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 Handclap | Figaro

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Blind Spot

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MessageSujet: Handclap | Figaro   Jeu 5 Juil 2018 - 11:18



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HANDCLAP
FT. FIGARO


L’horloge interne de Blind Spot lui indique le milieu de l’après-midi lorsqu’il entre le territoire nouveau. La météo est calme, fort heureusement, et il peut prendre son temps pour explorer ce nouvel environnement qui lui fait très envie.

Il trace son chemin au pas, faisant de son mieux pour éviter les obstacles lui barrant la route, et les senteurs multiples lui attaquent l’odorat. Il y a beaucoup de choses à découvrir, dans cet endroit, et il a hâte de le visiter entièrement. Sa liberté est encore assez nouvelle, après tout, et il n’a jamais eu l’occasion de visiter un verger. Ses pensées lui font perdre un peu de concentration, et il se cogne l’épaule contre un tronc.

La chute de fruits à laquelle il s’attend ne vient pas, et il remercie silencieusement la solidité des branches de ce qu’il devine être un jeune pommier. Levant la tête aussi haut que possible, il cherche des naseaux le fruit le plus proche, frôlant du bout des lèvres la peau lisse de l’un d’eux. Malgré ses plus grands efforts, il ne parvient pas à la décrocher.

- La petite pomme s’ennuie de ne pas être cueillie. Les autres pommes sont parties, petite pomme est sans amies…

Le fruit qu’il sérénade est hélas bien trop haut, et il sait qu’il la perdra de vue (héhé) en se dressant sur ses postérieurs; il abandonne donc l’idée de la croquer, préférant la laisser à ses occupations, se demandant quelles couleurs elle arbore. Il sait la rouge juteuse et sucrée, et pourtant préfère la verte, au goût plus acide montrant plus de caractère. Le commun des mortels ne prête pas assez attention aux petites choses comme les pommes, se contentant de les manger sans un mot de plus, laissant le jus dégouliner comme le sang d’une proie.

L’arbre refuse de l’aider à se sustenter, qu’il en soit ainsi. Blind Spot bouge de nouveau, les oreilles se tournant vers le bruissement de feuilles près du sol, et se voit attiré par ce qu’il sent être des mûres. Approchant son nez lentement, il tente délicatement d’attraper quelques baies, le goût sucré fondant sur sa langue, la colorant de violet chaque seconde passée. Il sourit, secouant son encolure et appréciant pendant quelques secondes encore ce goûter improvisé.

Une autre senteur lui parvient cependant, et il s’arrête net dans sa dégustation. Un cheval vient d’entrer ce havre de paix. Le pur-sang reste silencieux, attendant calmement que le perturbateur vienne à lui, les oreilles tout de même tournées dans la direction d’où il entend des pas sur le sol feuillu.

Am I the only living soul around?
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MessageSujet: Re: Handclap | Figaro   Mar 7 Aoû 2018 - 1:05

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Pourquoi vivre à demi quand le néant vaut mieux ?


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Le jour rougeoyait au-delà des collines, un nouveau jour se lève pour entamer une nouvelle ascension le long de la voûte céleste. L'astre flamboyant fuyait la nuit comme je fuyais le cimetière inconsciemment. L'idée était douloureuse tant psychique que physique, je chérissais tant cet endroit comme une anti-chambre avant la mort pour cultiver le reste de mon âme et à présent il m'est insupportable. Je fuyais. Le ciel s'est fermé à moi, je retombe sur la terre, le cœur abîmé et pourtant pas de larmes extérieures. Le vrai spleen est silencieux comme un martyr mystérieux, j'emporte ma douleur avec moi pour m'en faire une palliasse confortable sans rancune. Je suis né et j'ai grandis ainsi, je ne peux saisir la pitié des autres comme je ne peux les désirer, ce sont des sentiments inconnu pour moi car on m'a toujours appris à cacher mon âme aux curieux à chaque fois que je les effleures. Les cieux qui nous berçaient semblait ne pas être les mêmes, c'était ainsi, pourtant j'ai désiré tant ardemment cette lune si douce, partager cette douce chaleur comme un nectar irrésistible pour le petit insecte que je suis. Mais je puis que rayer l'envie sourde de te retrouver car je me dois de faire preuve de clairvoyance.

Chassé, je le fis pour son bien car je ne suis pas cette belle nuit claire qui met en valeur la belle dame blanche, au contraire je suis l'éclipse, phénomène malveillant que redoutait certaine civilisation. Ils voyaient l'éclipse comme la destruction de leur monde, un fléau et pourtant j'étais si convaincu de mon utilité jusqu'à présent. Un badaud pour conter et dire miles aventures, divertir petit et grand, mais ce caillot en moi ne faisait que croître et me déchiquetais de l'intérieur. Le spleen était un savant mélange de douleur et d'idéal, je m'y perdais pour m'y confondre, la descente toute tracé sous mes sabots usées.

Bientôt, la douleur saisit les traits de mon visage qui se déforme, comment ai-je parcourir tant de distance dans cet état ? Au début, la douleur était fugace et ne m'empêchait guère d'utiliser mon postérieur mais à présent il m'était impossible de le poser à terre si ce n'est d'éveiller une douleur vive et insupportable. Le membre était brûlant comme mon front où perlait des gouttes de sueur. Bientôt un verger s'étendait sous mes pieds, je traîne ma carcasse sombre sans pouvoir me délecter de l'endroit, quand bien même les couleurs vives agressent mes rétines si habitué aux nuances de gris et les senteurs, elles jaillissaient de toute part ! La tête me tourne jusqu'à apercevoir un point d'eau, je ne me suis nullement arrêter depuis que j'ai quitté le cimetière et à présent j'en paye le prix. Je me traîne lentement vers le point d'eau en même temps que mes genoux flagellent de plus en plus jusqu'à qu'ils se décident à se dérober sous moi. A bout de force, mon corps rejoins le sol dans un bruit sourd en même temps qu'un profond râle traverse mes lèvres craquelés. Éreinté, mon corps ne veut plus répondre de rien alors que je lance un regard éteint à l'eau à quelques centimètres de mes naseaux frémissants.

«  Soif ... »

Un simple filet de sonorité que le brouhaha du verger emporte. Un bref instant, mes paupières se ferment, les souvenirs de cette lente agonie après un combat déchirant. Il se rappelle des mots du dominant : Tais-toi, jusqu'à ce que tu meures ! Peut-être est-ce le bon moment pour mettre en œuvre ces dernières paroles.
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MessageSujet: Re: Handclap | Figaro   Mer 8 Aoû 2018 - 21:05


Les baies ont un goût à tomber par terre et pourtant appartiennent probablement à quelqu’un. Il paraît injuste de savoir que ces terres ont probablement un propriétaire, qui garde alors tous ces fruits pour lui tout(e) seul(e) sans les partager avec la population de l’île- population qui pourrait apprécier le geste. Cette pensée lui fait remarquer qu’il est peut-être sur une propriété privée, en train de voler des denrées qui ne sont pas siennes.

...Si vraiment quelqu’un vient le jeter dehors, il pourra toujours mettre ça sur le compte de sa cécité.

Aucune de ses pensées à propos du verger n’est pertinente, puisqu’il n’est plus seul. Quiconque est également entré ne l’a manifestement pas vu, il semblerait, ou l’ignore tout simplement. Après une seconde pour être offensé par le fait qu’en plus d’être aveugle, il est invisible, l’étalon ne voit au final pas d’intérêt à s’en soucier. Si personne ne fait attention à lui, il n’a pas à faire attention à quelqu’un, et l’ignorance mutuelle est quelque chose qu’il peut apprécier.

Il n’est pas si susceptible que ça.

Le bruit de sabots derrière lui ne se rapproche pas et pourtant se fait plus fort lorsqu’il se concentre quand même dessus. Le pas est lourd et saccadé, fatigué, comme après une blessure ou une longue marche… ou les deux. Les sabots, pour sa part, légers sur le sol d’herbe verte, le pur-sang change d’orientation et d’opinion et se rapproche calmement du bruit, faisant attention aux possibles obstacles sur sa route. Avec le vent et les feuilles vient bien assez vite le bruit d’un liquide, venant probablement d’un ruisseau ou de quelqu’autre point d’eau disponible dans le verger. Le bruit de pas s’est arrêté; à la place, il entend le son d’un corps qui tombe, suivi bien vite par une voix râpée venant d’une gorge trop peu désaltérée. L’individu a manifestement soif, et pourtant s’est laissé tomber.

Conclusion n°1: il ou elle est en sale état, et n’a aucun moyen d’atteindre la source d’eau dont iel a besoin. Conclusion n°2: il ou elle est probablement en danger de mort. Conclusion n°3: Blind Spot doit faire quelque chose.

Les oreilles maintenant couchées en arrière, il s’approche un peu plus, tournant la tête dans tous les sens pour essayer de localiser l’emplacement exact du cheval, avant de parler d’une voix assez forte pour pouvoir être entendu quelle que soit la situation.

- Ah, non. Non non non. Hors de question que vous mourrez devant moi. Il tend un antérieur qui atterrit dans le vide et pas sur une croupe, conscient d’à quel point il doit être ridicule. Relevez-vous et faites en sorte d’aller boire. Ne rien voir ne m’empêchera pas de vous pousser s’il le faut.

Il jure intérieurement en se rendant compte qu’il n’a que la motivation de son côté.
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MessageSujet: Re: Handclap | Figaro   Mar 14 Aoû 2018 - 23:17

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How long should I wait ?


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De son lit (mortuaire) de fortune, l’ombre des feuillages dansaient à la surface de sa robe sombre qui d’habitude si brillante n’offre aujourd’hui qu’un pelage terne et souillé par la sueur et la poussière, résidus de l’incident qui littéralement lui était tombé dessus comme un piano noir écrase son propre musicien. Pourtant, le poète était allé chercher refuge mainte fois dans cette chapelle abandonné, était-ce un signe du destin ? Payen qu’il est, il n’a jamais abandonné son libre arbitre pour des vieux fous surpuissants. La douleur bat douloureusement le long de sa jambe jusqu’à s’échouer dans le creux de ses reins comme une vieille rancune qui aime s’y loger, certainement qu’un généreux hématome doit s’y prélasser et ainsi malmener les tissus de sa chaire mal en point. De même que son sang bat impétueusement dans ses tempes, Figaro a l’impression que son crâne était pris dans un étau et cette sensation s’accompagne de vertige qui le laisse le cœur au bord des lèvres.

Ses naseaux s’ouvrent largement, le souffle erratique par la douleur et le brouhaha de sa douleur brise le silence autour de lui entre son cœur qui bat fortement et sa respiration lourde. Difficilement, il tente de récolter un peu de salive râpant sa langue contre son palet, mais tout y était terriblement sec. Le poète ferme peu à peu ses paupières sur l’eau miroitante à quelques pas de lui, trop exténuer pour esquisser le contour d’une idée à la forme d’un ordre pour se lever et encore moins en prenant conscience des courbatures qui raidissent ses jambes. Tant pis, il ira une fois reposer ou mort qui sait.

Une voix transperce les brumes de son esprit, il plisse ses yeux jusqu’à papillonner des paupières apercevant un bref instant que des tâches de couleur puis le contour des silhouettes deviennent plus net. L’étalon sombre aurait pu jurer être seul, la voix reprend quelque part autour de lui, mais où est-il ? Il ne l’a pas vu, ni entendu, de toute manière vu comme son corps cris de douleur cela ne le surprend guère. Le poète poussé par la curiosité et après un terrible effort se redresse en même temps qu’il repli ses antérieurs contre lui, sans pouvoir retenir les traits de son visage se déformer et un soupir rauque glisser hors de ses lèvres. Il finit par mettre une silhouette sur cette voix masculine, une silhouette tout en finesse mais aussi sombre que lui. Le malandrin n’avait pas l’air à l’aise dans l’espace, c’est sans difficulté que le poète conclut que ce dernier est non-voyant. Comment peut-il le savoir ? Car il avait connu un sage samouraï totalement aveugle lors de son périple, ce dernier connaissait mieux la route que n’importe quel idiots bien voyant, comme quoi il ne suffit pas de posséder mais faut-il encore savoir sans servir. Le sombre poète esquisse un sourire torve, la douleur l’assommant.

« Rien ne vous oblige à rester ici, détournez-vous mon jeune ami et marchez jusqu’à que ma présence ne vous nuis plus, c'est le mieux à faire croyez moi.»

Il glisse un dernier regard au jeune cheval s'attardant quand même sur les reflets roux qui habillent  sa robe, noir il ne l'était pas totalement alors que Figaro est aussi sombre qu'une nuit … sans lune. Un énième soupir avant qu'il se laisse à nouveau choir contre le sol. Le poète n'a jamais entendu quiconque dire : Le pauvre Figaro … Lui-même ne se sent pas pauvre tant que la plume lui est facile tout en vagabondant de droite à gauche. Pourtant, le sage lui avait enseigné bien des choses comme cette étrange philosophie d'une dualité différentes, opposées et complémentaires tout à la fois. Deux parties qui n'existent pas en eux-mêmes ni hors d'une relation les liants, pour eux cela expliquait les phénomènes de la vie et du cosmos., mais le sage samouraï était tout aussi curieux du poète qui recelait beaucoup d'énergie sombre alors qu'il offrait de l'énergie au contraire saine autour de lui, sur cette observant le poète avait simple répondu : N'est-ce pas dans la douleur que les martyrs s'élèvent au niveau des Saints ? Je suis né pour plaire aux nobles âmes, pour les consoler un peu d'un monde impur, moi le Chevalier qui saigne sur azur. Je souffle quelques mots qui me viennent

« L'homme est né de la terre, à la terre s'en retourne et redevient poussière … Ainsi les choses tournent. »
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MessageSujet: Re: Handclap | Figaro   Mer 15 Aoû 2018 - 23:13


Il voulait juste manger des pommes. Il était sincèrement, calmement, venu visiter un endroit qu’il ne connaissait pas dans le but pur et simple de goûter l’une des pommes du verger, voir un peu plus de mûres, mais le destin avait quelque chose d’autre dans son sac pour lui.

Et c’est bien. Il fait sa paix avec. Il aime aider son prochain, même lorsqu’il ne sait absolument pas comment, n’a aucune idée de ce à quoi ressemble le problème, et possède un sens en moins pour l’accompagner dans sa quête. Il est persévérant.

Et si l’inconnu croit sérieusement que Blind Spot va s’en aller tranquillement en le laissant en plan, il est bien naïf. C’est hors de question. Plutôt mourir lui-même que de vivre avec le fait qu’il aurait pu aider un confrère mourant mais ne l’a pas fait. Dans quel monde est-ce donc un comportement raisonnable? A quel point a-t-il été blessé pour ne même plus chercher à être aidé? Lui n’a jamais autant voulu pouvoir voir quelque chose. Il aurait pu analyser la situation, chercher le meilleur moyen de venir en aide à autrui. A la place, il n’arrive même pas à situer son interlocuteur. Heureusement qu’il y a encore la parole.

- Vous n’allez pas vous débarrasser de moi aussi facilement. Il n’en est pas question. Vous allez bouger et vivre, que les dieux m’en soient témoins.

Le bruit d’un profond soupir suivi d’un nouveau signe de corps qui s’effondre emplit le pur-sang d’une vague de pitié mélangée à du découragement, avec une pointe de colère. Il a du mal à croire que quelqu’un puisse abandonner aussi rapidement le concept même de vivre. Tout un tas de questions se posent après une telle découverte. D’où vient-il? Que s’est-il passé? N’y a-t-il rien à faire pour l’aider, au final? Est-ce qu’il tente de l’aider, en vain, pour au final l’entendre mourir bientôt, sachant pleinement qu’il aura tout fait pour l’aider?

Non. Il refuse de penser à ça, préfère voir le bon côté des choses. Le cheval inconnu a au moins quelqu’un ici, mais si le quelqu’un en question est un handicapé visuel qui cherche encore un plan tout en essayant de le garder éveillé. Ce bougre de blessé ose même lui sortir de la poésie (ou quelque chose qui y ressemble, ce n’est pas comme si Blind Spot était un connaisseur) morbide. Soit. Un poète qui utilise son intelligence et son talent jusqu’à la fin, il peut respecter ça, même s’il ne compte pas faire de ce moment la fin.

- Très belles paroles, je dois l’admettre, bien qu’un peu tristes, dit-il, tendant toujours les antérieurs dans l’espoir de trouver l’autre cheval. Fort heureusement pour nous, vous n’êtes pas un homme mais un cheval, que la nature est bien faite! Maintenant relevez-vous, vous allez voir, il n’y a que quelques pas, ça n’est pas bien diffici- AHA!

Son cri de victoire est certes un peu fort et interrompt son discours de motivation, mais tout cela vaut le coup: tel un détecteur de métaux, il peut sentir son antérieur gauche faire un bruit victorieux alors qu’il touche une croupe (une façon assez bizarre de dire qu’il est content d’avoir trouvé ce qu’il cherchait). Fort de ce nouvel atout, il se place, il en est sûr, derrière la croupe du blessé. Au diable la dignité, l’étalon a un derrière volumineux et il lui faudra y mettre toute sa force s’il veut le pousser. Il inspire profondément.

- J’avais dit que je vous pousserais s’il le fallait.

Il se retient d’ajouter et vous ne me donnez pas le choix, pour ne pas culpabiliser qui que ce soit. Lui aussi ne serait pas tout à fait motivé s’il était blessé, après tout. Baissant la tête, Blind Spot s’agenouille, se cogne la tête contre la croupe de celui qu’il tente de sauver; jure mentalement puis tente d’utiliser la force de ses épaules combinées à la poussée de ses postérieurs pour faire bouger l’autre.

(Et si ça ne marche pas, il aura au moins essayé.)
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MessageSujet: Re: Handclap | Figaro   Sam 8 Sep 2018 - 1:39

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Mon cœur ne battra que d’une aile


Les anciens souvenirs dansaient sous ses paupières closes alourdis par son éreintante exile, tel un christ pourtant sa croix, il faisait de même avec ses chimères. Si sombre est ce monde, il revoit les contrés lointaines de ses racines, ses camarades pouilleux courbés par la misère comme si la vie avait creuser à même leur chaire comme l'eau érode les sols. C'était leur vie qu'ils troquaient, ils n'étaient point attachés à leur enveloppe corporel, simple marchandise pour exercer leur art, la poésie. Figaro avait naturellement embrassé cette philosophie, la poésie était la clés de l'élévation, les mots libéraient leur esprit de cette enveloppe canneuse, une étape quelconque dans cette vie spirituel immortel. Ainsi, il porte peu d'importance à son état d'où son attitude désinvolte, un peu de repos et il reprendra la route tout bonnement. Docile benêt, il s'occupe de son propre sort sans attendre une quelconque réaction de ses auditeurs autour de lui comme un acteur qui meurt, un rôle jouer formidablement tant le réalisme est poignant, une dernière représentation mortelle sans que personne ne le sache. Décidément pour le sombre poète rien n'est plus naturel à cet instant, il n'aura pas plus de courage, ni de pitié que tous les autres.

Figaro n'entendait plus son compagnon d'infortune, ce dernier a fait un bien bon choix … Du moins le pense-t-il jusqu'à l'entendre à nouveau. Diable, de quoi parle-t-il ? Ne peut-il pas simplement vaquer à ses occupations bien plus loin ? Le poète esquisse une grimace, pourquoi sont-ils les infirmes qui jouissent d'autant de persévérance ? Par là, il souhaite dire que les personnes bien entière qui en soit n'auraient rien à se reprocher car ils jouissent de l'entière générosité de dame nature, pourtant ce sont les premiers à se plaindre ! Figaro doit bien lui céder cette belle ligne de sa personnalité, mais peut-être aurait-il préférer qu'il s'y attarde sur une autre personne que lui.

N'est-ce pas que des mots dans l'air ? Figaro ne s'en préoccupe pas plus, non, il n'aura pas le courage de ses paroles. Brusquement, il sursaute à la sensation d'un sabot tâtonnant sa croupe, peu habitué à des interactions physiques qui à le mérite de le faire se redresser à nouveau, non sans apercevoir quelques étincelles danser devant ses prunelles pétrole.

« Mais … Que … Que diable faite vous ? »

Le poète l'observe décontenancer, il ne peut le croire et pourtant ce dernier à bien réussit à y mettre son sabot dessus. Le contact avec l'autre étalon l'ébranle que plus, personne ne rentre en contact avec le sombre poète comme s'il portait sur lui la peste et certainement fait-il peur aux gens par sa robe d'un noir hadal, une couleur naturellement fuit par les gens car synonyme de malheur, sauf que ce jeune homme n'en savait rien.

Il va bien se lasser en voyant qu'il ne peut le bouger même d'un millimètre, sauf que ce dernier réussit, quelques millimètres mais cela reste un résultat pour sa détermination. Figaro grimace quelque peu récalcitrant, mais acculer ainsi, il finit par céder. Il rassemble ses maigres forces pour se relever en des gestes lourds et maladroits, tel un poulain qui vient de naître sauf que ce n'est pas la force de la vie qui l'accueil mais la douleur vive et cinglante. Les traits de son visage se durcissent, se creusent alors qu'il tient dans un équilibre bancale sur ses trois jambes tremblantes. Le voilà gauche et veule comme un albatros sur les planches d'un navire, lui naguère si beau, à présent comique et laid. Il finit par lâcher d'une voix rauque aiguisé par la douleur.

« J'avoue, je ne vous ai pas cru capable de vous élever à la hauteur de vos paroles. »

Figaro inspire profondément, il est debout c'est une chose mais l'idée de réussir à faire un pas en avant le foudroie sur place. Il n'y arriva pas, pas dans cet état, mais il ne souhaite pas ruiner les efforts de ce jeune homme. Une dualité fort fâcheuse, surtout quand l'idée de se laisser choir sur place devient une obsession tant le choix est simple. Une expiration brusque puis un souffle.

« Pardonnez moi … Je salue votre si grande persévérance, mais je ne peux faire plus … Je ne peux pas ... »

Sa voix se brise quelque peu car il se rend compte de la douleur physique qui le submerge, mais surtout celle qui lui broie les entrailles et le cœur. Ce n'est pas que son corps qui est malade mais son âme aussi. Il pensait trouver une âme jumelle, à chaque rencontre l'idéale l'embrasse mais il ne reçoit qu'un goût aigre en retour telle une pomme pourrie. Le sombre poète esquisse un sourire désabusé.

« Pourquoi s'acharner ? »
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