Jeu de rôle équin
 
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 La boîte à chance - Collapsing

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Aello

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MessageSujet: La boîte à chance - Collapsing   Lun 11 Déc 2017 - 19:49


La boîte à chance

Feat Collapsing

               BOOM ! Les lourdes portes en métal de la vieille usine percutent avec force leurs vieux murs de béton. Le raffut qu'elles provoquent est d'une force incroyable. Une silhouette profite de l'ouverture nouvellement créée pour pénétrer dans les lieux, un curieux morceau de tissus plié ballottant entre ces dents. Dans le grand hall, dont le haut plafond est soutenu par des poutres métalliques rouillées, la forme équine s'arrête et dépose délicatement son précieux fardeau au sol.

               Entre les fissures et les brisures des vieux carreaux crasseux, le soleil tente de petite percer, éclairement du mieux qu'il peut l'immensité de la pièce. Quelques rayons parviennent sur la créature, la couvrant d'un faible halo. L'être baigné par la lumière est une jument à la robe d'or que le soleil fait miroiter. Celle-ci se trouve être l'héritière des lieux, Aello. Mais au vu des nouvelles qu'elle put entendre en rentrant sur ses terres, son père n'est plus qu'un vieux cheval déchu de ses fonctions, laissant ses terres à l'abandon. Elle n'est donc pas héritière, mais belle et bien propriétaire ! Cela explique sans doute cette entrée en trombe et fracas. N'essayerait-elle pas de déloger d'éventuels nuisibles ? Pour sûr qu'il doit y en avoir, à attendre tapis dans l'ombre que leur tour vienne enfin de pouvoir régner quelque part, sur quelque chose et sur quelqu'un.

               Du bout de ses naseaux rosées, Aello déplie son bagage, révélant une petite boîte en bois. Elle la transporte depuis longtemps maintenant, sachant pertinemment comme c'est dur à trouver. Nul doute qu'elle la cachera quand tout sera fini. La jument se saisit du couvercle, ouvrant grand la boîte. Elle en sort des dés, sûrement volé quelque part, ainsi d'une pièce dorée qu'elle dispose sur le sol poussiéreux. Elle sort d'une des mèches de sa queue une ou deux feuilles de menthe, qui ont irrémédiable finies par séchée, s'arrachant au passage quelques crins. Il ne faut pas s'étonner de ce geste incongrue, Aello accroche différentes sortes de babioles dans sa crinière, allant de simples feuilles à des cristaux, en passant par des os. On ne sait jamais de quoi l'on peut avoir besoin.

               Tant bien que mal, la dorée se saisit de la pièce, raclant ses dents et sa lèvre inférieure sur le béton au passage. Le gout du sang explose dans sa bouche, l'énervant passablement. Elle claque de frustration sa queue contre ses cuisses, amplifiant probablement l’odeur suave qu'elle doit dégager à cette période du mois. Elle a toujours le chic pour agir sans réfléchir. Aello tourne le dos à la boîte, toujours la pièce entre les dents, et lance l'antérieur gauche en avant de tourner sur ses postérieurs et de déposer l'argent dans la boîte. Elle entonne ensuite, d'une voix qui se veut forte et puissante :

« Fortune, fortune vient à moi !
Que ce je veux soit.
Pièce d'or, pièces nouvelles,
tombez dans mon escarcelle. »

               Le moment qu'Aello redoute tant : son ingrédient manquant. Elle aurait pu chercher ses fameux poils noirs dans l'usine, qui doit sûrement grouiller de rats, mais la dominante qu'elle se croit être ne peut s'abaisser à cela, voyons. Elle choisit donc de passer outre et continue sans, elle en cherchera après avoir fini, pour correctement conclure le sortilège. Elle recommence son manège, jetant cette fois son antérieur droit et lance avec la même intonation :

« Poils de chat, noir comme la nuit,
que ce rite me porte chance.
Pouvoir félin, que la fortune
ne me fasse que du bien. »

               Après cela, elle prend les deux dés et les lance dans la boîte avant de recommencer, recommence son petit manège. Elle vérifie juste les nombres : quatre et cinq. Pas si mal.

« Les dés jetés roulent, roulent
et que la chance en découle ! »

               Ensuite, elle prend les feuilles de menthe, gardant les crins de côté, afin de pouvoir sceller le sortilège quand le dernier ingrédient sera incorporé avec les autres dans la boîte. Et elle continue sa dance avant de terminer par son avant dernier couplet :

« Petite plante si forte, si pure,
que ma chance dure, dure.
En toi, en moi, j'ai grande foi
car je sais que la fortune viendra. »

               Aello reste silencieuse quelque instant, les yeux clos. Doit-elle s'arrêter maintenant ou lancer la dernière incantation ? Mais ne risque-t-elle pas de produire l'effet inverse en concluant avec un élément manquant ? Elle ouvre les yeux, relâchant la pression de ses muscles et s'éloigne de la boîte. Pour que son sort puisse être scellé, elle se doit de trouver une touffe de poils noirs, peut important de quel être elle provient.
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Collapsing
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MessageSujet: Re: La boîte à chance - Collapsing   Dim 17 Déc 2017 - 23:09

two worlds
collapsing ft. aello

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Cela faisait combien de temps que tu traînais par ici maintenant ? Cela faisait combien de temps que tu allais de ci & de là dorénavant ? En ce moment, tu avais l'impression que le temps avançait trop vite à ton goût, que les journées défilaient trop rapidement pour que tu puisses en jouir convenablement & c'était bien dommage. Peut-être est-ce l'Hiver qui faisait cela. Peut-être est-ce aussi le fait que tu vieillissais & que tu passais le plus clair de ton temps à dormir. Tu ne savais pas réellement. Mais est-ce qu'il doit y avoir une raison à tout ? Est-ce qu'on doit réellement savoir pourquoi tout avance aussi vite ? Je n'en suis pas certaine. Selon moi, on devrait seulement profiter de la vie, sans se poser de questions. Certes, tu le faisais à un moment donné dans ta vie, mais je ne suis pas sûre qu'actuellement tu le ferais encore une fois. Aujourd'hui, tu ne vivais que pour accomplir ta mission, que pour assouvir ton ambition. Tu n'as rien d'autre en tête.
Le nez au sol, les oreilles en avant & un ronflement de naseaux : tu suivais une piste, une odeur. Tu l'avais senti depuis un bon moment dorénavant. Une jument. Tu ne savais pas qui elle était, d'où elle venait : tout ce que tu savais c'est qu'elle avait pénétré tes futures terres. C'est sans doute pour cette raison que tu t'étais levé si tôt cette matinée-là, que tu avais profité de ta journée comme il se devait. Tu devais connaître cette jument. Tu devais savoir ce qu'elle faisait là, qui elle était, mais surtout pourquoi elle avait posé un sabot ici. Pourquoi ? Pourquoi ressentir un tel besoin ? Même moi, je ne le sais pas en réalité. Je ne veux même pas savoir dans le fond. Tout ce que je voulais savoir c'est la raison de ta conquête. Voudrais-tu de cette jument dans ton futur harem ? Voulais-tu la rencontrer car tu avais besoin de compagnie ? Voulais-tu la connaître par simple curiosité ? Ou par simple intérêt ? Finalement, tu redressas la tête, les oreilles en avant, quand tu compris où tes pas t'avaient menés : l'Usine. Cette fameuse usine où tu avais rencontré une certaine princesse déchue. Alors sans même hésiter une seule seconde, tu y entras rapidement.
Le silence. Etrange ... Pourquoi tes sabots t'avaient menés ici, alors que l'Usine était si silencieuse ? Tu ne comprenais pas. Puis, soudain, une voix féminine se fit entendre, des paroles, comme une incantation, ou même une litanie. Tu arquas l'encolure, tendis l'oreille & semblas comprendre que cette voix venait d'une jument. Tu l'as trouvé. Tu avais trouvé la raison de ta marche. Alors, tu la repris, prenant même quelques fois le trot. Tu devais la rencontrer, tu devais savoir qui était la perturbatrice de ton sommeil. Alors, au bout de quelques minutes de labyrinthe, elle se trouva là : une petite jument palomino, banale, semblant parler à des esprits qui n'étaient pas là. Tu eus un brusque rire. Une sorcière : ton destin t'avait mené à une sorcière. C'était le comble. Alors, sans même hésiter une seule seconde, tu te mis derrière elle, la bousculant malencontreusement, ou pas.

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