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 Any way the wind blows × Libre

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Aarin
Bloubàà ~ La Tarée Attitude ♥

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MessageSujet: Any way the wind blows × Libre   Dim 18 Mar 2018 - 14:03

any way the wind blows

Un trot rapide – la tête haute – les yeux fous.

La peur défigurait Aarin, son visage n’était qu’effroi et il voulait crier, pleurer, appeler à l’aide – mais il se terrait dans le silence, se cachait. Il avait peur, trop peur – beaucoup trop peur qu’elle le retrouve. Alors il se cachait. Il se taisait – et priait pour qu’on le sauve.

Il pourrait la combattre – mais elle était trop imposante pour lui. Il s’imaginait déjà cadavre aux pieds de la grande jument.

Il pourrait quitter Horse Wild – mais il renoncerait à son désir de retrouver un semblant de famille – celle qu’il avait jusqu’ici rencontré était bien loin de le satisfaire.

Il pourrait aussi continuer à la fuir – se cacher. C’est ce qu’il faisait donc.

Il rasait les troncs, ses flancs commençaient même à le brûler, il se réfugiait dans l’obscurité que lui offrait l’abri des arbres – elle le cachait même de la lune, haute dans le ciel et pleine – trop lumineuse pour qu’il sorte de sa cachette.

Un bruissement de feuilles plus loin fit sursauter Aarin – il se braqua, ne bougea plus d’un poil – et le bruissement qui se tut un instant, reprit presqu’aussitôt. Aarin frémit – et puisque l’agitation des feuilles ne cessait pas, il suivit son instinct : il poussa brusquement sur ses postérieurs, quittant sa cachette et dévalant une pente au grand galop, esquivant de peu les troncs qui se dressaient sur son chemin – la peur lui retournait la tête et l’estomac, et tout son être était embrouillé par la paranoïa qui s’emparait peu à peu de lui.

Laisse-moi ! Laisse-moi ! – cria-t-il désespéré, presque suppliant.

Il cligna des yeux – une larme roula le long de ses cils bruns, à mesure que la peur cavalait à sa suite – il était sûr que c’était elle ! Une fois qu’il eut distancé les bruissements au-dessus de sa tête, il trouva en vitesse une nouvelle planque – et se terra derrière un gros arbre.
Il souffla – persuadé de l’avoir perdu – ferma les yeux. Et lorsqu’il les rouvrit – malheur ! – une silhouette se dessinait à quelques pas de lui, avançant dans sa direction.

Il était temps d’accepter sa destinée ? – Jamais personne n’avait voulu de lui, le vilain petit canard. Personne n’avait jamais pris le temps de le connaître – ou même simplement de l’aimer. Alors peut-être était-il temps pour lui d’accepter la tristesse de sa courte vie – et d’accepter la mort, lui ouvrant ses bras comme si elle était une vieille amie.

Il fit un pas en avant – dépassant sa peur pour accueillir la mort.
robb stark
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Aurore Opéra

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MessageSujet: Re: Any way the wind blows × Libre   Mar 20 Mar 2018 - 10:29



Aurore Opéra admirait un tronc.

Il tendit les naseaux en avant et toucha l’écorce. De petits picots vinrent s’enfoncer dans sa peau. Il renifla la forte odeur de bois et de mousse, retroussa les lèvres et mordilla la carapace. Il essayait de comprendre. Pourtant, il n’y arrivait pas. Ses yeux ne voyaient qu’un arbre comme un autre, de grandes branches, beaucoup de feuilles et un calme olympien. De temps en temps, le tronc craquait sous une gifle du vent.

Aurore n’était pas fou. Plusieurs fois, il avait surpris son père à contempler les arbres pendant de longues secondes. Il y avait alors, dans ses yeux noirs, quelque expression qu’il ne comprenait pas. Le poulain ne voyait que haine et mépris – une pointe de tristesse aussi – envers un être-vivant qui ne pouvait rien faire d’autre que subir le temps. Il ne comprenait pas.

Il ne comprendrait jamais.

Opéra détourna son regard du brun nuancé de l’écorce, frôla la mousse olivâtre qui lui chatouilla les naseaux et se retourna. La jungle s’étendait tout autour de lui. Les arbres le surplombaient, refermaient sur son petit corps leur couvert verdoyant et le protégeaient du monde extérieur. À moins qu’il ne soit pris au piège, prêt à être offert aux singes qui peuplaient les lieux et se faisaient, pour le moment, discrets.

En levant la tête vers le ciel dont il apercevait quelques taches pervenche, le poulain vit le soleil gonfler. Sa lumière dorée irradia tout autour, enlaçant les feuilles des arbres qui s’embrasèrent et, tels des diamants bruts, renvoyèrent ses rayons dans la jungle profonde. Les rais s’infiltrèrent partout, s’enroulèrent autour de son ventre rosé et soulevèrent le tapis feuillu de leur souffle ardent.

Le tableau explosa dans le brouhaha d’un galop fou. La jungle redevint calme, verte et sombre. Un oiseau hurla au loin, prenant son envol pour fuir la bête enragée. Aurore Opéra pivota sur lui-même, chercha de ses yeux noirs l’inconnu et avança de quelques pas.

Comme une colombe s’extirpant de l’obscurité du monde, une boule lumineuse slaloma entre les arbres, une vingtaine de mètres en avant. Les crins blancs se balancèrent dans le vent de sa course. En apercevant cet étalon qui courait contre la mort, Opéra prit conscience de l’obscurité qui l’entourait, de la solitude qui l’étreignait. Pourquoi avait-il fui ses parents, cette fois ?

Le poulain renâcla. L’inconnu bondit derrière un gros tronc et s’immobilisa. Aurore attendit quelques secondes, sonda les ombres la peur au ventre. Peut-être que le blanc fuyait quelqu’un ou quelque chose. Peut-être que le petit ne devrait pas se trouver là. Peut-être que le danger se retournerait contre lui. Et ses parents, plus jamais il ne pourrait les admirer.

Mais rien ne vint.

Aurore plia et déplia ses longues jambes, fit quelques pas et s’arrêta à nouveau. La caresse d’une branche sur sa croupe le fit frissonner. Le paysage paradisiaque se transformait en cauchemar. Il ne pouvait laisser cela arriver !

L’étalon blanc surgit de derrière le tronc, grand et fort, le surplombant de sa taille d’adulte, lui, le petit poulain sans défense. Opéra ne se laissa pas impressionner. Il continua d’avancer, fixant l’autre de ses yeux noirs. Comme un soleil dissimulé dans la brume du matin, l’inconnu l’inondait de sa propre lumière et le poulain se laissa attirer, petit papillon effrayé par la nuit.

Chat, dit-il du bout des lèvres.

Aurore Opéra tendit les naseaux et effleura l’épaule blanche devant lui. Il releva ses yeux, chercha ceux de l’inconnu et bondit en arrière. Il était un poulain, après tout. Peu importait ce qui effrayait l’individu, lui voulait jouer. Il pivota donc sur lui-même et s’élança au galop, profitant de ne pas être très rapide pour slalomer dangereusement entre les troncs et s’enfoncer dans la jungle.
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Ocëan Pearl

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MessageSujet: Re: Any way the wind blows × Libre   Lun 9 Juil 2018 - 10:28

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