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 Noctambules - ft. Collapsing

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Ecalipse
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MessageSujet: Noctambules - ft. Collapsing   Mar 6 Mar 2018 - 22:32

noctambules

Un cauchemar – elle était donc hantée ?

Elle s’était aussitôt mise en marche, une marche rapide qui ne tarda pas à la faire suer. Les oreilles pointées vers l’arrière, les yeux dans le vide, la fatigue ancrée sur le visage, elle avançait sans trop savoir où aller – peu lui importait. Peut-être se rendrait-elle au cimetière – voilà bien des semaines qu’elle n’y avait pas mis les pieds.

Dans sa marche vive et aux pas irréfléchis, elle ne fit pas attention aux branches basses qui s’accrochèrent à ses crins et éraflèrent sa peau – ni aux pluies torrentielles des terres orphelines, dans lesquelles elle s’aventura, ignorant l’interdiction qu’avait tenté de lui donner son dominant, un frison blanc qui s’était avéré être son neveu.
Un rictus apparut un instant sur ses lèvres – puis s’effaça aussitôt.

A mesure qu’elle avançait, elle voyait le ruisseau qui avalait bien des poulains se profiler au loin – ses courbes se dessinaient grossièrement, terriblement floues dans l’obscurité de la nuit. Une étrange sentiment lui nouait l’estomac ce soir là – peut-être parce que cela faisait exactement trois ans que sa mère n’était plus – elle n’avait jamais su cesser de compter les jours qui la séparaient de ce jour funeste.

Elle s’arrêta tout près de l’eau – le regarda longuement, les lèvres entrouvertes dans le désir d’une parole destinée à quelqu’un – n’importe qui mais quelqu’un – auprès de qui s’excuser, se repentir, oublier quelle mauvaise fille elle avait été pour Isba. Elle fut prise de remords pour sa mère – elle n’avait su la sauver – mais aussi pour Raven – dix-sept heures. La folie de sa mère s’emparait-elle donc d’elle à son tour ?

Elle avait vécu, elle – pourquoi pas Raven ? Où était la justice ? – son esprit torturé ne cessait de replacer encore et encore les pièces du puzzle, de comprendre pourquoi, comment tout ceci était arrivé ? Comment était-on parti de la folie d’un étalon, pour arriver à des enfants orphelins ? Elle baissa les yeux – continua de réfléchir, encore et encore – scrutant son reflet percé des vaguelettes qui agitaient l’eau – brouillaient parfois son portrait.

Raven, Raven… – ce nom glissait inlassablement sur sa langue, et elle culpabilisait bêtement – comme si c’était elle qui en avait été la meurtrière.

Un bruissement de feuilles derrière elle – elle sursauta à peine et se retourna. L’espoir jaillit soudainement en son cœur, pour une raison qu’elle ignorait – elle scruta les fourrées de buis derrière elle, et un nom qu’elle n’avait pas prononcé depuis longtemps s’échappa de sa bouche :

Fantôme – c’est toi ? Puis l’espoir mourut comme il était né – dix-sept secondes plus tard, ironie du sort. Un sourire amer barra ses lèvres, elle affronta l’oeil unique de celui qu’elle voyait approcher. Ce n’est que toi.

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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Jeu 15 Mar 2018 - 21:40

A trop vouloir frapper ses ennemis, on finit par donner des coups à ses amis.


Un oiseau s'envola dans un brouhaha énorme, tandis qu'un lièvre s'enfuyait brusquement alors qu'un cheval noir apparut rapidement au galop. Il était écumant de sueur, tandis que son oeil gauche était révulsé et ses oreilles plaquées dans sa crinière. On pouvait remarquer sa queue collée à sa croupe alors que son postérieur gauche était couvert de sang. On distinguait certaines cicatrices sur sa cuisse gauche, des traces de griffures, suintant de liquide rougeâtre et que son chanfrein avait aussi était mordu. Que s'était-il passé ? Qui avait-il découvert ? Qui avait-il rencontré ? Cela faisait longtemps qu'il galopait, c'était certain vu la sueur qui se collait à sa peau petit à petit. On pouvait remarquer sa respiration qui commençait à s'accélérer tandis que son postérieur le faisait souffrir. Il avait mal. Il avait atrocement mal, mais il préférait sincèrement fuir que supporter la douleur dans un endroit pareil. Mais cette fois-ci, il avait réellement hâte de fuir, hâte de partir. S'il était resté ? Il serait mort, c'était certain. Mais la Mort l'attendait-il à ce point-là ? Pourquoi voulait-elle l'attraper à ce point précis ? Pourquoi voulait-elle le prendre dans ses bras si délicatement ? Il ne comprenait pas. Il voulait pourtant tellement la fuir.
Cours, Collapsing. Tu devrais réellement fuir sinon ce monstre te rattraperait, sinon il te tuerait. Il avait essayé de tuer une première fois, avec Harmonie, alors tu ne devais lui céder cette seconde fois. Tu ne devais mourir sous ses crocs, pas à ton âge, c'était pas possible. Tu te souvenais parfaitement comment cela était arrivé. Tu étais revenu dans la Jungle des singes, sans réellement comprendre pourquoi, puis brusquement ce tigre était arrivé sans que tu ne t'en rende compte. Le temps que tu réagisses, il était déjà sur ta croupe. Il te mordait, il te griffait. Il voulait te tuer. Mais tu sentais qu'il ne voulait te tuer pour manger, seulement te tuer. Peut-être pour se venger des blessures que tu lui avais infligé récemment ? C'était certain. Il se souvenait de toi, il se souvenait de ton coup de sabot, il se souvenait de sa blessure à la mâchoire par ta faute. Alors brusquement, tu donnas un coup de cul, te jetas sur le dos et partis quand le tigre fut sur le sol. Avant que tu disparaisses de la foret, il eut le temps de te griffer le postérieur, au point de t'ouvrir les glomes.
Tu osas te tourner, le voyant rugir un bon coup pour finalement disparaître dans la jungle. Mais n'étant pas rassuré, tu continuais de galoper. Pour une fois, tu avais réellement peur. Cela faisait bientôt plusieurs minutes, voire heures, que tu galopais à fond de train en espérant fuir ton cauchemar. Finalement, ton postérieur céda et tu tombas presque en couinant. Tu t'arrêtas quelques instants, tournant la tête vers ton postérieur et secouas la tête en le voyant saigner. Tu repris le pas, boitant réellement, mais continuas de marcher. Il te fallait de l'eau, tu savais que l'eau t'aiderait très certainement. Alors, te fichant complètement d'être sur les terres de Fifa et Kuro, tu marchas jusqu'à un ruisseau. Le ruisseau sans fond, dont tu avais tellement souvent entendu parler. Là, quand tu le distinguas de loin, tu pris le trot, boitant toujours autant. Soudain, tu stoppas en distinguant une présence ... Ecalipse. Ta journée ne finirait-elle pas bien ?
" Malheureusement pour toi. Tu viens achever ton travail ? " demandas-tu en sifflant.
Sans même chercher à entendre sa réponse, tu repris le trot et marcha jusqu'au ruisseau. Là, sans même penser au courant, tu y entras tranquillement. Tu t'y arrêtas, prenant appui sur toutes tes forces, pour empêcher le courant de t'emporter et soufflas de satisfaction. Tu hésitais à te coucher dedans, mais le courant était bien trop fort. Alors, tu laissas ta croupe, ton chanfrein et ton postérieurs se vider de sang dans l'eau. Ca te faisait réellement du bien. Au point d'oublier complètement la jument pie. Cette jument qui avait failli te tuer il y a quelques semaines.
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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Dim 18 Mar 2018 - 10:53

noctambules

Malheureusement pour toi. Tu viens achever ton travail ?

Son sourire amer ne la quitta pas – des plaies suintantes, l’air fatigué – il n’était qu’une vieille carcasse ambulante, dans un état plus pitoyable encore que celui dans lequel elle l’avait laissé à leur dernière rencontre. Dédaigneuse, elle tourna la tête pour regarder à nouveau le ruisseau qui s’écoulait à ses pieds.

Malheureusement pour toi tu veux dire, souffla-t-elle. Je ne m’attaque pas à ceux qui sont déjà à moitié morts. Ce serait lâche.

Ses yeux vairons s’accrochaient pensivement aux vaguelettes du cours d’eau – il était silencieux, filant devant elle dans un air innocent – qui aurait cru qu’il serait si dangereux ? Si sa mère était là, elle l’aurait sermonnée – les vieux souvenirs qui avaient longtemps hanté Isba l’avaient poussée à la paranoïa – et le ruisseau sans fond et l’idée que sa fille en soit si proche l’auraient sans doute mise dans tous ses états.
Mais elle n’était pas là.

Je ne compte pas te tuer, dit-elle pensivement. Ce n’est pas toi que je veux tuer.

La rivière lui semblait habillée d’une délicate couleur coquelicot – mais l’origine de cette couleur n’était pas une fleur – elle s’imaginait bien tuer son ennemi de toujours ici même – ironiquement – pour rire de lui, pousser sa carcasse dans les eaux sans fond. Elle sourit.

Elle tourna brièvement la tête vers Collapsing. A demi affalé dans la rivière, il se vidait de son sang – et son calme aurait pu être déconcertant pour certains – pas pour elle – Ecalipse avait vu pire. Et elle verrait pire encore, elle commettrait pire.

Comment tu t’es fait ça ? Tu as encore essayé de t’attaquer à plus fort que toi ?

Un sourire moqueur s’empara de ses lèvres lorsque lui vint cette remarque piquante – elle releva un peu la tête, inspira longuement – regarda le ciel qui se cachait derrière les hautes branches. La lune n’était qu’un simple croissant ce soir-là, pas impressionnant pour un sou – rien de bien extraordinaire. Seules les étoiles absentes et l’obscurité de la nuit donnaient une atmosphère pesante aux lieux – ou bien peut-être étaient-ce les pensées qui obscurcissaient son esprit ce soir-là. Toujours est-il qu’au fond, elle se savait mal à l’aise.

Tu connais l’histoire de ce ruisseau ?, lança-t-elle sans trop réfléchir à ce qu’elle disait.

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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Dim 18 Mar 2018 - 18:37

Ne craignez pas d'être lent, craignez seulement d'être à l'arrêt.


En réalité, c'est vrai qu'un fou est souvent reconnu par les cicatrices qu'il porte, par le masque qu'il peut porter à longueur de temps. Mais dans le monde actuel, un fou n'est-il pas quelqu'un qui a vécu lui-même la folie durant sa vie entière ? N'est-il pas quelqu'un qui essaie de cacher sensiblement son passé au fil des années ? Mais surtout un être qui tente d'évacuer son enfance dans des actes qui semblent inespérés ? Ne voyez-vous ce dont j'essaie de parler ? C'est pourtant tellement simple. Regardez les serial killer par exemple. Ne sont-ils pas devenus meurtriers car ils ont connu la violence durant une longue période de leur vie ? Ne battent-ils pas leurs congénères tout simplement car ils essaient d'évacuer une haine qu'ils ont profondément en eux ? Et les violeurs, les pédophiles, ne sont-ils pas comme ça car ils ont vécu le viol, la haine de soi et l'inconscience d'un monde qu'ils ne connaissaient pas auparavant ? Bien sûr, on peut dire que les pédophiles sont menés par un instinct que seuls eux connaissaient, entendaient. Bien sûr, ils ne suivent une règle que seul leur cerveau a érigé. Alors oui, la folie naît d'un environnement déjà fou de base, c'était une évidence. N'importe qui est fou dans notre monde, mais chacun choisit si on la laisse surpasser ou non notre esprit. Chacun fait son choix, voilà la règle.
" Tu as raison, mais peut-être est-ce un masque ? Peut-être ne suis-je pas si mort que cela, tu ne crois pas ? " dis-tu avec un petit sourire, énigmatique.
Et toi, tu avais opté pour ce masque. Ce masque qui grignotait petit à petit chaque parcelle de ton âme. Mais as-tu seulement eu une âme ? As-tu seulement été autre chose qu'une machine de guerre ? Mais surtout, acceptes-tu seulement que ton masque change régulièrement de couleur ? Noir lorsque la folie t'emprisonne dans ses mailles, mais surtout que la violence change ton coeur en un roc. Blanc lorsque tu décides de devenir " gentil ", honnête et surtout franc. Une couleur que tu n'utilises que rarement. Et gris, lorsque tu décides de devenir manipulateur, joueur et surtout subtil pour arriver à tes fins : couleur de plus en plus présente. Accepteras-tu sincèrement de devenir cet étalon qui laisse plus facilement son masque devenir réel qu'un étalon vivant une vie vie convenable ? J'en suis certaine.
Alors, elle pensait souvent à sa mère ? Elle pensait à ses conseils, ses paroles et surtout ses règles ? Comme tout cheval convenable, au final. Toi, c'était différent : toi ta mère tu t'en moquais plus que toute autre chose. Tu n'avais jamais réellement écouté ses paroles, mais surtout pas tes conseils. En fait, tu n'avais même pas réellement fait attention lorsqu'elle avait disparu. Sa grand-mère ? C'était encore pire, en fait. Tu n'avais voulu comprendre pourquoi elle te donnait autant de règle, tu n'avais même pas cherché à compatir lorsque tu lui mettais la pression. Bien au contraire. Finalement, tu posas un regard sur la jument, en écoutant que brièvement sa réponse. Alors, ce n'était pas toi qu'elle voulait tuer ? Tant mieux, écoutes. Mais tu t'en moquais éperdument. Tu n'avais même pas écouté réellement. Puis, tu plaquas les oreilles dans ta crinière lorsque tu entendis sa question, tu avais très bien comprit sa pique. Qu'elle ne te cherche pas : tu étais vengeur et tu savais parfaitement que la vengeance est un plat qui se mange froid, voire glacé chez toi.
" Loupé. C'était plus un mauvais timing qu'autre chose. " dis-tu avec un sourire mi-figue, mi-raisin.
Elle pensait réellement pouvoir te toucher et te vexer avec cette parole ? Elle avait réussi. Mais tu te ravisas très vite, repositionnant tranquillement tes oreilles droites, tandis que tu oublias vite sa remarque. Elle ne te connaissait pas, alors tu ne voyais aucun intérêt à continuer dans cette voix. Un courant prit possession de l'eau tandis que délicatement elle s'insinua dans une de tes plaies béante, te faisant grimacer et claquer l'antérieur dans l'eau. Mal. Ca faisait mal. Finalement, tu retournas la tête vers la jument, en hochant la tête.
" Bien sûr. Deux poulains morts noyés. N'importe quel abruti connait cette histoire. "
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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Mar 20 Mar 2018 - 9:12

noctambules

Tu as raison, mais peut-être est-ce un masque ? Peut-être ne suis-je pas si mort que cela, tu ne crois pas ?

Ecalipse tourna lentement la tête vers lui – plongea son regard vairon dans l’œil unique de Collapsing. Lui revinrent en mémoire ses propres pleurs – de rage, de haine, de rancœur – mais surtout de tristesse – lorsque son père et elle avaient enfin été réunis. – Peut-être n’était-elle pas si forte qu’elle se plaisait à le dire.

On porte tous un masque, lâcha-t-elle sans trop penser au sien – qui était-elle au fond ? Une folle – comme le furent sa mère et sa demi-sœur – ou bien une meurtrière –  comme l’était son ennemi de toujours ? – Ou peut-être était-elle juste perdue. Elle frémit – et son regard coula jusqu’à l’eau silencieuse.

Puisque ses oreilles disparurent dans sa crinière, elle en conclut qu’elle l’avait piqué à vif – tant mieux – un soupir de satisfaction quitta ses lèvres et ses grands yeux vairons se teintèrent d’une lueur amusée – un peu de réconfort en cette triste et sinistre soirée.

Et la fois où je t’ai laissé pour mort – elle sourit plus franchement, le regarda avec amusement – elle avait choisi de pousser le jeu un peu plus loin – histoire de le tracasser un peu plus – C’était un mauvais timing aussi ? – Un rire étouffé – elle joue l’enfant à cet instant – avant de se raviser, un poil plus douce. Prends pas la mouche – je rigolais juste.

Ecalipse sourit doucement, reposant calmement son regard vers son reflet dans l’eau – son reflet se teintant de filets sanglants à mesure que Collapsing pansait ses blessures. Était-ce donc ce visage qu’elle porterait, le jour où elle commettrait l’irréparable – le jour où elle accomplirait ce pourquoi elle vivait ? Elle se dévisagea – le tableau n’avait rien de joli – elle avait ce regard à la fois triste et fou – ses crins emmêlés ne faisaient que rajouter à cette expression – les cicatrices qu’elle apercevait sur son poitrail, ses épaules, son encolure – n’étaient qu’un signe de plus de la folie qui avait été sienne par moments – qui le serait encore. Était-elle donc folle ?

Un claquement sec à sa droite – une gerbe d’eau venant arroser ses crins – et le sang qui s’écoulait un peu plus abondamment, troublant l’eau, lui arrachant son portrait et la tirant de ses pensées. Il n’y avait donc rien de plus à voir ici – seulement sa face qui se mêlait au sang dans un tourbillon flou et incompréhensible – par un simple mouvement de l’antérieur, Collapsing était parvenu à dresser en ces eaux le portrait parfait d’Ecalipse. – un fou mélange entre eau et sang, flou, brouillé – indéfinissable et laid. – Pas que la demoiselle soit laide ! Elle était belle, même – de beaux traits, une belle robe – mais de l’épine et de la rose, l’épine serait plus représentative d’elle – piquante – elle était piquante parce que violente – parce que virulente – parce que parfois méchante.

Il parla – pour ne rien dire au final. Ecalipse leva légèrement les yeux au ciel – un sourire se glissa lentement sur ses lèvres – un sourire indéchiffrable, indéfinissable – un peu douloureux, aussi – énigmatique en soi. Elle secoua lentement la tête.

Je te parle d’une histoire bien plus terrible – sa voix était sinistre, son regard habité par quelques souvenirs menaçants – mais son sourire persistait – une histoire qui, au-delà de faire trembler les enfants, les fait pleurer – et hurler. Elle tentait de chasser les mauvais souvenirs – mais ils revenaient incessamment. Son regard sombre se tourna vers l’autre, qui souffrait toujours en silence – Tu veux que je te la raconte ?

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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Mer 28 Mar 2018 - 0:12

血で血を洗う
« laver le sang par le sang »
Si tu devais peindre ton reflet, ou même ton portrait, il ne serait sans doute pas très flatteur. Tu serais sans doute le Van Gogh des chevaux. Ou le Picasso. Ton portrait serait cubique, il serait abstrait, et surtout on ne te reconnaîtrais sans doute pas. Tout simplement car malgré la confiance que tu fais apparaître aux yeux des autres, intérieurement tu n'as pas la même. Tu sembles avoir une ambition bien à toi, une ambition de devenir roi mais tu n'as pas si confiance en toi au final. Toujours à rabaisser les autres, toujours à cracher à la figure des autres sans même te poser une seule question ... Ne dit-on pas que les personnes rabaissant les gens sont souvent les moins confiantes en elles ? Qu'elles font cela car elles ont un sentiment d'infériorité, sans même le savoir ? J'en suis convaincue. Alors oui, tu parais confiant. Tu sembles t'aimer, bien plus que les autres, mais j'ai un gros doute là dessus. Je ne suis pas certaine que tu t'aimes réellement de cette manière. Non, tu n'as pas confiance en toi Coco : assume-le. Crois-moi, tu vivras d'autant mieux en l'acceptant.
Ainsi donc le portrait que te renvoyais l'eau n'était pas des plus flatteur. Tu ressemblais réellement au zombie que tout le monde pense. Tu voyais parfaitement les cicatrices présentes sur ton corps : que ce soit ton épaule, ton chanfrein déformé ou même ce trou béant sur ta cuisse droite. Tu faisais peur, peine, à voir. En voyageant, en galopant à travers l'île, tu n'y avais pas réellement fait attention, mais dorénavant tu t'en rendais véritablement compte. Tu étais beau auparavant ... Maintenant, tu n'es plus que l'âme rampante, l'ombre de toi-même. Ton crin emmêlé au dessus de ton chanfrein, ainsi que tes naseaux griffés représentaient parfaitement ton âme qui sombrait petit à petit dans la folie. Plus le temps passait, plus tu te rendais compte que la Mort venait vers toi, qu'elle ne rampait plus mais qu'elle courait presque. Elle te prendrait bientôt dans sa toile, dans ses bras sans que tu ne puisses protester malheureusement. Finalement, tu frappas de l'antérieur l'eau, ce reflet ne te représentait que trop bien. Il fallait cesser tout cela.
Tu écoutas la jument sans répondre. De toute façon, tu ne voyais aucune utilité à y répondre. Elle parlait de masque. Elle avait raison. Tout le monde portait un masque. Que ce soit un masque de bonté, gentillesse pour pouvoir être aimé de quiconque, ou un masque dur pour pouvoir se protéger du monde extérieur. Le monde extérieur était parfois trop dur pour les âmes, les rendant faibles, alors le subconscient construisait un masque. Il fortifiait un mur qui était déjà présent. Puis ensuite, elle voulut utiliser de l'humour. Tu secouas la tête. L'humour n'était pas de mise dans une telle situation. Elle voulait blaguer avec toi ? Tu n'étais pas du tout la personne adéquate, elle devrait le savoir avec le temps. Mais en plus de se moquer de toi, elle piquait sur une blessure que tu semblais vouloir oublier, une humiliation qui te hanterais sans doute toute ta vie. Une jument t'avait anéanti, elle t'avait mit à terre en à peine plus de seconde qu'il n'aurait fallu à un jaguar. Finalement, tu posas ton oeil sur elle et hochas la tête, un semblant d'intérêt dans le regard.
Raconte. On ne sait jamais : ça pourrait m'intéresser. dis-tu avec ironie.
Dans le fond, tu avais un véritable doute que cela puisse t'intéresser : mais elle semblait si impatiente, que tu cédas à la tentation. On ne sait jamais, peut-être que tu apprendras des secrets sur cette île que tu pourrais sans doute utiliser plus tard.
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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Ven 25 Mai 2018 - 21:41

noctambules

Raconte. On ne sait jamais, ça pourrait m’intéresser.

Le sourire teinté d’ironie, Collapsing doutait de ce que lui-même disait – l’histoire ne l’intéressait pas. Ecalipse, elle, la revoyait chaque nuit.

Un cauchemar – un véritable cauchemar sous ses yeux d’enfant. Elle observa longuement le ruisseau, qui s’écoulait paisiblement, comme si jamais il n’avait connu de tragédie. Bien dans ses bottes, le ruisseau filait son cours, paisible et sans remords.

Je t’en veux, songea-t-elle en plongeant son regard dans celui de son reflet. On aurait pu la prendre ainsi pour Narcisse, si son regard n’était pas teinté de dégoût. Elle s’observait avec rage, haine, rancœur – elle n’avait pas été là. Et même si elle avait été présente, elle n’aurait pu sauver l’enfant – Raven. Elle ferma un instant les yeux.

C’est l’histoire d’un poulain – il n’avait que dix-sept heures. Il se baladait par ici avec sa mère. Puis est arrivé un étalon, l’ancien dominant des secrètes – le parjure. Il avait avec lui une boîte à musique qui appartenait à un autre dominant – et le poulain s’est approché, curieux, pour la regarder. Il a senti la boîte, puis l’a mordillée.

Ses yeux vairons se rouvrirent – une forme de colère y trônait désormais. L’injustice la répugnait.

Le parjure a crié – il a hurlé, même – puis s’est approché du poulain, en colère. Le poulain a reculé – reculé – reculé. Jusqu’à sombrer dans les eaux du ruisseau. Le parjure aurait pu sauter pour le repêcher – il aurait pu le sauver. Mais qu’a-t-il fait ?

Elle retint son souffle, le cœur lourd de ces mots qu’elle devait prononcer.

Il l’a regardé s’enfoncer dans l’eau. Sans un mot, sans un geste. Il l’a juste regardé se noyer, avalé par les flots pour ne jamais refaire surface. A ce moment-là, une autre jument est arrivée – elle a vu toute la scène, a crié – elle attendait deux poulains, et en avait deux autres plus âgés ainsi qu’un fils adoptif. Imaginer l’un de ses enfants à la place de celui-ci lui brisait le cœur – elle a alors dit « qu’as-tu fait ? », et l’autre l’a menacée – il a menacé de la tuer – il a menacé de tuer sa famille. Puis le parjure a fui.

Elle détourna le regard du ruisseau, observa les alentours trop sombres – l’endroit semblait si innocent, malgré les événements qu’il avait abrité.

La première jument, ayant perdu son petit, est devenue si triste que même les dieux se mirent à pleurer pour elle – on dit que de terribles pluies s’abattirent sur tout le territoire pendant des jours. La seconde jument, elle, se retrouva traquée par le parjure. Elle devint folle. Et cela eut raison d’elle. Après sa mort, son compagnon disparut – ainsi que quatre de ses enfants – le dernier poulain s’est retrouvé seul. Elle n’avait que quelques mois lorsqu’elle fut amputée de toute sa famille.

Elle cligna longuement des yeux, inspirant lentement.

Depuis, elle ère sur ces terres – ne cherchant que la vengeance. La vengeance envers celui qui lui a tout pris, et qui ne le lui rendra jamais.

Ayant terminé, elle tourna lentement la tête vers Collapsing.

Une famille décimée par un parjure – voilà une histoire bien plus horrible que celle des deux poulains noyés, cracha-t-elle.

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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Mar 29 Mai 2018 - 23:48



► Gentle die | Grey crowned
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Délicatement, tes oreilles se dressèrent. Elle allait te raconter l’histoire. Tu t’en moquais, mais au moins ça te permettrait d’avoir quelque chose à écouter pendant cette journée. Ca te permettrait de connaître une légende urbaine de cette île. Tu ne croyais, n’avais jamais cru, aux légendes urbaines, mais c’est vrai que quelques fois elles subsistaient, quelques fois elles continuaient de vivre dans le coeur des habitants sans même y songer. Tu en avais entendu plusieurs durant tes périples : comme l’histoire d’Ismaël et l’ancêtre des bédouins. Comme le premier cheval arabe étant né des mains de Dieu, car il voulait créer un cheval à son image mais aussi à l’image de sa bonté. Cette légende était vraie, tu en étais convaincu. Tu étais tout aussi convaincu que tu venais des tous premiers chevaux arabes. Quand tu voyais ton corps, tes petites oreilles fines, ton corps longiligne … Ouais, c’était une évidence pour toi. Alors oui, tu étais prêt pour l’écouter, prêt à entendre, mais peut-être pas y croire.
Et elle commença son histoire. C’était donc l’histoire d’un poulain lambda suivant une jument. Ils se promenaient tranquillement, lorsque soudain un étalon – le méchant du conte – apparut tel le chasseur dans Blanche Neige. Il présenta une boîte à musique au petiot, comme la pomme à Blanche. Le poulain la mordit, la colère éclata et il sombra dans les flots. Tu en eus presque un rire. Cette histoire était tellement banale qu’elle en semblait presque vraie. Un poulain qui mâchouille une boîte à musique ? Mais quelle idée, aussi ? Quel abruti, non ? On te présente un truc et toi, tu le manges ? Normal que l’étalon s’énerve, tu aurais sans doute eu la même réaction, voire pire : tu l’aurais tué sur le champ. Une autre jument est arrivée et la première est morte de trouille ? Nom de Dieu … Mais ils étaient réellement abrutis dans son histoire, en fait. Mais tu eus un doute. Elle te la racontait, mais elle semblait aussi tellement la vivre. On aurait plus dit un souvenir qu’une légende. Alors, tu osas.
« Cette histoire paraît vécue. Par toi. » dis-tu avec un air grave.
Et si c’était le cas ? Et si, effectivement, elle avait vécu tout cela, qu’est-ce que ça t’apportera de la savoir Collapsing ? Changeras-tu de regard vis-à-vis d’elle ? Bien sûr que non. Elle t’avait humilié, elle t’avait écrasé, elle t’avait anéanti devant le regard d’un dieu alors tu la haïrait toute ta vie. Oh tu comprendrais mieux pourquoi elle était comme ça, évidemment, mais tu ne la pardonneras jamais.
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Aléas
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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Ven 1 Juin 2018 - 23:03

Aléas, bien dramatique, apparaît, n’écoutant point la belle conversation des deux équidés;
Qui en dépit de leurs différents, semblent avoir mis de côté leur bien idiote rivalité.
Malgré leur combat pour dominer les terres de Poséidon, le Dieu aux milles couleurs décide tout de même d’annoncer son nom;
Et ignorant le mortel d’ébène qui le répulse déjà tant, il se tourne vers la jument qu’il interroge immédiatement.

« Ecalipse,
Je suis Aléas, Dieu de la Chance et du Hasard.
Si tu réponds correctement à mon énigme, je repartirais comme je suis venu.
Dans le cas contraire, les dés décideront de ton sort. »


Aléas se redresse, fixant sa victime d’un regard acéré.

« Aussi léger qu’une plume,
Personne ne peut me retenir
Des lunes et des lunes.
Qui suis-je ? »
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Ecalipse
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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Dim 10 Juin 2018 - 13:10

noctambules

Cette histoire paraît vécue. Par toi.

Elle n’aime pas le ton grave qu’emploie soudain Collapsing. Elle le voit comme de la pitié. Ou de la compassion – qu’elle confond souvent avec la pitié, d’ailleurs. Ses mâchoires claquent tandis qu’elle frémit ; elle croit bien voir là de la pitié. Elle la vomit, ta pitié, Collapsing ! Son regard sombre tomba lourdement sur le noir, furieux et à la fois brisé – évidemment qu’il s’agissait d’une histoire. Un sourire mauvais vient barrer ses lèvres.

Perjury, dit-elle simplement.

Le prénom coule sur sa langue, elle le dit si bas qu’elle ignore s’il l’entend. Ecalipse grince des dents, elle imagine encore le cadavre de son ennemi. Et son sourire, et sa fierté – Maman, j’ai tué pour toi, regarde ce que j’ai fait.

Et à nouveau, elle se replongea dans ses pensées folles – oh, sa douce folie l’avait marquée au fer rouge dès l’instant où elle avait découvert la tombe de sa mère. Elle perdit son sourire, un soudain accès de colère la prenant tandis qu’elle se remémorait les mots de sa mère.

J’étais une enfant, cracha-t-elle soudain. Si il n’avait pas fait ça, je ne serais pas celle que je suis, murmura-t-elle alors.

Ses yeux s’écarquillèrent, rivés sur la rivière qui filait toujours paisiblement, comme si elle était innocente alors même qu’elle avalait nombre d’enfants. Un bruit derrière elle l’alarma ; elle se retourna pour découvrir Aléas. Le dieu coloré avait pour sale habitude de venir l’embêter lorsqu’elle était en présence de Collapsing – et évidemment, la question lui était destinée à elle.

Moi aussi j’ai une question ; tu ne voudrais pas lui poser la devinette à lui, pour une fois ?, cracha-t-elle avec agacement.

Elle jeta un œil à Collapsing, se demandant s’il en profiterait encore une fois pour la fuir. Puis elle écouta la devinette avant d’y répondre en un sifflement agacé.

La respiration. C’est bon maintenant, on peut discuter ?

Ses yeux fous fusillèrent le dieu, et elle se détourna de lui avec agacement pour reposer son attention sur l’étalon noir – il était toujours plus intéressant que le paon à l’attitude méprisante.

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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Sam 23 Juin 2018 - 0:02



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Tout le monde vivait des choses qui faisaient en sorte que la personnalité change. Qui faisaient en sorte que nos sentiments d’antan disparaissent, que notre âme change, mais aussi notre vision du monde. Un seul mot sortit, un nom, de la bouche de la jument et tu compris immédiatement. Tu compris que tu avais eu raison. Cette histoire était sienne et cet étalon avait un nom. Etait-il encore vivant ? Avait-elle réussit à le tuer ? Bonne question, mais dans le fond tu t’en moquais. Tout ce que tu savais maintenant, c’est que tu connaissais l’unique faiblesse de la pie. Bien sûr, votre rencontre n’avait rien de bestial, d’animal, actuellement, mais tu ne changeais pas d’opinion sur elle : elle t’avait humiliée, elle t’avait fait plier le genou, alors elle méritait vengeance. Ce ne sera pas pour toute de suite, ce serait bien trop facile, mais elle avait commit la seule erreur qu’elle n’aurait jamais du faire : être honnête et mettre un nom sur sa faiblesse. Un sourire discret naquit sur tes lèvres tandis que tu imaginais pas mal de scénarios. Tu te voyais déjà rencontrer cet étalon, parler avec lui et l’emmener vers elle. Un combat se profilerait, certes, mais tu profiterais de ce moment pour la tuer. Finalement, tu secouas la tête, pour faire comme si de rien était : elle ne devait rien savoir de ton plan.
Soudain, un bruit se fit entendre et tu tournas rapidement le regard vers la silhouette qui se profilait derrière la jument : Aléas. Bon dieu, c’est pas vrai ! Ce Dieu avait le don pour apparaître à chaque fois qu’ils étaient réunis, à chaque fois qu’ils se voyaient. Pourquoi ? Tu ne savais pas. Peut-être car il ne supportait pas que deux ennemis se parlent cordialement, ou tout simplement car il voulait absolument envoyer en enfer cette jument : grave erreur. Il devrait plutôt t’y envoyer, tu étais digne d’y aller. Tu étais digne de rencontrer le roi des Enfers, lui prouver ton allégeance et surtout lui montrer que tu es un véritable vassal. Tu avais toujours eu la haine en voyant tous ces chevaux aller en Enfer, tandis que toi, tu ne cesses de supplier Satan de venir te chercher. Finalement, la jument répondit correctement. Tu poussas un profond soupir, t’attendant à ce que le Dieu disparaisse. Normalement, tu l’aurais supplié de te prendre, tu serais venu le provoquer, mais tu te souvenais parfaitement que la première cela n’avait pas fonctionné, alors tu abandonnas cette idée. Peut-être qu’un jour reviendra-t-il vers toi ? Et ce jour-là, tu répondras bêtement, sortant une réponse bateau, histoire de finir en Enfer : tu voulais réellement découvrir ces terres qui accueilleront bientôt ton âme.
Lorsque la jument retournas son regard vers toi, tu hochas la tête machinalement : non, tu n’avais pas fui. Cette fois-ci tu ne fuirais pas. Tu penchas les naseaux vers l’eau, observant l’eau qui se teintait de rouge, de ton sang. Finalement, tu sentis comme des fourmillements, comme une sensation de fatigue, tu avais perdu trop de sang et l’eau t’endormait. Alors, tu sortis un antérieur du ruisseau, pour ensuite revenir sur la terre ferme. Là, tu te roulas vigoureusement, histoire de réveiller tes muscles, puis te relevas. Tu arrachas une petite touffe d’herbe pour ensuite reposer ton unique œil sur la pie.
« Est-il mort ? » Unique question, mais si elle n’était pas bête, elle devinerait parfaitement de qui tu parlais.
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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Sam 23 Juin 2018 - 12:42

Affublée de son mauvais caractère, Écalipse, irritée, lui pose une question;
Songeant au fait que ce ne sont point ses affaires, Aléas, d’une voix basse, tout de même, lui répond.

« Son heure viendra bien assez tôt. »

Malgré sa terrible insolence, la jument donne tout de même la bonne réponse.

« Correct. »

Abandonnant les prétendants aux terres de son père,
Le Dieu disparaît finalement, faisant voler la poussière.
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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Lun 9 Juil 2018 - 10:29

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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Lun 16 Juil 2018 - 21:07

noctambules

Son heure viendra bien assez tôt.

Un sourire mauvais coula sur les lèvres de l’effrontée, tandis que le paon disparaissait sans l’emmener. Mais à peine revenue à sa conversation avec l’étalon noir, Ecalipe put sentir la faiblesse de celui-ci. Frémissant, plus faible qu’un nourrisson, il quitta finalement les eaux paisibles du ruisseau pour s’ébrouer et se repaître. La bicolore le regarda sans dire un mot, d’un regard inquisiteur, cherchant quelle pouvait bien être son histoire – elle lui avait raconté, se fichant bien de ce qu’il pourrait bien en faire, son vécu. Mais le sien ?

Est-il mort ?

Son sourire se tordit étrangement, dans une expression traduisant toute sa névrose, tandis que ses pupilles frémissaient, fébriles dans leurs orbites. Sous ses yeux, elle revoyait la scène de ses fantasmes – le corps se tord sous les attaques, il hurle, il pleure, il supplie – la robe d’un délicieux gris perle se tache de carmin. Les cris, les supplications – elle hurle de joie, ou peut-être atteint-elle l’extase – elle voit son corps se tendre fébrilement, trembler tout entier sous un bonheur trop malsain pour être compris de quiconque.
Sous ses yeux, la scène se déroule lentement, et elle se trouve spectatrice de son avenir – elle tuera le parjure, c’est certain. Son sourire frémit, se tord, se distord, ses yeux roulent follement dans ses orbites et elle ne peut réprimer le rire qui la tord soudain en deux.

Maman, regarde. Sois fière, maman.

C’est tout ce que je lui souhaite. Son sourire s’agite à nouveau, ses yeux écarquillés par la névrose qui est sienne croisent ceux de Collapsing. Je ne veux pas le tuer. Oh, non non non... Je veux le détruire, le briser, le réduire à l’état de poussière à force de piétinements. Oh, sa voix tremble sous l’excitation, si tu voyais quel massacre c’est.

Son cœur bat de plus en plus fort dans sa poitrine, tambourine follement, elle se sent comme extérieure à son corps tant l’excitation est forte. Puis viennent les murmures dans son esprit – c’est la première fois qu’elle les entend hors de ses rêves. Rends Isba fière, Ecalipse. Tue le parjure. Détruis-le. Brise-le.
Son sourire n’en est que plus grand ; et son expression sombre est tombée pour laisser place à un faciès totalement ravagé par la folie ; elle sourit comme jamais elle n’a souri, fantasmant encore et encore, confondant rêve et réalité ; sa voix grave n’est plus qu’un vague souvenir car sa voix n’est plus que rire, excitation, joie – et sa mère, la regardant peut-être de là-haut, pleure sans doute de voir sa fille si mauvaise.

Tu devrais voir ce spectacle !, s’exclame-t-elle soudain en s’avançant. Il est si beau.

Son regard est sanguinaire ; à cet instant, toute raison semble s’être échappée de son corps – et Ecalipse n’est plus la jument fière, orgueilleuse et sombre – elle n’est que traumatisme enfoui et folie, tremblant tant le trouble s’est emparé d’elle.

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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Dim 22 Juil 2018 - 18:16

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Brusquement la jument pie changea de regard, mais surtout de stature. Elle devint toute autre. Si on devait la comparer à un conte, une histoire, on parlerait sans doute d’elle comme Dr Jeckyll et Mr Hide. Un jour, elle était forte, orgueilleuse mais surtout « humaine » et un autre jour, elle n’était qu’un monstre. Un monstre ne pouvant plus dompter ses émotions. Elle s’était laissée complètement aller à sa folie, sa force de vivre, mais surtout son envie de meurtre. On dirait un lion ayant été encagé toute sa vie et, subtilement, on venait de lui ouvrir le loquet pour qu’il sorte. Ce même lion découvrira délicatement la vie, l’endroit l’entourant pour brusquement changer et vouloir tuer. Pas tuer pour se nourrir, il a été nourrit toute sa vie, mais simplement par vengeance, sadisme et joie. Il courra partout, la queue haute et les crocs sortis. Il allait tout massacrer sur son passage, ne distinguant plus du tout le vrai du faux, confondant le bien et le mal mais surtout ne faisant plus la différence entre ses congénères et les véritables bourreaux. Elle était ce lion.
Beaucoup de chevaux auraient peur, ils seraient partis sans se retourner en voyant le changement de la jument, mais tu ne le fis pas. Loin de là. Toi, tu étais heureux de voir ce côté de la pie. Elle était ton ennemie, la jument que tu voudrais voir mourir, mais aujourd’hui elle était le visage de la folie qui régnait en toi. Tu voyais enfin le vrai visage de cette folie meurtrière en toi. Tu l’écoutas et eus un grand rire. Un beau spectacle ? Tu n’en doutais pas une seule seconde puisque tu l’avais vécu toi-même. Tu avais entendu le fracas des os se brisant sur la roche, le craquement du crâne sous ton sabot et le sang rougeoyant sur l’herbe fraîche. Tu connaissais ce spectacle, presque par coeur. Tu en avais souillé des territoires avec du sang. Tu revoyais encore ces corps que tu avais meurtri avec tes sabots, ces gorges que tu avais presque arraché et surtout ces yeux se révulsant lorsque tu ôtais la vie.
« Je connais ce spectacle et il est magnifique. Mais pourquoi pas le revoir une seconde fois avant de mourir ? » dis-tu avec une joie non dissimulée.
Puis une idée te vint en tête. Une idée qui pourrait te permettre bien des choses, mais surtout ça te permettrait une certaine alliance.
« Tu sais. Je suis très bon pisteur. Peut-être veux-tu que nous le retrouvions ensemble et que tu me montres réellement ce magnifique carnage ? » dis-tu, avec une certaine malice.
Dans le fond, tu aurais pu l’aider à sortir de sa torpeur, à la faire revenir à elle, mais tu n’en avais aucune envie. Tu voulais la laisser ainsi, la laisser sombrer petit à petit dans la folie. De une, ça te permettrait de l’anéantir plus facilement, de deux, ça te permettrait d’accéder plus rapidement au trône. Qu’elle soit rivale ou non, elle demeurait un obstacle à ton ascension. Finalement, tu t’ébrouas une seconde fois et gardas les yeux fixés sur cette jument. Cette jument qui t’offrait enfin un visage sur la folie qui ne cessait de t’envahir chaque jour.

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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Sam 22 Sep 2018 - 0:55

noctambules

Je connais ce spectacle et il est magnifique. Mais pourquoi ne pas le revoir une seconde fois avant de mourir ?

Ecalipse tourna un regard empli d’une folie sauvage vers Collapsing. Elle sourit, se cambra – elle pouvait sentir le goût du meurtre embrassant ses lèvres, l’odeur de la mort caresser ses naseaux, le contact du corps froid contre sa peau, le dernier soupir du macchabée atteindre ses oreilles… Et elle le voyait, elle le voyait ce corps gris paré de son linceul carmin.
Elle sourit à pleines dents, son corps se courba un peu plus, renforçant l’expression qui était sienne – elle se sentait embrassée par le dieu de la mort, qui la faisait tourner et danser entre ses doigts. Et la beauté cadavérique du corps étendu à ses sabots la ferait jouir encore et encore.

Mais Collapsing reprit – se proposa pour l’aider à pister le parjure. La folie d’Ecalipse, ses fantasmes s’écroulèrent – le masque coula le long de son visage qui se teinta de sévérité, de colère. Elle plongea un regard mauvais vers l’étalon noir, et fit un pas furieux vers lui.

Ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas ! Ne te mêle… pas… de mon destin !, hurla-t-elle.

Elle s’arrêta soudain – son sourire reprenant place sur ses lèvres frémissantes. Ses prunelles bicolores s’agitèrent nerveusement, et elle rit légèrement. Un ricanement léger qui perça la barrière de ses lèvres pour s’envoler à travers cieux. Elle ne calma pas son hilarité pour reprendre.

Tu ne sais pas ce qu’est. Tuer. Tuer le parjure, tu ignores ce qui doit être fait. Tu ignores comment, murmura-t-elle d’une voix tremblante, entrecoupée de rires. Tu ignores de quelle manière on doit le faire. Tu ignores… tout !, brailla-t-elle encore.

Elle refit un pas menaçant dans sa direction et l’observa d’un œil fou – si faible, si fragile. Oh, elle aurait pu le tuer si facilement. Dans un tel état, un coup de sabot ou une morsure aurait suffi. Elle continua de rire en s’avançant, mais ses yeux trahissaient son état d’esprit. Elle n’était pas amusée par la situation, ni même moqueuse ; elle plongeait simplement dans la folie.

Tue le parjure, entendait-elle encore en écho dans son esprit. Elle sourit un peu plus. Si seulement il n’était pas si faible… Oh, elle se serait amusée ! Mais il était faible, trop faible, il bougeait à peine, c’était comme asséner quelques coups à un cadavre. Elle rit à cette idée. Ses cauchemars prenaient lentement le pas sur la réalité – et la sienne s’en trouvait biaisée.
Ce qu’elle voyait – entendait – sentait – n’étaient que des mensonges apportés par quelques démons intérieurs. Et aucun ne lui avouerait qu’il ne s’agissait pas de la vérité.

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MessageSujet: Re: Noctambules - ft. Collapsing   Dim 23 Sep 2018 - 19:32

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FT. ECALIPSE
« Ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas ! Ne te mêle … Pas … De mon destin ! » dit-elle.
Un sourire naquit délicatement sur tes lèvres tandis que tu posais un regard sur elle. Un regard emplit d’une haine mêlé à une compréhension toute particulière. Elle était folle, complètement folle, tout comme toi. Tu avais le sentiment de te retrouver en elle. Oh bien sûr, pas qu’elle te ressemble comme deux gouttes d’eau, ce serait mentir, mais elle te ressemblait vis-à-vis de la folie. La voir se tordre ainsi, se soumettre à la mort te remplissait d’un sentiment bien étrange. Un sentiment de toute puissance, comme si tu étais spectateur à ta propre scène. Tu avais l’impression de te revoir le jour de tes un an. Oh oui tu te souvenais parfaitement de cette année-là. Cette année où tu avais découvert ton amour pour la Mort, ton allégeance pour elle. Tu te souvenais avoir tué un pauvre lièvre, à coup de sabot et comme tout poulain, tu avais pleuré. Non, je déconne. Aucune larme n’avait roulé sur tes joues, loin de là. Tu n’avais fait que rire : tu t’étais même roulé dans le cadavre. Tu avais eu du sang sur ta robe, tu avais ris comme un enfant prit en faute et tu étais retourné dans ton troupeau comme si de rien était.
Tu te rappelais parfaitement du regard que ta grand-mère t’avait adressé. Elle avait presque vomi, si elle avait pu, en te voyant. Puis, elle t’avait botté, te faisant comprendre qu’on ne devait pas rire de la mort, qu’on devait la respecter mais surtout pas la provoquer. Et toi, tu n’avais fait que rire, pour ensuite retourner jouer dans la plaine, plein de sang. Bien sûr, aucuns poulains ne t’avaient approché. Mais tu t’en fichais puisque tu t’en doutais. Alors, tu t’en moquais parfaitement, tu jouais avec la boue comme n’importe quel poulain et tu étais retourné auprès de tes parents, ou plutôt ta soi-disant famille, plus tard. Alors oui, tu comprenais parfaitement qu’elle se sente aussi bien auprès de la mort, qu’elle se sente aussi marionnette dans les mains de cet astre mortuaire. Tu l’observais agir, se tordre mais surtout devenir aussi folle qu’elle ne l’est. Ses paroles te percutèrent de plein fouet et tu eus alors brutalement un rire. Toi ? Ne pas savoir tuer ? Ah si elle savait. Elle serait sans doute aussi choquée, ou peut-être flattée qui sait ? Finalement, tu hochas la tête, subtilement.
« Je ne sais peut-être pas tuer le perjure comme tu dis, mais je sais tuer, tout simplement. » Tu la laissas approcher, sans ciller. « Tu accepterais de m’apprendre ? »
Tu n’avais pas peur d’elle, tu n’aurais sans doute jamais peur d’elle, loin de là. Elle pensait sincèrement que la folie t’effraierait ? Elle se mettait le sabot dans l’oeil. Tu côtoyé la Folie depuis ta tendre enfance, tu avais fini par l’apprivoiser, ou peut-être était-ce elle qui t’avait apprivoisé … En tout cas, la peur n’avait aucune place dans ton esprit, surtout pas en ce moment. Finalement, une idée en tête, tu secouas la tête et fit un pas vers la jument, te moquant parfaitement de son état de transe. Là, tu passas à côté d’elle, la frôla sans faire exprès – ou pas – et alla brouter près du ruisseau.

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