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 Douceur mortuaire | LIBRE

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Nazz'ariah

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MessageSujet: Douceur mortuaire | LIBRE   Lun 1 Jan 2018 - 2:06

raped ship
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Si cela réveille un plafond lugubre.
Une voix rieuse plonge dans le tympan, souillé.
Et la violence me viole
.

Le sang glissait délicatement le long des cuisses, tandis qu’une ombre se faufilait entre les arbres. La douleur était insidieusement montée jusqu’au cerveau, tandis que la Mort rôdait en ces lieux. Une silhouette douce, délicate & fragile se déplaçait timidement entre les arbres, pendant que les charognards la suivaient. Elle avait mal, elle se sentait seule & pourtant elle continuait sa marche. Elle avait le sentiment que tout cela était vain, que le Destin voulait la faire souffrir autant qu’elle avait fait souffrir l’être qui était en elle. L’être qui avait vécu onze mois dans ses entrailles, l’être qui s’était nourri de ses restes au travers d’un simple cordon. & elle avait tué cet être, tout simplement car elle n’avait pas prit soin d’elle comme elle le devait. Alors les remords la rongeaient, alors les regrets la privaient de toute envie de vivre. Mais elle devait survivre, tout simplement car elle le devait à cet être qu’elle avait tué. Finalement, elle secoua la tête, la petite ombre, & se faufila ailleurs.

S’il vous plaît répondez-moi, c’est un horrible rêve.
Combien de fois dois-je crier, me tordre, souffrir ?
Avec une voix qui se brise, j’ai crié.


La petite ombre marchait, comme désarticulée, comme envahie par un sentiment qu’elle ne se connaissait plus. Une âme sans corps, ou un corps sans âme personne ne saurait réellement. Pas même elle, dans le fond. Elle ne savait pas où elle marchait, elle ne savait plus qui elle était, elle ne savait pas où elle était. Tout ce que savait cette ombre, c’est qu’elle devait fuir. Elle devait partir loin de tout ça. Elle devait évacuer ce qu’elle avait en elle. Elle devait fuir ce rêve. Elle devait fuir cette vie qu’elle regrettait déjà. Alors, sans même se poser une seule question, elle prit appui sur ses petites pattes fragiles, aussi fragiles que celles d’une araignée & s’enfuit. Aussi rapidement qu’elle le pouvait. Elle s’enfuit encore plus vite qu’elle ne pourrait le faire davantage. Petite ombre fragile, tu ne devais pas fuir ainsi.

Aucune main n’est là pour se préoccuper des cheveux désordonnés.
J’ai été noyée dans la nuit lorsque j’ai eu peur & eu une voix mourante.


Soudain, l’ombre disparu. Soudain, une jument se releva vivement du sol. L’ombre n’était qu’un songe, un flashback. Tout ceci n’avait été qu’un mauvais souvenir, qu’un rêve mauvais, qu’un horrible cauchemar. La jument bai hennit alors un bon coup, il fallait qu’elle évacue tout cela, il fallait qu’elle fuit. Alors, elle prit appui sur ses postérieurs, tenta de regarder ses cuisses, mais le sang absent sur le sol la rassura. Tout ceci n’était qu’imaginaire, rien de tout cela n’était vraiment arrivé. Elle n’avait jamais tué son bébé, n’est-ce pas ? Elle galopait. Elle ne savait pas du tout où elle allait, elle s’en moquait en vérité. Elle voulait juste fuir cet affreux cauchemar. Soudain, de la pluie. Elle sentit de la pluie tomber sur son chanfrein, alors sans même hésiter une seule seconde, elle laissa une prémisse de larme rouler sur sa ganache. Elle avait mal, elle souffrait. Finalement, la petite princesse poussa un profond soupir & quand elle remarqua l’herbe haute, les animaux, elle n’hésita pas une seule seconde : elle galopa la queue en panache pour oublier tout cela. En la voyant ainsi, on pourrait imaginer une jeune jument galopant avec gaieté, mais c’était totalement différent : elle n’était qu’une âme brisée essayant d’oublier son passé douloureux.

« Saltan. » Un seul mot sortit de sa bouche pendant sa course folle. Un mot qui signifiait tant de choses pour elle. Un mot qui le représentait lui.
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CYRIUS

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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Mar 2 Jan 2018 - 15:26

Les Verts Vallons. Un territoire nourricier à l'herbe tendre et au relief inhabituel. Cyrius n'était pas venu ici depuis un moment. La dernière fois, il y avait fait la rencontre d'Ouragant, une jument frison noire qui lui avait laissé un souvenir plutôt positif. 
Contrairement à la dernière fois, l'alezan n'étais pas venu ici pour dépenser un trop plein d'énergie. Il n'allait pas monter et descendre les collines, les unes à la suite des autres au grand galop, comme il avait pu déjà le faire. Non, il profitait d'une méteo fraîche mais clémente et marchait d'un bon pas sur l'herbe moelleuse. Il avait prit son temps, pour gravir cette colline, et il parvint en haut en souplesse et avec tout son souffle.
Il se sentait vivant, en pleine possession de ses moyens même si ses dernière aventures lui avait laissé quelques ecchymoses.
Tel un aigle dominant la Terre de son perchoir, Cyrius balaya l'horizon de ses yeux sombre avec le sentiment que le monde lui appartenait. Les naseaux dilatés, les crins en panaches voletant dans la brise, il se tenait droit, majestueux, laissant le soleil chauffer sa robe alezane.


Finalement un hennissement troubla sa quiétude. Il pivota sur ses postérieurs, le son venant dans son dos. Cyrius plissa les yeux, scrutant les vallons qui s'étendaient devant lui jusqu'à ce qu'une silhouette brune attire son regard...


Il ne fallut pas longtemps à Cyrius pour remarquer le physique particulier du cheval qu'il voyait. Il était peut être loin et galopait avec rapidité, mais il ne faisait aucun doute qu'il s'agissait d'un Pur-Sang Arabe. Ces derniers se faisaient moins rares qu'auparavant...


Sans se soucier d'obtenir plus d'information sur l'inconnu qu'il voyait passer entre les vallons, Cyrius poussa un grand et puissant hennissement pour indiquer sa présence. Peut être aussi un peu pour provoquer cet individu qui se permettait de venir briser sa solitude.
Il aurait très bien pu se taire, et le ou la laisser filer. Mais la curiosité et l'envie d'embêter le monde l'emportait.


Il ne bougea pas de sa colline, attendant de voir si le cheval arrêterai sa course...
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Nazz'ariah

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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Mar 2 Jan 2018 - 17:04

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C’est comme s’il n’y avait pas besoin de comprendre ça.
Ma voix s’évade quelques fois.
J’en oublie même de cligner des yeux.


La douceur de l’herbe haute caressait délicatement les pattes de la petite araignée. Le vent venait joyeusement jouer avec ses crins tandis que quelques papillons participait à son escapade. Les yeux fermés, elle galopait. Elle avait besoin. Elle avait ce besoin ultime de se laisser aller, de laisser ses émotions dépasser ses pensées. Son coeur avait besoin d’évacuer chaque parcelle de sentiment, chaque globule rouge. Actuellement, à ce moment précis, la petite Princesse avait le sentiment d’être seule au monde. De vivre dans un autre endroit, d’être dans un autre lieu, de ne plus avoir le même passé. Mais quel passé d’ailleurs ? Sa mémoire s’en rappelait-elle vraiment ? Ressentait-elle vraiment encore les faits qu’elle avait vécu ? Réveillée, elle n’était qu’une petite âme divaguant dans le grand cercle de la vie. Endormie, elle était une ombre brisée qui essayait de suivre son passé. Ce passé qui lui piétinait les entrailles, ce passé qui lui violait son intimité, ce passé qui lui faisait saigner les cuisses. Ce passé qui la blessait à tout jamais.

Les raisons pour vomir & ainsi de suite étaient nombreuses.
Tu es très seule avec ta tête ainsi posée.
Tu n’es bonne qu’à une chose : te tuer autant que tu te haïssais.


La douleur était constante, mais elle ne la ressentait plus. C’est comme si son corps l’avait endormi au moment même où elle s’était réveillée de cet horrible cauchemar. Comme si dés que ses yeux s’ouvraient, elle ne redevenait qu’une jeune princesse voulant découvrir le monde qui l’entoure. C’est sans doute pour cette raison que son corps refuse qu’elle dorme, qu’il refuse qu’elle ferme les yeux, sinon elle ne ferait que souffrir. Son instinct de survie ne faisait que la faire souffrir & pourtant, il lui permettait de se sentir vivante. Mais l’était-elle réellement ? Etait-elle vraiment vivante, ou ne faisait-elle que jouer un jeu ? Un jeu avec la mort. Brusquement, le cauchemar reprit vie. Un hennissement rauque se fit entendre. Un hennissement qui venait du plus profond des entrailles de la terre. Sa course s’arrêta brusquement, tandis que la petite araignée se mettait à trembler. Elle trembla telle une feuille tombant du grand arbre qui l’avait abrité toute sa vie. Elle resta là, statique, telle une statue, comme si elle espérait que son cauchemar ne la rattrape pas.

J’ai été intoxiqué par le silence.
Je suis encore seul dans cette pièce humide.
Je vois le sol humide.


Elle tenta un mouvement : se retourner. Alors, la queue plaquée contre ses faibles cuisses, la petite princesse se retourna. Une ombre. Une silhouette était présente au loin. Malheureusement pour elle, le vent était contre l’ombre : alors l’odeur vint vers elle. Un mâle. Un mâle était là bas. Elle arrêta immédiatement de respirer, plantant son regard sur l’ombre. Son cauchemar l’avait donc rattrapé : même éveillée, elle ne serait donc jamais seule. Jamais tranquille. Elle ne bougea pas, ne respira pas, essayant même de se cacher sous terre. Elle espérait vraiment que cet étalon fasse son chemin, qu’il l’ait imaginé, qu’il ne veuille la voir. Elle sentait de nouveau le sang rouler sur ses cuisses, ainsi que le cordon pendre le long de sa queue … Où était-ce de nouveau son cauchemar qui reprenait vie ? N’avait-elle jamais eu un fils ? Son passé n’était-il pas imaginaire ?
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CYRIUS

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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Mar 2 Jan 2018 - 17:33

Cyrius guettait les réactions de la jument suite à sa vocalise. L'inconnu s'était arrêté, surpris. Une jument, l'alezan en était presque sure, malgré la centaine de mètres qui les séparaient, l'attitude générale et la finesse des courbes de l'équidé ne pouvaient tromper sur son sexe. Une robe bai, peut être bai brun, Cyrius n'étais pas trop sure car le soleil lui jouait des tours et qu'il se trouvait loin.


Les secondes passaient, et le comportement de la jument interpella Cyrius qui, impassible, le visage fermé à présent, ne cessait de la fixer. Elle s'était arrêtée mais semblait fuyante, sa posture, l'inclinaison de ses oreilles marquaient une certaine inquiétude. La jument était bien loin d'avoir répondu au salut un peu tapageur de l'étalon, il semblait plutôt qu'elle aurait préféré disparaitre plutôt que de se trouver plus proche de lui.
Pourquoi ne fuyait-elle donc pas alors ?


Quelque chose poussa Cyrius à se rapprocher. Il se mit en avant et commença à descendre le flanc de la colline d'un pas sûre mais sans se presser, posant précautionneusement ces pieds sur l'herbe humide, les yeux rivés sur le jument inconnue, comme s'il ne voulait pas trop l'effaroucher, comme s'il ne voulait pas qu'elle prenne la fuite, comme un animal traquant une proie.


Plus il avançait, plus il réduisait la distance entre lui et l'arabe bai, et plus il percevait la nervosité de celle-ci. La tête haute et l'air sûre de lui Cyrius s'arrêta à une dizaine de mètres de la jument, sentant qu'elle fuirait s'il avançait d'un pas de plus. Il inclina légèrement la tête sur le côté et détailla la jument avec minutie. Cette dernière paraissait très jeune, elle transpirait la nervosité et l'étalon s'en abreuvait.



- Je vous effraie. affirma t-il simplement sans autre présentation préalable.
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Mar 2 Jan 2018 - 19:30

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Sous les craquements de cette pluie sur moi.
Le tremblement ne cessera pas.
Je casserai mes liens avec la douleur.


& le cauchemar se réalisa. La petite princesse se retrouva de nouveau face au cauchemar. Elle se retrouva de nouveau face au miroir qu’elle pensait avoir brisé pendant un temps, qu’elle pensait avoir caché entre les murs de son esprit. L’odeur devenait réelle. Cette affreuse odeur masculine qu’elle avait imaginé irréelle, cette affreuse odeur qu’elle avait pensé inconsciente. La douleur s’immiscer en elle comme le serpent guidant Eve. Comme le serpent qui piégeait tout être humain. En réalité, elle pensait être vissé au sol, ne rien pouvoir faire, être morte mais son coeur tambourinait en elle tel le tambour de la guerre. Tel le tambour qu’utilisait les vikings quand ils envahissaient un territoire. Elle ne comprenait absolument pas pourquoi son sang vrillait en elle, pourquoi tout son organisme devenait brûlant mais elle ne pouvait faire autrement. La machine qui vivait en elle se remettait en route.

L’ombre du sujet de la photo devient fou.
La haine et la terreur crient ensemble.
Dans l’obscurité qui rit rouge, les mots idiots ont été répandus.


L’ombre fit un pas. Elle bougea. Le cauchemar était donc vivant, il existait bel & bien. La petite araignée ne put rien faire que d’attendre sa toile qui se repliait sur elle. Une toile qu’elle avait pourtant si bien tissée, si bien tendue, mais finalement cette dernière avait décidé de l’emprisonner. Son regard sombre suivait chaque mouvement de l’ombre venant vers elle. Une ombre qui grandissait au fur & à mesure pour finalement la prendre dans ses bras. Une ombre qui finit par l’étouffer tant elle était proche. Elle se sentait comme aveuglée, elle avait l’impression de se noyer dans sa propre peur. Elle avait l’impression que plus l’étalon approchait d’elle, plus le sang roulait sur ses cuisses, & plus le cordon devenait long. Elle avait réellement le sentiment que la présence de l’étalon faisait renaître en elle quelque chose qu’elle avait oublié. Un bruit sourd derrière elle la fit sursauter & elle jeta un regard effrayé, une ombre brune était couchée derrière elle. Son fils mourant venait de chuter à ses pieds. Elle fit un bond en avant, ne sachant que dire. Ne sachant pas distinguer la réalité des faits à son imagination qui la faisait souffrir.

Un corps brûlé ne vous quitte pas.
Si vous entendez ça c’est que vous ne pouvez me sauver.
Avez-vous déjà vu la Mort ?


« Je vous effraie. » L’ombre monstrueuse venait de parler. Il venait de prononcer des mots à l’encontre de la petite princesse. Cette dernière se ratatina davantage, ou plutôt se figea encore plus qu’elle ne le devrait. Un dernier regard derrière elle : le sang, l’ombre de son fils, le cordon … Tout avait disparu. Elle venait de redescendre sur Terre, elle venait de revenir à la réalité. Mais son regard n’avait pas changé, loin de là, il était devenu encore plus effrayé qu’auparavant. La réalité fait plus peur que le cauchemar en lui-même, elle en était convaincu elle-même. Son fort intérieur voulait absolument qu’elle retrouve sa fierté de Princesse, qu’elle rétorque à l’étalon qu’il avait tord, qu’elle n’avait peur de personne. Malheureusement, sa bouche était ouverte dans le vide, on ne pouvait entendre que des gargouillis, comme si on venait de lui arracher la langue il y a quelques temps. Sa conscience refusait qu’elle parle, elle refusait qu’elle redevienne vivante. Elle ressemblait vraiment à une statue de marbre, ne sachant pas parler ni respirer. Elle était emprisonnée dans un monde, que seule elle & son esprit connaissaient.
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Mer 3 Jan 2018 - 10:04

Cyrius avait tout d'abord cru qu'il avait simplement affaire à une jument timide et un peu perdue qui manifestait une inquiétude certaine de tomber sur un étalon inconnu. Mais en réalité, le cas de cette jument semblait plus épineux. Le simple fait que Cyrius se soit approché, et qu'il lui ait adressé la parole l'avait faite passé de la peur à la terreur pure. L'alezan ne voyait plus devant lui l'élégante petite arabe qu'il avait observer galoper avec légèreté tout à l'heure, non. Il voyait une petite chose misérable et ratatinée, tremblante de peur qui n'osait même le regarder. Cyrius se demandait même si était serait simplement capable de bouger en cet instant, elle qui paraissait avoir chaque muscle de son corps tétanisé...


L'étalon, lui, se détendit plus encore, ses quatre pieds plantés dans l'herbe, son regard caressant chaque détail de cette jument muette et terrorisée. Devait-il avancer vers elle d'avantage ? L'envie ne lui manquait pas, mais il savait que les créatures apeurée pouvaient avoir des réactions violentes et imprévisibles... Ainsi, il décida de ne pas se rapprocher, mais il se mit néanmoins en mouvement et dessina un grand cercle autour d'elle. Il savait que ce manège ne la mettrai pas plus à l'aise, mais il n'avait pas l'intention de rester planter dans l'herbe jusqu'à ce que cette dernière reprenne contenance. Cyrius marchait à pas lents et calculés, les yeux tantôt posé sur la jument, tantôt sur le paysage. Il passa derrière elle, et lui adressa à nouveau la parole, sans vraiment espérer un jour une réponse; Parler seul, il en était capable.


- Vous m'avez l'air bien tendue...quelque chose vous tracasse ? C'est la première fois que je vous vois dans les parages, vous venez sans doute d'arriver ici... Cyrius continua son monologue, oubliant tout espoir de réponse de la part de la jument. Hum...Vous êtes probablement un peu perdue, il faut dire que les terres sont vastes ici...Vastes et peuplées. On tombe parfois sur des chevaux bizares, pas toujours bien intentionnés, vous voyez ce que je veux dire ? Cyrius ria et continua sont manège...
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Ven 5 Jan 2018 - 22:08

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Le son du cuir craquant me fait mal.
Même maintenant, je ne veux oublier.
L’abus de mon enfance.


« Vous m’avez l’air bien tendue. Quelque chose vous tracasse ? C’est la première fois que je vous vo ... » La douleur ne cessait d’être présente, comme une guêpe qui tournoyait autour de la tête d’un être humain. Ses veines la brûlaient comme un volcan se réveillant petit à petit, tandis que son coeur avait l’impression qu’un océan entier le noyait. Avant tout cela, on l’appelait le Phénix, on la surnommait aussi la Colombe. Mais ça c’était bien avant. Bien avant qu’une cage vienne l’emprisonnait. Bien avant qu’un fouet vienne briser ses os. Bien avant qu’un sang étranger vienne envahir le sien. Bien avant que la Haine ne vienne noyer ses larmes dans un océan qu’elle ne peut contrôler. La petite araignée avait vraiment l’impression que son enfance n’existait plus, que son passé n’avait jamais été écrit, que son livre vital avait été brûlé avant même qu’il ne soit édité. La petite princesse avait l’impression que sa couronne avait été empoisonnée bien avant qu’elle ne soit couronnée. Ouais … La vie l’avait brisé, sans qu’elle ne puisse y faire quelque chose. Une brisure qui ne serait sans doute jamais réparée, malheureusement.

Auparavant, je ne pouvais voir la raison de ma violence.
Au moins, pour que tu ne puisses t’en apercevoir.
Même si les aiguilles tournent en sens inverse.


Les paroles étaient dites, le son était là, mais la compréhension avait disparu aussi rapidement que l’ombre était apparue. La petite Princesse avait l’impression d’être de nouveau retournée dans un monde qu’elle avait préféré ignorer. Comme on dit : le passé rattrape toujours n’est-ce pas ? Mais cet étalon faisait-il réellement parti de son passé ? Cet étalon lui était-il connu ? Cet endroit, le connaissait-elle ? Elle ne savait pas, elle ne savait plus. Elle avait le sentiment que son cerveau tournait à plein régime sans qu’elle ne puisse en faire quelque chose. Elle avait le sentiment d’être complètement spectatrice de la scène, d’être ailleurs pendant que son corps demeurait immobile. Elle voulait hurler, elle voulait pleurer, elle voulait mordre, taper, bouger … Malheureusement, son corps n’était plus vivant. Elle n’était plus maitresse d’elle. Comment pouvait-on être aussi statique ? La petite poupée sentait son coeur qui cessait de battre.

J’enterre le souvenir afin que tu ne le réalises pas.
La première & dernière personne qui m’ait comprise.
Regarde-moi résister, fortement, puis doucement.


Soudain. Le désastre arriva. Elle revit son passé brusquement. Elle revit un étalon appaloosa souriant nerveusement. Elle revoyait son corps qui voulait se fondre avec le sien, avec force. Elle ressentait de nouveau son intimité se faire violer. Elle revoyait de nouveau ces juments se rire d’elle. Elle ressentait son corps se briser, ses membres lui céder & finalement son ventre tomber sur le sol lorsque l’étalon la lâcha. Finalement, l’étalon appaloosa la reprit au garrot pour brusquement la secouer, comme une poupée de chiffon. Elle secoua la tête, sentit l’urine qui coulait le long de ses cuisses – du à sa peur -. Cette odeur était forte. Trop forte. Elle pinça les naseaux, la réalité avait dépassé les illusions. Elle avait souillé son pantalon, comme dirait les bipèdes. Alors, sans qu’elle ne sache comment ni pourquoi son corps venait de se réveiller, elle ouvrit la bouche. & un hennissement se fit entendre, un hennissement de détresse, comme si elle venait d’être possédée. Elle ne pouvait plus bouger, mais elle pouvait hennir de douleur, de souffrance & de détresse.

« LACHEZ MOI ! » cria-t-elle tandis qu’elle tremblait comme une feuille, à deux doigts d’avoir une convulsion.
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Jeu 11 Jan 2018 - 15:11

Cyrius s'arrêta. Le jeu était terminé. Il aimait tester, taquiner, pousser les limites afin de voir de quoi étaient fait ceux qu'il rencontrait. Mais là, il fallait cesser le manège, s'en était visiblement trop pour la jument bai.


L'alezan se tenait à présent immobile, la situation avait dérapé. Comment ? Il analysa ce qui venait de se passer tandis qu'il fixait la jument.
Il avait tourné autour d'elle, et cette dernière avait commencé à montrer des signes très clairs d'inconfort. Il avait commencé à parler, beaucoup. Elle s'était urinée de dessus. Avait hennit avec une détresse intense. L'avait supplier de la lâcher.


Cyrius s'abstint de lui faire remarquer qu'il ne l'avait pas touché. Elle s'était fait pipi dessus, il n'était plus temps de la contre-dire, ni de l'humilier davantage.


L'odeur d'urine arriva bien vite aux naseaux de l'étalon qui fit essayant d'en faire abstraction. La jument bai était tétanisée, tremblante, et l'étalon était à présent certain qu'elle était incapable de bouger, sans quoi cela ferait longtemps qu'elle serait parti.


L'option la plus saine pour Cyrius était celle de se retirer lui-même, et de laisser cette jument seule. Mais quelque chose au fond de lui l'en empêchait. Pourquoi cette jument était-elle aussi traumatisée ? Comment était-elle arrivée ici ? Et comment allait-elle survivre ici ? Elle qui était si perturbée.


L'alezan décida de rester, cependant il fit un geste pour indiquer à la jument qu'il n'avait pas de mauvaises intentions. Il recula, de plusieurs pas. Il regarda ailleurs un moment. Peut ainsi se sentirait-elle moins oppressée, peut être aurait-elle la force de partir.


- Excusez-moi


Des excuses, simples. Il ne pu s'en empêcher, reporta son regard sur elle. Il cessa de bouger, de parler, attendant quelque chose. Une réaction. Un signe de décontraction.
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Jeu 11 Jan 2018 - 16:42

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Je ne peux m’ouvrir à personne.
Je ne peux croire en personne.
Telle est ma faiblesse : mon passé.


La douleur cessait de grandir au fil du temps, tandis que son coeur ne cessait de se briser. Ses artères la brûlaient, ses ventricules se serraient tandis que tous les pores de son muscles tentaient de survivre. Le sang coulaient dans chacun de ses muscles tandis que des fourmis venaient doucement s’installer dans ses membres. Elle avait l’impression que son corps entier essayait de se réveiller. La petite araignée pensait qu’elle pourrait s’enfuir, qu’elle pourrait courir rapidement, mais son organisme refusait de lui obéir. Son corps entier refusait de la laisser partir. Pourquoi ? Pourquoi ne pouvait-elle pas s’échapper ? Pourquoi ne pouvait-elle pas marcher ? Pourquoi ne pouvait-elle pas s’enfuir ? Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait plus rien. Soudain, une douleur vint prendre son place dans la cage : la cage qui renfermait son passé. La cage qui avait renfermé ce petit être. Cette cage qui était vide depuis plusieurs mois maintenant, un an plutôt. Elle se mordit la langue, la faisant saigner, pour tenter de tout calmer.

Mon coeur est fermé : depuis qu’il a été mit en pièce.
Etouffant mes larmes, je rie jour après jour.
Mon coeur m’a apprit que croire est inutile.


Ses cuisses étaient mouillées, tandis que ses sabots ne cessaient de s’enfoncer dans le sol. Elles se collaient, elles avaient du mal à bouger, tandis que sa voix avait de nouveau disparue. Elle avait le sentiment, cet atroce sentiment qu’elle mourrait à chaque instant de la journée. La petite ombre avait l’impression qu’elle venait d’avaler sa langue, aussi grosse qu’elle soit, lui donnant une déglutition difficile. Un sentiment de vomir. Elle savait qu’elle ne pourrait vomir, mais elle avait envie de le faire. Un goût amer était présent, montrant qu’elle venait de réellement mordre sa langue au point de saigner. Ainsi, on pouvait distinguer de légères gouttes de sang perler sur sa lèvre inférieure. Mais elle ne sentait pas la douleur, elle avait le sentiment d’être redevenue cette machine qu’elle avait toujours été. Ce robot qu’elle avait tenté d’oublier. La petite baie sentie sa queue qui fouetta sa cuisse, la faisant sursauter : elle n’avait plus l’habitude que son corps vive. Qu’elle vive. Mais elle ne bougea toujours pas.

J’ai endurci mon coeur alors qu’il s’effritait.
Mon coeur m’a laissé avec une croyance en la résistance.
Mon propre coeur m’a tué.


« Excusez-moi. » Ces deux mots vinrent brusquement s’installer dans son crâne, tandis qu’ils s’entrechoquaient contre les murs de son coeur. Elle sentit une chaleur naître dans son corps. Pourquoi avait-elle si chaud ainsi ? Pourquoi se sentait-elle si bien ? Pourquoi, surtout, son sabot gauche venait de bouger ? Son corps redevenait vivant & elle ne comprenait pas pourquoi. Soudain, des images de son passé : un corps brutal contre le sien, un poulain mort à ses pieds, des charognards s’attaquant à un cadavre. Puis des excuses. Des excuses qu’elle n’avait jamais entendu. Personne ne s’était excusé auprès d’elle, personne n’avait osé lui présenter un pardon. Alors, elle tenta. Son corps se bougea pour de bon. Elle se tourna face à l’étalon, son regard sombre mais doux se posant sur l’alezan. Alors, elle souffla un grand coup, calmant quelque peu sa peur.

« Personne ne s’est jamais excusé ... » dit-elle en chuchotant. C’était la première fois qu’elle faisait entendre sa douce voix à un mâle. Pourquoi lui ?
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Ven 12 Jan 2018 - 11:56

L'opération de retrait de la part de l'étalon semblait fonctionner sur la jument, qui lui fit l'immense honneur de lui adresser un regard pour la première fois. Elle avait des yeux sombres en amande, bordés de noir. Cyrius ne put y déceler que de la crainte, mais ce premier pas en avant l'encouragea à poursuivre la rencontre.


Elle souffla, ré-oxygénant son corps pétrifié tandis que Cyrius ne bougeait plus d'un pouce, se contentant de l'observer silencieusement. Il ne put s'empêcher de noter la beauté extérieur de cette jument bai, malgré la terreur qui l'enlaidissait surement un peu. 


La tête portée haute, une brise légère souffla dans les crins de Cyrius qui suivirent doucement le mouvement. Finalement, dans un ultime effort, la bai adressa la parole à l'étalon dans un murmure presque pitoyable. Cette jument lui faisait-elle pitié ? Probablement un peu oui. Devait-il essayer de l'aider ? Ou bien se moquer de cet individu au comportement si navrant ? L'étalon n'avait pas le coeur a briser la petite arabe aujourd'hui, aussi resta t-il stoïque tandis que le murmure de la jument raisonnait dans les vallons.


Personne ne s'était jamais excusé. Cyrius demeurait profondément intrigué. Si elle disait la vérité, et son comportement ne pouvait que confirmer ses dires, alors cette jument avait surement vécu des moments difficiles...


Détendre l'atmosphère. Cyrius fit un pas an avant, puis se ravisa. Ses quatre pieds plantés dans le sol herbeux, il tourna la tête et s'intéressa au paysage... Il repris la parole, s'attendant plus ou moins à ce qu'elle ne se remette à hurler.


- Les gens civilisés savent s'excuser, peut-être n'en avez-vous jamais rencontré ?


Essayer d'en savoir plus sur son passé, comprendre son comportement présent, envisager les réactions futures.
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Nazz'ariah

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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Ven 12 Jan 2018 - 17:23

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J’ai empaqueté tout ce que j’aimais dans le coffre.
Mettant la clef à l’intérieur, je m’en vais pour un dernier voyage.
Depuis la falaise, je me sens libre.


Elle redécouvrait le monde, elle redevenait ce qu’elle avait toujours été : une douce jument. Une adorable jument qu’on avait brisé pour qu’elle devienne une ombre. Une ombre qu’on ne pouvait que suivre. Une ombre qui n’avait que de la douleur dans son coeur. Une douleur qu’elle ne pourrait qu’estomper, sans pour autant la faire disparaître. La douleur était présente, malheureusement elle ne pourrait rien faire. Elle ne pouvait la combattre, elle ne pouvait la mettre au plus profond d’elle-même. Cette affreuse ombre qui l’avait soumise, cette ombre qui l’avait brisé, elle n’arrivait à y mettre un nom. Elle n’arrivait à mettre un visage dessus. A chaque moment de sa vie, elle avait le sentiment qu’une cage ne cessait de grandir autour d’elle. Elle avait le sentiment qu’elle ne pourrait s’échapper. Elle avait surtout le sentiment que cette ombre l’avait brisé sans qu’elle ne puisse y gagner quelque chose, sans qu’elle ne puisse décider de qui était la clef.

Mon frère, obscène frère, qui a été utilisé.
Mon frère, lascif frère, remarque le sol blanc.
Mon frère, dépendant à la douleur.


Son magnifique regard sombre de biche plongea délicatement dans celui du mâle en face d’elle. Il plongeait dans le regard sombre, il se délectait de la douceur qu’il lui offrait. Aujourd’hui, elle avait le sentiment que cette cage allait s’ouvrir, enfin. Elle avait le sentiment que la clef pouvait se trouver dans le regard en face d’elle. Elle avait véritablement l’impression que ce mâle, cette ombre rousse, face à elle pourrait lui permettre de devenir quelqu’un. La petite ombre redevenait vivante, elle rejoignait enfin la Lumière. La petite araignée remarquait enfin le bout du tunnel qu’elle recherchait tant. En fait, elle avait le sentiment que ses ailes se déployaient de nouveau, qu’elle redeviendrait cette colombe grâce à ce coeur pur face à elle. Elle ne savait absolument ni pourquoi, ni comment, mais elle voulait se laisser aller. Elle voulait tenter. Son coeur se serra, mais ça la rassura : cela prouvait qu’elle était bel & bien vivante, que son coeur se mouvait une fois de plus. Finalement, elle dressa les oreilles aux paroles de l’étalon, faisant un pas vers lui & se rapprochant de lui : comme si elle avait besoin de sa chaleur, de sa vie. Elle avait besoin qu’il lui partage ce sentiment de vivre.

J’ai quitté tout ce que j’aimais à travers les portes de l’espoir.
Je saisis des mains qui ne cesseront de trembler.
Maintenant, mon enfant et moi avons rendu l’âme.


Soudain des flashs. Des paroles blessantes, un coeur qui se brise, une ombre qui se projeta sur la sienne tandis qu’elle s’écroulait au sol. De princesse, elle n’était devenue qu’une gueuse, elle n’était devenue qu’une âme parmi tant d’autre. La jolie jument avait perdu de sa grâce, elle avait perdu ces ailes que son père lui avait offert lorsqu’elle était née. Elle n’avait jamais comprit pourquoi tout cela était arrivé, pourquoi elle, pourquoi à ce moment précis ? & surtout, elle n’avait jamais comprit pourquoi on lui avait enlevé ce petit être, pourquoi on avait refusé qu’elle grandisse avec lui ? La petite baie secoua la tête pour tenter d’évacuer toutes ces pensées & finalement, elle se recula légèrement : tentant de faire comprendre à l’étalon qu’elle ne voulait empiéter sur son espace vital. Elle avait seulement besoin de son essence, de sa joie de vivre & surtout de ces pupilles pleines de vie.

« La civilisation meurt avec un peuple, je pense. Mais le langage disparaît lorsque les âmes redeviennent primitives selon moi. » dit-elle tout en plaquant sa queue contre ses cuisses, comme si elle cachait quelque chose, comme si elle voulait empêcher un être de partir d’elle. Son fils.
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Sam 13 Jan 2018 - 14:41

Elle recula, d'un pas.
Cyrius se remit en mouvement, il fit quelques pas, un petit cercle dans la direction inverse de celle de la jument, pour le pas empiéter le no-mans land qu'elle avait elle-même déclaré tacitement infranchissable pour le moment. L'alezan marchait d'un pas tranquille, l'encolure portée basse, arrachant au hasard quelque brins d'herbes... Il s'arrêta lorsqu'elle parla. Il était toujours son son cercle mais lui tournait à présent le dos. Malgré la distance, la voix de la bai lui parvint aux oreilles dans une mélodie étrange. Il ne la voyait pas en cet instant et se concentrait donc uniquement sur sa voix. La voix légèrement érayée de quelqu'un qui ne s'en serait pas servi depuis un moment...


" La civilisation meurt avec un peuple, je pense. Mais le langage disparaît lorsque les âmes redeviennent primitives selon moi. "



Des paroles censées ,assurément. La bai avait du vivre des moments bien singuliers dans sa courte vie, ça c'était une certitude. Mais elle allait devoir tourner la page et passer à autre chose, s’endurcir, car elle ne ferait pas long feu, même ici, avec ce comportement traumatique.
Cyrius fit volte face, et marcha droit vers la bai. Il s'arrêta au niveau de la frontière invisible à ne pas franchir. Puis il fit un pas supplémentaire, ce même pas que la jument venait de faire vers l'arrière. Puis un deuxième, et il s'arrêta là. Dans une attitude nonchalante et décontractée, il répondit à la jument d'une voix assurée, la fixant à nouveau. Il nota au passage a quel point elle se tenait crispé, notamment au niveau de son arrière main.


- Détendez-vous, je n'ai aucune intention de vous brutaliser pour le moment, lui affirma-il sans détour, doutant cependant que la jument soit réceptive à son trait d'humour. Je m’appelle Cyrius. Et vous-même ?


Les présentations étaient de mises et Cyrius était maintenant tout à fait intrigué par ce personnage féminin comparable à un lapereau blessé ayant miraculeusement échappé à une meute de chiens. L'étalon alezan avait bien l'intention de s'engager dans le terrier du lapin, quitte à salir sa douce fourrure afin d'en ressortir plus éclairé...
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Sam 13 Jan 2018 - 16:34

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Je veux être plus avec toi.
Je veux être près de toi.
J’essaie de cacher mes larmes faibles derrière un sourire.


La chaleur s’invitait doucement dans l’ambiance de la scène. La délicatesse d’une impression de bonheur était présente. En fait, en regardant cette scène, on pourrait penser à une peinture. Un tableau représentant une mortelle rencontrant un Dieu, ou le contraire. La scène disparaissait, le monde disparaissait petit à petit autour des deux chevaux. Aujourd’hui, le rapprochement était présent : je n’irai pas jusqu’à dire qu’une attirance quelconque ou un désir était là, mais on pouvait ressentir une certaine impression. Une impression de reconnaissance de la part de la jument, mais aussi une impression de douceur chez l’étalon. Il était doux, mais surtout très respectueux. Elle n’avait encore jamais connu cela la petite princesse : elle n’avait jamais connu la douceur. Ou peut-être une fois : lors de sa naissance. Les premiers coups de langue de sa mère, la première tétée, la gentillesse maternelle. Mais tout cela avait disparu bien rapidement, lorsque son frère ou même son père s’étaient rendu compte qu’elle avait grandi. Elle était devenue belle, bien trop belle malheureusement.

Laisse-moi entendre ta voix davantage.
Je veux être ici : avec toi.
Ta rappelles-tu de la promesses que nous nous étions faite ?


Un mouvement. Un pas. & l’étalon décrivit un cercle autour de la jument, au pas & la tête basse. La tétanie avait disparue, mais la crispation était toujours présente. La peur avait disparu légèrement, il faut être honnête, malheureusement le malaise était toujours là. Elle voulait faire des efforts, elle voulait s’ouvrir, découvrir un langage qu’elle avait oublié. Mais pourquoi lui ? Pourquoi avec cet étalon ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi aujourd’hui ? Tant de questions sans réponses. Mais elle n’avait pas envie d’en chercher, non. Aujourd’hui, la petite araignée voulait tisser davantage sa toile, elle voulait voyager. Elle voulait se laisser aller. En fait, elle ressentait toujours cette petite peur en elle, cette timidité qui était nommée la crainte, mais la douleur avait disparu. Elle en avait même oublié sa queue collée à ses cuisses, mais les paroles de l’étalon le lui rappelèrent. Il ne lui voulait aucun mal ? Il ne voulait pas la brutaliser ? Si elle avait pu pleurer, elle l’aurait fait : on ne lui avait jamais fait une telle promesse. Alors, elle déglutit une seconde fois pour ensuite faire un pas. & là voilà maintenant en train de marcher en cercle avec le roux. Elle ne comprenait pas pourquoi elle faisait cela, mais surtout elle avait l’impression d’être totalement spectatrice à tout cela.

Mes larmes se mélangent au sang.
Elles apportent à la vie mon nouveau rêve.
Laisses chanter jusqu’à ce que nos voix sortent.


Cyrius ? Un magnifique nom, il faut l’avouer. Simple, épuré, mais surtout facile à prononcer. Elle avait l’impression que ce nom représentait un nouveau monde qu’elle explorait petit à petit. Qu’il représentait une porte qui s’ouvrait délicatement, une âme qui lui permettait de voyager timidement aux alentours de la douleur. La petite baie continua son manège, marchant avec l’étalon, sa queue se décollant petit à petit de ses cuisses. Elle faisait fi de ses chaleurs, les oubliant petit à petit. Ca lui faisait du bien, vraiment, de se laisser aller ainsi. En fait, elle avait toujours peur de chaque réaction du roux, mais elle se sentait en sécurité. Elle avait l’impression d’être un loup en présence d’un homme, un loup qui avait peur mais qui finirait par s’approcher délicatement si un bout de viande était présent. Un loup qui prendrait ce bout de viande pour ensuite s’enfuir dans la Nature. Finalement, elle se stoppa, baissa l’encolure, se gratta les naseaux sur l’antérieur & ensuite reposa de nouveau ses yeux de biche sur le roux.

« Nazz’ariah. » dit-elle délicatement, comme une emprunte qu’elle voulait poser sur l’âme du roux. On pouvait ressentir une pointe de langage persique dans son nom.
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Lun 15 Jan 2018 - 14:28

Cyrius marchait, et il s'aperçut avec une certaine surprise que la jument bai s'était mise à le suivre... S'ouvrait-elle ? Il fit mine de ne pas prêter une trop grande attention à se rapprochement inattendu, conservant une attitude détachée.
Maintenant que la distance entre eux deux s'était réduite, et bien que la jument marchait sensiblement derrière lui, le grand alezan ne pu s'empêcher de sentir une odeur toute particulière flottant dans l'air... Imperceptiblement, ses naseaux se dilatèrent... Ainsi donc la jolie bai avait ses chaleurs. L'étalon vit là une raison à la crispation de la jument, s'imaginant qu'elle avait eu peur de se faire violer sur place par le premier étalon venue. Cyrius ne pouvait pas dire qu'il était parfaitement insensible à la bai, mais contrairement à la réputation que certains, ou plutôt certaines, essayaient de lui donner, il n'était ni un pédophile, ni un violeur. 
L'odeur des chaleurs le faisait divaguer à des pensées qu'il refoula très vite. Il ne connaissait pas cette jument et n'était pas du genre à s'attacher facilement, ainsi, c'est en tout bien tout honneur qu'il partageait ces quelques pas avec la bai.
Ce manège ne tarda pas cependant à le lasser, et alors qu'il jetait un coup d'oeil en arrière, il s'aperçut que la jument s'était arrêtée.
Cyrius fit demi-tour et s'arrêta à son tour, face à elle, espacés de quelques mètre. Elle avait l'encolure basse et l'attitude soumise. Qu'avait donc bien pu vivre cette jument pour manquer autant d'assurance ? Fières et impétueuses, voila comment devaient se conduire les femelles, en particulier les arabes, le pur-sang ne se soumetant jamais à qui que ce soit, ou à quoi que ce soit.


Cyrius se redressa de toute sa hauteur et regarda cette pauvre créature de haut. Elle venait de prononcer son prénom.
Nazz'ariah. Un prénom plein de délicatesse.


L'étalon garda ce prénom en mémoire mais ne répondit pas, se contentant de fixer la jument, impassible, sans émotion, le regard presque froid. Il allait jouer avec elle, à un jeu qu'elle ne connaissait probablement pas.


Sans aucun avertissement, Cyrius pivota rapidement sur ses postérieur et parti au galop brusquement dans les vallons qu'il préféra contourner plutôt que de les escalader. Son allure était très rapide et aérienne, Nazz'ariah allait le suivre, il en était presque persuadé.
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Lun 15 Jan 2018 - 19:22



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Il était une fois un oiseau à une aile.
Qui criait au lieu de s’envoler.


La douleur avait disparu. La sensation de l’abandon l’avait quitté. Elle se sentait bien. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait véritablement bien avec un mâle. Elle se sentait en sécurité, elle se sentait à la hauteur. Elle avait l’impression que délicatement ses ailes venaient se déployer, que ses ailes blanches venaient délicatement envelopper son corps. La pureté de son âme venait tout juste de se rouvrir, elle venait tout juste de naître. La grâce venait de tendrement déposer la paume de sa main sur son corps, y laissant une marque qu’elle avait complètement oublié. Elle disparaissait petit à petit. Cette scène était digne d’une des plus belles poésies de Jean de La Fontaine selon moi. Leur rencontre est digne d’une fable. En fait, elle me fait penser au lion & le moucheron. Cet animal si majestueux, si fort qui finalement rencontre un insecte qui vint le déranger. Un insecte qui ne faisait que tourner autour de lui en bourdonnant, en venant se poser sur sa truffe. Dans la fable, le moucheron meurt. Mais ici, c’était différent. Ici, le moucheron se transformerait en araignée & serait protégé par un Dieu, ou par un animal beaucoup plus imposant que lui. Tout simplement car ce moucheron est digne de confiance. Mais surtout qu’il est digne d’être aimé, d’être choyé & protégé. La petite princesse continuait de marcher calmement, se laissant complètement aller à une douceur qu’elle ne se connaissait plus.

Pas de douleur, pas de profit.
Afficher un visage sans émotion.


Soudain, le mâle s’arrêta & lui fit face. L’Araignée garda alors sa tête basse face à lui. Pourquoi était-elle si soudainement soumise ? Ou était la couronne qu’elle avait pourtant portée lors de sa naissance ? Où était le trône qu’elle avait quitté lorsqu’on l’avait brisé ? Son passé avait tout brisé. Son passé avait fait en sorte de mettre cette couronne dans la boue & avait aussi fait en sorte que l’Apocalypse l’écrase. Cette couronne aurait pu être portée par Lui, il aurait pu devenir Roi, mais la Nature avait refusé tout cela. La Nature avait voulu le récupérer, car elle n’était sans doute pas digne de lui. Elle n’était pas digne d’élever un tel génie. La Petite princesse n’était sans doute pas encore prête pour devenir reine selon la Nature, c’est pourquoi elle était si soumise. Non, elle n’était pas soumise seulement pour cela. Lui, il l’avait brisé soudainement. Ce frère qu’elle avait tant aimé avait refusé qu’elle devienne plus gracieuse qu’elle ne l’avait été, alors il le lui avait enlevé. Finalement, la petite jument releva la tête & posa de nouveau son regard sur le mâle. Il paraissait ailleurs. Il paraissait froid. Alors la chaleur qui avait naquit chez elle avait vite disparu. Peut-être s’était-elle trompée ? Peut-être n’était-elle pas digne d’une telle once de chaleur ?

C’est l’esprit du cygne.
Pas de croix, pas de couronne.


Elle s’en voulait la petite poupée. Elle s’en voulait de s’être autant laissée aller. Elle n’aurait pas du. Brusquement, tout lui revint en tête. Brusquement, Crysalline apparut devant son regard. Cette douce jument qu’elle avait connu lors de sa première année, cette douce jument qui l’avait recueilli pour ensuite l’éduquer. Mais alors qu’elle commençait à l’apprécier, son frère apparut & brusquement la tua. C’est pourquoi elle se refusait à apprécier quelqu’un. Tous ceux qu’elle aimait disparaissaient ou finissaient par lui faire du mal. Soudain, elle vit le roux disparaître de son champ de vision. Elle poussa un hennissement de panique, mais quand elle remarqua un nuage de poussière, elle comprit qu’il était devant elle. Alors, sans même se poser de questions, elle donna un brusque coup de cul pour ensuite se mettre au galop. Elle galopa pour le rattraper & ouvrit la bouche.

« ATTENDEZ MOI ! » cria-t-elle comme une supplique. Elle ne voulait pas le perdre, pas lui, pas encore.
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Mar 16 Jan 2018 - 10:33

Cyrius filait droit devant. Comme il l'avait pensé, la jument se lança à sa poursuite. Pour quelle raison ? Le désespoir peut être. Le fait qu'elle se soit attaché à la première âme fréquentable qu'elle n'eut croisée. La peur de la solitude. Peut importe.
Il l'entendit hennir et nota la panique qui filtrait de sa voix. Elle donna de la vitesse et rattrapa Cyrius, le suppliant presque de l'attendre.
Mais l'étalon l'ignora et accéléra plus encore. Il fila devant elle, gardant une certaine distance entre lui et elle, se basant sur le son des foulées de la belle dernière lui.


Au bout d'un moment, Cyrius activa la mécanique. Il pila, laissant de grande traces terreuses sur le sol herbeux ,et pivota souplement sur ses postérieurs. Il se retrouvait alors immobile, face à la jument qui fonçait droit sur lui et qui n'aurait que peu de temps pour réagir. Une seconde à peine pour se grandir, se montrer froid, stoïque, tel un mur face à elle. Une fraction de seconde de plus, lorsque que le temps, la vitesse et la lumière se combinèrent en une parfaite équation, Cyrius se dressa sur ses postérieurs dans une attitude menaçante.


De la réaction de la jument découlerait la suite des événements. 
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Mar 16 Jan 2018 - 19:43



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Mais elle cachait quelque chose dans ces yeux si noirs.
Une sorte de super pouvoir que nous ne pouvions déceler.


Son rêve venait de s’envoler. Cette âme s’en allait aussi rapidement que son passé venait la hanter. Pourquoi s’en allait-il aussi rapidement ? Pourquoi ce mâle partait de cette manière ? Elle n’a pourtant rien fait. La petite princesse se bat pour pouvoir survivre, elle se bat pour éliminer son passé & voilà qu’il s’en allait. Ses sabots s’abattait sur le sol avec vigueur, tandis que ses oreilles ne cessaient de se mouvoir dans le vent. Elle avait peur. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas affronté une telle peur, un tel sentiment d’abandon. Elle pensait, pourtant, qu’en partant de son désert natal, tout cela serait derrière elle mais maintenant, le mâle s’envolait. L’araignée tendait l’encolure, ouvrant la bouche, tout en espérant qu’elle puisse attraper, ne serait-ce qu’une once de crins, mais rien. Rien ne venait. Rien, absolument rien. Si elle pouvait pleurer, elle l’aurait sans doute fait. Malheureusement, ce ne fut pas le cas, alors elle déglutit difficilement tout en continuant de galoper.

C’est celle que je veux mais que je ne peux attraper.
C’est une extra-terrestre.


Soudain, un pile. L’étalon se stoppa net, pour brusquement se mettre face à la petite poupée & ensuite se cabrer, les oreilles en arrière : menaçant. Alors, elle plia ses postérieurs pour ensuite piler elle aussi, les oreilles en arrière & claquant brutalement les mâchoires face au mâle. Elle n’avait pas l’habitude de faire ça, mais la menace était présente. Il la menaçait, alors elle répondait tout simplement. Finalement, elle se recula. Ne sachant que faire. Devait-elle se battre ? Devait-elle se soumettre ? Devait-elle s’enfuir ? Elle ne voulait pas fuir, elle ne voulait pas s’en aller, car elle aurait trop peur de ne plus jamais revoir ces magnifiques yeux noirs. Alors, elle resta à sa place, grattant le sol de l’antérieur & gardant les oreilles en arrière. Non, elle ne fuirait pas cette fois. Pas aujourd’hui. Aujourd’hui, elle voulait combattre sa peur, combattre son passé.

« Que vous arrive-t-il ? » demanda-t-elle, hésitante.
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Mer 17 Jan 2018 - 10:37

Cyrius reposa ses antérieurs sur la terre ferme et donna un coup de tête pour chasser les crins qui s'étaient logés devant ses yeux. La jument lui faisait face, plus proche de lui qu'elle ne l'avait jamais été auparavant. L'étalon décortiqua chacun de ses mouvement, analysa chacune des ses décisions.


Nazz'ariah avait pilé, n'ayant donc pas retenu l'option de percuter le mâle de plein fouet, simple preuve de réflexes fonctionnels. S'en était suivit une réaction de colère mêlée de surprise - oreilles couchées vers l'arrière - presque offensive : claquements de dents en direction de l'alezan. La peur reprit finalement le dessus et elle recula. Cependant elle ne s'enfuit pas, et la distance qu'elle mettait entre eux n'était pas exagérée. Un temps d'arrêt, de réflexion semblait-il, Cyrius la vit évaluer les options qui s'offrait à elle, engluée dans la situation déstabilisante élaborée par l'alezan.
Elle ne bougea pas, restant sur ses positions, ne capitulant pas. Elle montra des signes de nervosité - grattant le sol de l'antérieur, et finalement, utilisant la parole, demandant la raison d'un tel comportement.


Cyrius, qui s'était dressé tel un mur impassible devant elle, se radoucit très légèrement, ne laissant pas paraitre sa satisfaction. Elle n'avait pas échoué au test, pas complètement en tout cas. Son cas n'était peut être pas si désespéré.
Il éluda sa question pour une autre question.


- Je ne vous effraie pas. De quoi avez-vous peur ?
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Nazz'ariah

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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Mer 17 Jan 2018 - 19:19



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Ta lettre ne contient rien si ce n’est des signes illisibles.
Je veux donc te voir pour entendre ces mots de ta bouche.


Elle ne comprenait pas. Elle avait du mal à comprendre les réactions de l’étalon qui était près d’elle. Pourquoi se comportait-il si bienveillant & si soudainement malveillant ? Pourquoi les chevaux étaient-ils si compliqués à comprendre en vérité ? Même durant sa tendre enfance, elle avait toujours eu du mal à comprendre les émotions, les réactions des autres qui l’entouraient. Que ce soient des adultes ou non. Elle se souvenait d’un dur jour qu’elle avait eu. D’une terrible épreuve qu’elle avait subit avec un poulain de son âge : soit six semaines. Elle se souvenait avoir joué avec lui, avoir galopé avec lui & soudainement il avait botté, il l’avait mordu pour ensuite partir au galop, en riant, près de sa mère. & elle, elle était restée là, penaude, à le regarder partir. Finalement, elle s’était réfugiée dans les jupons de sa mère en demandant pourquoi tout cela était arrivé : sa mère lui avait seulement répondu que c’était normal, qu’à cet âge-là les poulains ne se rendaient pas compte de ce qu’ils faisaient, qu’il ne fallait pas leur en vouloir. Alors elle ne lui en avait pas voulu, autant qu’elle n’en voulait pas au mâle face à elle. Un mâle qui venait de se remettre sur ses antérieurs.

Je n’accepterai pas le blanc, juste l’écho d’un soupir.
Si je comprends les couleurs du ciel, je serais sauvé.


La petite poupée resta sur ses gardes, les yeux plantés dans ceux du mâle tandis qu’elle continuait de gratter le sol, de nervosité. Cet étalon l’intriguait autant qu’il la terrifiait. Sa tête lui disait de faire attention alors que son coeur lui faisait comprendre qu’elle ne craignait rien. Mais, depuis toute petite, elle avait tendance à suivre les instructions de sa tête. C’est sans doute pour cette raison qu’elle n’avait jamais réellement profité de la vie, comme elle aurait dû. « Je ne vous effraie pas. De quoi avez-vous peur ? » Il l’avait sondé. Il avait comprit qu’elle n’avait pas autant peur de lui qu’elle aurait pu le croire. Non, elle était attiré par cet être, comme une abeille attirée par un pot de confiture. Elle voulait le goûter, elle voulait se laisser envahir par des sensations qu’elle ne connaissait plus. Alors, elle eut soudainement un port de tête princier, un port de tête qu’elle n’avait jamais osé montrer à quelqu’un. Un port de tête qui la caractérisait pourtant si bien. Elle était une princesse après tout.

« Du piège que vous pourriez me tendre. » dit-elle presque confiante, mais ayant tout de même peur de perdre la main qu’il lui tendait.
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Jeu 18 Jan 2018 - 10:59

La jument n'avait pas bougé. Cyrius voyait bien qu'elle était déstabilisée par son comportement, chose qu'il avait volontairement cherché à produire chez elle. Elle se posait des questions, l'étalon le voyait, hésitante sur l'attitude à adopter. L'alezan, lui, se dressait devant-elle telle une ombre, ne trahissant pas la moindre émotion, ne lui permettant pas de lire en lui. Il abandonna néanmoins toute posture agressive qu'il avait eu précédemment, se confortant dans une altitude parfaitement neutre.


Nazz'ariah ne bougea pas d'un pouce, et pourtant la distance entre elle et Cyrius n'était pas grande, et probablement inconfortable pour elle. Mais la bai avait apparemment décidé de tenir tête et de résister à l'envie de le fuir. Cyrius ne put s'empêcher de noter les détails de son visage, les arrêtes de son chanfrein concave et savamment dessiné, ses naseaux larges et d'une grande finesse, ses grand yeux sombres très expressifs maquillés de noir...


Tandis qu'il se perdait dans le silence de sa contemplation, la jument bai paru se redresser. Son encolure se redressa, sa tête portée haute dans une attitude princière, Cyrius aurait même pu y déceler une pointe de défi si il ne connaissait pas si mal cette jument. Son attitude présente la métamorphosait, un seul regard et l'étalon se serait sentit toisé par cette soudaine prestance inattendue.


Plus sure d'elle à présent, elle répondit. Elle n'a pas peur de lui en tant qu'individu. La réaction de panique qu'elle avait eu précédemment ne s'expliquait donc pas seulement par une peur panique des étalons, il y avait autre chose. Non, c'est de ses intentions dont elle se méfiait à présent. Elle avait raison, et pourtant elle se mettait peut être en danger toute seule en approchant de si près l'objet de ses craintes.


Cyrius répondit à la petite bai d'une voix basse, son regard scrutant les yeux de Nazz'ariah à la recherche d'indices supplémentaires...


- Vous êtes intelligente... Mais aussi bien imprudente... Le piège s'est peut être déjà refermé... vos ailes de moucheron sont peut être déjà définitivement collées sur la toile que j'ai tissé...


Au vu de la nouvelle prestance qu'arborait Nazz'ariah, Cyrius regretta quelque peu la comparaison avec le moucheron. Un autre insecte plus glamour aurait sans été plus approprié. Un papillon peut être ?
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Jeu 18 Jan 2018 - 22:59



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J’ai l’impression de couler dans le son de la pluie tombante.
Cette promesse est le rêve de qui ? Pour qui est-il ?


La petite ombre noire avait changé. Elle était devenue une fée voulant déployer ses ailes & éclairer un tunnel, dont seule elle connaît la provenance. Elle est devenue la lumière dans la pénombre, dans le crépuscule de son passé. Délicatement, elle ouvrait les yeux sur une réalité qu’elle ignorait, une réalité qu’elle tentait d’éclipser avec ses propres idéaux. Elle ouvre les yeux sur un monde qu’elle ne pensait pas être capable de supporter, un monde qui lui tendait les bras avec tendresse. Mais surtout un monde, qui délicatement, l’attendait pour la border. Elle avait l’impression qu’un ange venait tout juste de se poser devant son regard, déployant ses ailes & lui souriant avec douceur. Un ange qui la guiderait sans même qu’elle ne s’en rende compte réellement. Elle avait peur, mais en même temps elle jubilait. Elle pensait être malchanceuse, ne jamais avoir cette chance. Cette chance de pouvoir vivre une vie dont on a toujours rêvé, une vie qui était synonyme de bonheur. Bien sûr, rien de particulier ne se passait actuellement, mais elle avait l’impression qu’une page de son livre se tournait définitivement grâce au vent du Destin.

Quand nos mains s’agrippent l’une à l’autre.
Il y a ce parfum inconnu qui s’élève de chacun d’entre nous.


Alors oui, elle avait osé. Elle avait osé se laisser aller à une description d’elle abstraite, à laisser une part d’elle s’évacuer timidement de son esprit. Oui, elle avait tenté de porter cette couronne qu’elle n’espérait plus, cette couronne qui pourtant l’avait suivi hors de la poche natale. Cela faisait combien de temps qu’elle n’avait pas laissé son moi intérieur s’exprimer ? Laisser cette princesse venir timidement rencontrer le monde ? Bien trop longtemps, je dirais. Elle avait besoin de cela au fond d’elle. Elle avait besoin de rester celle qu’elle avait toujours été, de devenir la princesse qu’elle concédait être, pour pouvoir survivre. Ses yeux se laissèrent aller, divaguant entre toutes les formes de l’étalon face à elle : ses grands yeux noirs, son toupet roux venant caresser tendrement son chanfrein, ses naseaux fins ainsi que son poitrail assez fort pour la protéger. Finalement, la petite chose fut interpeller par les paroles du mâle en face d’elle. Venait-elle de mettre un pied dans le piège ? Venait-elle de s’engouffrer dans la gueule du loup sans même y faire attention ? Elle pivota une oreille, semblant réfléchir. Puis finalement, sans réellement savoir pourquoi, elle fit un pas vers le roux, ses vibrisses touchant presque celle de son interlocuteur tant ils étaient proches.

« Peut-être que, justement, sans le savoir, j’ai envie d’être dans ce piège. De découvrir chaque partie de votre toile. » dit-elle très franchement, mais comme dans un murmure.

Même si je t’envoie ces mots, si tu pouvais m’aimer.
Je ne pourrais croire que toi, toi qui restes derrière moi.


C’était la première fois que ça lui arrivait. Qu’elle soit si proche d’un mâle, mais surtout qu’elle discute autant. Sa langue n’est plus arrachée, le pavé n’est plus présent dans sa trachée. Non, elle arrivait enfin à respirer convenablement. Lorsqu’elle se rendit compte de sa proximité avec le roux, elle se décala d’un pas, se reculant. Non pas par crainte, maintenant seulement pour respecter son espace vital. Elle se sentait bizarre : comme attirer par une aura qu’elle ne connaissait pas, mais aussi très méfiante de ce qui pourrait lui arriver. En même temps d’être méfiante, elle avait hâte de découvrir la suite : en fait, elle ne savait que penser vis-à-vis de son interlocuteur.
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Ven 19 Jan 2018 - 14:24

Cyrius commençait à se demander comment la jument avait put changer si radicalement de comportement entre leur rencontre de tout à l'heure et maintenant. Loin de perdre pied, elle prenait des initiatives, élevant petit à petit sa position vis à vis de l'étalon. De misérable jument brisée rampant sur le sol, elle reprenait soudain de la hauteur ; l'étalon changeait petit à petit le regard qu'il avait sur elle. Cette jument était-elle dans la sincérité ? Ou bien essayait-elle de le manipuler depuis le départ ? Qui menait la danse à présent. Cyrius baissa un instant les yeux sur la bouche de la jument qui se trouvait soudain étrangement proche de la sienne. Il sentait son souffle, sa chaleur. Immobile toujours, il replongea son regard toujours froid dans celui de la jument qui venait de faire un pas vers lui. Un pas de plus aurait été simplement impossible au vue de la distance inexistante qui les séparait à présent. L'alezan se demanda un instant comment il se devait de réagir. Il hésita à reculer lui-même pour briser cette proximité ainsi que la confiance nouvellement retrouvée de Nazz'ariah. Cependant, il en fut incapable, où du moins, il n'arriva pas à se décider à temps, le parfum de cette dernière lui chatouillant les naseaux et le cerveau, comme en proie à un sortilège.
Elle émettait l'hypothèse d'avoir envie de se laisser prendre au piège, de découvrir ce qui était caché...


Baissant à nouveau lentement le regard vers la bouche de la jument qu'il sentait si proche, Cyrius répondit dans un murmure grave, le reste de son corps était comme momentanément pétrifié.


- Misérable moucheron...ou redoutable Mante religieuse... la question étant de savoir qui essaye de piéger l'autre...


Cyrius était à présent presque méfiant. Il savait le pouvoir et les ruses que pouvaient exercer les juments sur les étalons, telles des sorcières jetant des sorts sur leurs victimes... Celle-ci était en chaleur, et donc deux fois plus redoutable, il ne devait pas faire preuve de faiblesse, pas maintenant...


L'alezan fut presque soulagé lorsque Nazz"ariah brisa le lien en s'écartant un peu. 
L'immobilité l'engourdissait, il était temps de faire affluer le sang... 
Il était temps également d'en savoir plus, d'investiguer sur cette mystérieuse jument aux intentions troubles. Cyrius invita Nazz'ariah d'un regard à le suivre pour une petite marche. Il attendit qu'elle ne daigne se joindre à lui pour l'interroger, tachant d'ici là de garder la tête froide et les idées claires...
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MessageSujet: Re: Douceur mortuaire | LIBRE   Ven 19 Jan 2018 - 17:14



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Les délicates âmes rencontrent souvent des anges : ils ne font plus qu'un quand ils se confessent.

Excuse-moi après un moment.
Je veux m’endormir avec ton nom.


Cette proximité était terrible, que ce soit pour l’étalon ou pour la petite ombre. Ils se laissaient tous les deux aller à une scène qu’ils ne connaissaient pas. Délicatement, l’attirance naissait petit à petit dans l’organisme des deux chevaux, que ce soit chez elle, ou chez lui. Mais chez elle, c’était complètement différent : elle avait l’impression de renaître petit à petit auprès de l’étalon. Elle ne comprenait pas pourquoi tout cela arrivait, elle ne comprenait pas pourquoi cela apparaissait avec elle. Délicatement, elle se laissait aller, elle laissait ses intestins remuer au plus profond d’elle. Doucement, ses organes revivaient sans qu’elle ne puisse y faire quelque chose. Même elle, ne comprenait pas pourquoi elle changeait totalement de comportement. Elle ne comprenait pas pourquoi elle prenait autant de confiance d’un seul coup. Etait-elle réellement folle ? Etait-elle tellement folle qu’elle se faisait posséder ? Posséder par une douceur qu’elle ne se connaissait pas. Elle parlait, mais elle avait l’impression d’être complètement spectatrice à la scène. Que sa bouche parlait sans qu’elle ne puisse réellement réagir, que son coeur battait sans qu’elle ne puisse comprendre comment. Sa queue s’était décaler de ses cuisses sans qu’elle ne s’en rende compte.

La douleur est assortie à l’amour.
Les deux mains le reflètent.


Un murmure, une parole & soudain, elle revint à la normale. Qui était-elle ? Etait-elle le misérable moucheron ou la mante religieuse ? Etait-elle là pour dévorer, impérieusement, le coeur de l’étalon ou était-elle là pour le prendre délicatement entre ses ailes ? Elle ne savait pas. Elle ne savait même pas qui elle était réellement. Etait-elle réellement une jument brisée ou avait-elle inventé tout cela pour qu’on puisse compatir à sa douleur ? Son frère l’avait-il réellement souillée ou avait-elle imaginé tout cela simplement pour qu’on puisse l’aimer ? Elle avait du mal à comprendre, très sincèrement. Elle ne comprenait rien, absolument rien. Finalement, lorsque l’étalon l’invita à le suivre dans sa marche, elle hocha la tête. & délicatement, elle posa un sabot sur le sol, puis deux & là voilà maintenant qui marchait près de l’étalon. Sa queue allant presque toucher les flancs de l’étalon tant ils étaient proches, tandis que ses membres étaient réellement synchronisés avec ceux de l’étalon. Elle se sentait bien. Tellement bien.

Je ne veux pas que tu te fânes.
Je veux simplement entendre un soupir.


« Peut-être sommes-nous simplement piégés par nos émotions, vous ne croyez pas ? Peut-être que le Destin nous a réunis pour une bonne raison, qui sait ? » dit-elle en tournant la tête vers le mâle.
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