errait à longueur de temps, se posait rarement. Quand elle fermait les yeux, le chant hurlait à ses oreilles. Paupières ouvertes, il se calmait. Elle ne dormait plus que lorsque la fatigue la gagnait tant qu’elle était incapable de lutter. Alors elle s’effondrait dans un coin et se laissait porter par la somnolence, sans dormir vraiment, l’esprit ouvert au moindre bruit suspect. Comment repérer ce qui était suspect au milieu de la tempête qui faisait rage entre ses deux oreilles ? Harmonie n’était pas sûre de l’avoir un jour su.

Maman.

La jument grimaça malgré elle. Elle avait ignoré les premières exclamations, persuadée d’avoir affaire à un vilain tour organisé par les dieux. Depuis quand ne l’avait-on pas appelée ainsi ? Cela non plus, elle ne le savait plus. Son fils l’avait reniée et sa fille s’était lancée dans une quête perdue d’avance. Ne l’avait-elle pas déjà perdue ? Harmonie n’était pas très au fait des actualités.

La palomino chercha du regard la petite chose à l’origine de ce cri. Le poulain courait vers elle et un vilain frisson s’empara de son dos. L’on disait que les mères aiment les bébés. Harmonie les exécrait. Ils étaient l’origine d’un brouhaha qu’elle ne voulait pas affronter. Ils tournoyaient partout sans jamais s’arrêter. Elle aimait le calme, pas l’agitation des jeunes années. Et surtout, elle n’aimait pas se rendre compte qu’elle n’avait jamais été une enfant comme les autres. Les jeux, les cris de joie, les gestes et mots affectueux. Où était passé tout cela ? Elle n’en avait pas vu l’ombre. Sa mère l’avait abandonnée. Juste comme cela, sans se retourner.

Le poulain s’écrasa à ses pieds et Harmonie recula de quelques pas, une grimace dégoûtée au visage. Peut-être qu’une autre se serait inquiétée. Peut-être qu’une autre l’aurait aidé. Peut-être qu’une autre lui aurait demandé pourquoi il était seul, ou étaient ses parents. Mais la palomino n’était pas une autre. La détresse du poulain, elle la comprenait sans la comprendre. Elle-même avait accepté l’abandon sans un mot, elle l’avait regardé droit dans les yeux. Lui, il se fourvoyait, il cherchait dans le corps d’une autre une mère qui, visiblement, ne voulait pas de lui.

Sauf que Harmonie non plus, ne voulait pas de lui.

Il avait la robe de sa fille. Elle le constata d’un œil indifférent. Sa fille avait été grande et forte, si jolie. Lui, il ne lui inspirait même pas de pitié. Coincée dans son masque d’indifférence, Harmonie s’était jurée de ne pas se laisser piéger. Il finirait bien par admettre la vérité, par accepter que sa génitrice l’ait abandonné.

Harmonie toisa le poulain de bien haut, méprisante. Les émotions qu’elle montrait étaient feintes. Elle s’était habituée à mentir depuis tellement longtemps qu’elle ne savait plus faire autrement. Elle se demanda, en le voyant ainsi prostré, ce que cela ferait de l’écraser. Les petits sont si fragiles… Une simple chute et sa peau est déjà écorchée. Avait-elle ce pouvoir ? celui de prendre sa vie de quelques coups bien placés. Elle en doutait fortement. À quoi cela lui servirait, de toute façon ? Qui savait… si elle le piétinait, peut-être que son paternel accourrait pour se venger. Bizarrement, de cela aussi, elle doutait.

Perdu, siffla-t-elle d’un mépris mêlé de cruauté.

Cela ne la faisait ni rire ni pleurer. Elle s’en fichait. Les autres faisaient bien ce qu’ils voulaient de leur vie. Mais ils avaient cette fâcheuse tendance à déranger la sienne, de vie. Et cela, elle avait du mal à leur pardonner. Elle voulait de la tranquillité, était-ce trop demander ?

Bouge, cracha-t-elle. Tu gênes.

En reculant, la palomino s’était rendue compte d’un problème de taille : la galerie qu’elle avait empruntée se terminait en cul-de-sac. La roche frottait contre sa croupe et la jument n’aimait ni être piégée avec cette chose qui remuait devant elle, ni constater qu’il était trop près d’elle et qu’elle ne pouvait pas le fuir. La panique et la peur étreignirent son cœur et Harmonie l’exprima en les transformant en haine.

J’ai dit : bouge ! (Elle claqua des dents, les oreilles plaquées sur la nuque.) P*tain, t’es sourd ?
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Final Act

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MessageSujet: Re: Silence [Libre]   Hier à 8:12

Il aurait pu pleurer, il aurait dû pleurer c'était normal, non, qu'un jeune poulain se mettre à pleurer à chaude larme après une telle chute, mais il en fit rien. Malgré son jeune âge, tous ce qu'il avait vécu jusqu'à présent lui avait fait comprendre que moins nous montrons nos sentiments aux autres, moins nous souffrons et chaque nouveaux défi, nouvelles embûches semblent plus faciles à surmonter ainsi. Même face aux gens de sa famille, il restait de marbre dans les circonstances qui aurait dû le rendre triste ou en colère. Final se contenta donc de relever son regard noir sur la propriétaire du corps Palomino.

Le poulain ravala une nouvelle fois les larmes qui voulaient monter à ses yeux laissant les deux billes noires luisant. Il n'était pas triste, loin d'être pleurnichard, c'était plutôt des larmes de déception qui avait montée en lui. La jument qui se trouvait là était bien plus petite et possédait une bien mince crinière si l'on la comparait à sa mère. Elle semblait aussi beaucoup plus âgé, elle aurait pu être la mère de son papy.

" Tu n'es pas ma maman ." Lâcha-t-il la gorge serrée, après cette constatation évidente de l'identité étrangère de celle-ci.

La jument devant, lui semblait froide son timbre de voix était près du mépris et elle semblait pressé de se débarrasser de lui, comme son père qui l'avait abandonné dès ses premières minutes de vie. Ses oreilles tombère légèrement sur les côtés lorsqu'elle lui ordonna de se pousser qu'il gênait, il replia ses membres sous lui pour pouvoir se relever. Final Act nu même pas le temps de retrouver son équilibre complètement, qu'elle lui ordonna à nouveau de se tassé employant un mot qu'il ne connaissait pas et une expression plus qu'affreuse s'était figé sur son visage.

Le poulain décida d'imiter la jument plaquant les oreilles contre sa nuque et mastiquant l'air vu le peu de dents qui se trouvaient dans sa bouche encore et plus qu'elles étaient sensibles encore. Il remit ses oreilles vers l'avant restant planté là dans le chemin qu'elle réclamait il n'avait pas l'intention de bouger, pas toute suite du moins.

" Non mon nom c'est Final Act pas P*tain madame" et il honora la vieille gribiche de sa plus magnifique grimace.

Final Act avait eu le temps de remarquer le regard de la vieille amère devant lui juste avant qu'elle n'adopte son air de chien de garde et il détourna le regard pour observer derrière lui. Rien, mais ses oreilles frémissaient encore interpellé par les murmures entre celles-ci. Il aurait été illogique que cette jument presque trois fois plus grosse que lui es peur du poulain, il était donc plus logique qu'elle est peur des voix. Il l'Observa penchant légèrement la tête sur le côté.

" Tu les entend aussi mémé n'est-ce pas? Je l'es ai cherché et suivi, mais je n'ai trouvé personne, sauf toi."
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MessageSujet: Re: Silence [Libre]   Hier à 11:38



Harmonie se demanda soudain ce que cela faisait, d’être véritablement sourd. Elle faisait semblant de ne rien entendre, que ce soit les cris des ombres ou les cris des vivants, mais ce n’était que mensonge. Elle entendait vraiment. Était-ce cela, la solution ? Devenir sourde pour s’enfuir dans le silence ? Elle en doutait et cela ne lui plaisait pas. Elle doutait bien trop, dernièrement.

La jument retint une grimace dégoûtée pour garder son masque impassible. Elle dardait sur le poulain un regard indifférent qui, tantôt, devenait méprisant. Elle espérait, en le maltraitant ainsi, qu’il s’enfuit en courant. Les microbes n’étaient pas censés supporter un mauvais traitement bien longtemps. Celui qu’elle lui réservait n’était peut-être pas le pire au monde, mais il ne serait pas le meilleur non plus. Elle n’aimait déjà pas les autres, ce n’était pas pour sympathiser avec un bébé.

Bien joué, Cap’tain Obvious. T’en as d’autres comme ça ou t’es à ton max ?

Sa voix trembla, roula sur la haine qu’elle puisait dans des souvenirs qu’elle aurait préféré oublier. Elle ne détestait pas réellement le pauvre poulain, mais il représentait un risque qu’elle ne voulait pas prendre et une race qu’elle ne voulait plus fréquenter. Sa rage était donc réelle, mais elle ne venait pas du gamin. Elle venait de sa mémoire, dans un temps lointain, avec d’autres idiots qui ont su détruire sa vie. Elle s’en nourrissait pour retourner ses mauvais sentiments contre le petit et ainsi le forcer à partir.

Néanmoins, il ne semblait pas prêt à déguerpir.

Harmonie montra les dents tandis que le gamin l’imitait, enfouissant ses minuscules oreilles dans sa crinière ridicule. Il ne lui faisait pas peur en se montrant menaçant, mais la jument se fit tout de même force pour garder son contrôle sur ses véritables sentiments. Elle ne voulait pas qu’il comprenne qu’elle avait peur qu’il ne la touche. Elle préférait largement se cacher derrière haine et mépris mêlés avec, de temps en temps, une pointe d’indifférence qui ressortait. Bah ! de toute façon, il était bien trop jeune pour comprendre quoi que ce soit à ce qu’elle lui cachait.

Final Act ? (Sa voix grinça dans sa gorge, moqueuse.) Tes parents t’aiment pas beaucoup, hein ? Avoue-le, pour te donner un nom pareil, ils voulaient juste que tu leur foutes la paix.

La palomino se retint de justesse d’entamer le sujet du suicide. Ces quelques mots auraient pu le forcer à déguerpir, mais Harmonie ne voulait pas être rendue responsable de sa mort. Elle avait bien assez de problèmes sur le dos.

La petite jument garda les oreilles sur la nuque. Le gamin ne voulait pas bouger et elle n’était pas prête à le bousculer pour passer. Elle était coincée par un poulain ! La colère qui remonta le long de sa gorge cette fois était bien dirigée contre lui. Même les bébés se moquaient d’elle maintenant et lui pourrissaient la vie. Ne connaîtrait-elle donc aucun répit ? Elle pensait que le monde finirait par la laisser tranquille, par se lasser d’elle, mais les dieux ne paraissaient pas d’accord avec cela. Ils lui envoyaient même un gamin pour lui rappeler à quel point elle était méprisable et méprisée.

Entendre quoi ? se moqua-t-elle. À part ta voix insupportable, y’a que dalle ici.

Bien sûr qu’elle les entendait. Elles sifflaient doucement dans ses oreilles, essayaient d’attirer son attention. Mais Harmonie n’était que trop habituée à entendre ce que les autres n’entendaient pas pour se laisser avoir. Ces voix-là était comme le chant qui hurlait à l’intérieur de son crâne : elles voulaient qu’on les écoute, mais elles ne donnaient rien en échange. Alors la jument ne les écoutait pas. Elle faisait comme si elles n’existaient pas. Harmonie était la plus douée pour cela.

Dis donc l’idiot. (Un rire lui échappa, lourd et méprisant, tandis qu’elle dardait ses yeux clairs sur le poulain.) Ta mère t’aurait pas abandonné parce que t’es complètement cinglé ? T’entends des voix ? Faut consulter, hein. Tu vois des fantômes aussi ?
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