Jeu de rôle équin
 
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 Ça sent le roussi - PV Commedia

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CYRIUS

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MessageSujet: Ça sent le roussi - PV Commedia   Sam 9 Sep 2017 - 17:25



Cyrius avait décidé de quitter ses chères terres Trompeuses pour s'aventurer à l’extrémité Est d'Horse-Wild. C'est ainsi qu'il venait de pénétrer dans un endroit totalement inconnu qui contrastait drôlement avec les Verts Vallons, qu'il venait de traverser pour venir jusqu'ici. D'un territoire magnifique et prospère aux couleurs vives et à la végétation foisonnante, il se trouvait maintenant sur une terre qui s'inspirait rien d'autre que la désolation la plus totale.


Oh oui bien-sur, on y trouvait des arbres, de la terre, et puis un ciel, comme partout ailleurs, mais il semblait que le lieux avait été récemment ravagé par un feu de forêt bien dévastateur.


L'étalon progressait d'un pas désabusé sur le sol sinistré, observant le décor d'une pauvreté incroyable. C'était bien simple : arbres brulés sans la moindre petite feuille à grignoter, sol calciné recouvert de cendres, fumée qui s'échappait ici et là, procurant un sentiment de sécurité proche du néant, et enfin, le ciel, qui était lui comme d'habitude vu que le feu n'avait pas pu l'atteindre. Quoi qu'évidement, il faisait bien nuageux pour rendre l’atmosphère encore plus déprimante.


Pourquoi venir explorer une terre qui visiblement n'avez rien à offrir ? Cyrius n'aurait su le dire, ce qui était sure, c'est qu'il n'était pas près de se faire une overdose de feuilles de thé en ce lieu. Une véritable malédiction, tout ce qu'il gagnerait en étant ici serait de puer le cochon fumé à des kilomètres jusqu'à son prochain bain. En effet, l'air ici avait un doux parfum de barbecue tout à fait désagréable à ses délicats naseaux.


L'alezan continua d'avancer au hasard, faisant négligemment craquer des bouts de branches mortes sous ses pieds, l'endroit était si inhospitalier qu'il était à deux doigts de convoquer Aléas pour l’envoyer droit en enfer.
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Sam 9 Sep 2017 - 18:05


Bloquer. Ressorts. Chiffon à poussière. Loup. Zoologique.
« Papa m'a parlé d'une forêt de baobabs sur Horse-Wild, des arbres cent fois plus gros que ceux de ta jungle, Baba Yaga ! expliquait joyeusement Commedia. »

Elle avait entamé un pèlerinage loin de la Jungle sur laquelle régnait les semblables de son nouvel ami. Le ouistiti argenté qui avait décidé de partir découvrir le monde sur son dos méritait plus que la désignation de macaque aussi avait-elle décidé, après de longues considérations zoologiques, de le nommer Baba Yaga. C'était un mâle mais qu'importait; Baba ne pouvait parler. Il avait exprimé sa joie (ou son mécontentement, pour ce qu'elle en savait) lorsqu'elle avait commencé à s'adresser à lui de cette façon et à présent il répondait généralement par une exclamation criarde dès qu'elle prononçait son nom. Ils faisaient des progrès, elle avait entrepris de lui enseigner l'art de tresser sa crinière après que le primate ait manifesté un intérêt poussé pour ses crins. Si sa crinière était encore un peu courte pour les petites mains de Baba, sa queue elle commençait à être assez longue pour qu'il s'entraîne et la fasse au passage profiter d'un subtil massage de sa délicate groupe. Un partenariat fructueux s'annonçait entre elle et son nouvel ami.

Ils étaient en cette belle journée à la recherche de la Forêt de Baobabs que lui avait décrit son père lors de leur voyage pour rejoindre Horse-Wild. Baba Yaga bondissait sur son garrot, comme vissé sur des ressorts, particulièrement pressé de trouver un lieu si grandiose. Elle pouvait le comprendre, contrairement à elle qui restait bloquée au sol lui pouvait grimper jusqu'à la cime des arbres et frôler le ciel. Quelle chance ! Pour le moment elle n'en avait pas autant, évoluant dans un environnement roussi et carbonisé qui laissait présager une transformation en bacon plus que prochaine. Elle qui avait envisagé d'initier Baba à la tauromachie... tant pis, l'art d'affronter des taureaux échapperait à son ami ouistiti.

« Tu sais Baba, j'ai rencontré cet étalon à mon arrivée, Cynistrius. La première fois je l'ai traité de pédophile pour diverses raisons que je vais te raconter après, mais la fois suivante je l'ai appelé papa devant un inconnu juste pour l'embêter. Mais quand je parle de Papa, c'est mon vrai Papa. Cynistrius n'est qu'un pervers. »

Elle allait raconter ses mésaventures lorsqu'elle crut apercevoir l'objet de la conversation à sens unique. Quand on parlait du loup...

« MON PAPA CHERI ! hurla-t-elle sur une impulsion soudaine. »

Commedia s'élança en direction de Cynistrius pour se lover contre ses flancs avec une affection qui était plutôt sincère bien qu'elle ne l'aurait avoué pour rien au monde. C'était un peu comme la nycturie, on préférait ne pas en parler. Elle était en mesure de comprendre, ce n'était pas glorieux d'avouer qu'on faisait encore pipi au lit...

« Bon par contre je te préviens, tu as interdiction de regarder les fesses de Baba Yaga, pervers. »

Sinon, elle trouverait un chiffon à poussière et lui banderait les yeux avec. Non mais oh. Il ne fallait pas exagérer non plus, entre la pédophilie et l'érotomanie il n'y avait qu'un pas et elle était persuadé que Cynistrius pensait que ses victimes l'admiraient secrètement quand en réalité il était le seul à laisser traîner ses yeux là où il ne fallait pas. Crado.
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CYRIUS

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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Dim 10 Sep 2017 - 18:15



Tandis qu'il marchait, Cyrius tendit soudainement l'oreille, il lui avait semblé entendre une voix. Il s'arrêta pour mieux entendre, mais le seul mort qui n'arriva jusqu'à ses oreilles fut : "pervers".
Cyrius n'eut même pas le temps de lâcher un :


- Oh...


Pour lui-même, qu'une petite forme équine tout à fait reconnaissable fondit sur lui avec la force d'un boulet de canon en l’appelant "papa chéri".
L'alezan eu ce reflex étrange de lancer un regard inquiet aux alentours pour être sûre qu'il n'y avait personne d'autre dans les parages, il adorait Commedia, mais il n'était pas tout à fait rassuré de ce qu'elle pouvait raconter sur lui un peu partout. D'autant plus qu'il aspirait à devenir dominant, et qu'une réputation de gros pervers pouvait possiblement lui être préjudiciable pour la suite.


Il afficha néanmoins un immense sourire juste avant qu'elle ne le percute pour se blottir contre lui.


- Tiens mais voila l'enfant de cœur qui nous reviens ! Mais qu'est-ce que tu fiche ici d'ailleurs? lui demanda t-il d'un air soupçonneux. Et oui, qu'y avait-il ici pour une pouliche de son âge à part un environnement hostile et dangereux? Cyrius n’eut pas besoin de poursuivre sa réflexion, cet endroit était surement une cours de récréation fascinante pour un poulain.


Il remarqua alors qu'elle avait sur le dos un animal poilu qui ressemblait vaguement à une chauve-souris que l'on aurait croisée avec un chat persan.


- Je vois que tu n'a toujours pas de parents responsables, tu as une sorte de gros poux sur le dos, si tu veux une pipette anti...


Mais il fut interrompu par la pouliche qui le somma de ne pas mater le postérieur de "Baba Yaga"..
Cyrius posa sur elle un regard douteux, coucha une oreille et tourna la tête pour chercher du regard l'individu dont elle parlait.


- Je ne vois aucun Baba au Rhum, tu n'aurais pas boulotté mes feuilles de thé, toi, par hazard ? Demanda t-il d'un air suspicieux.

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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Lun 11 Sep 2017 - 0:32


Déclarer. Grèce. Ensemble. Eclairage. Se mettre d'accord.
Commedia ne savait pas quelles étaient les ambitions de Cynistrius. Peut-être cherchait-il l'amour, ou simplement à faire son petit bout de chemin, mais une chose était sûre, la réputation qu'elle lui faisait sur Horse-Wild risquait de ne pas être en sa faveur. Elle aurait pu le désigner comme son père adoptif plutôt que pervers et ainsi l'élever au rang d'étalon particulièrement digne de respect... La pouliche n'était pas encore sûre de vouloir lui faire une telle fleur, il fallait qu'elle en discute avec Baba Yaga d'abord. Le primate avait été secoué par sa folle cavalcade pour rejoindre l'étalon alezan et poussait des cris outrés, surement pour lui rappeler qu'ils voyageaient ensemble et devaient donc choisir de galoper ensemble. Une décision commune qu'elle ne lui avait pas donné l'occasion de discuter pour se mettre d'accord avec elle afin de mieux tenir sur son dos.

« Je suis désolée Baba, souffla-t-elle à son intention, penaude. »

Cynistrius, lui, n'était pas triste de la voir et cela lui réchauffa le coeur. Il se montrait sous un meilleur jour que la première fois et cet éclairage flatteur la faisait presque se décider à définitivement le désigner papa adoptif et non plus pédophile. A méditer...

Non loin une souche carbonisée dégageait une fumée noire qui piquait les yeux et agressait sa gorge, confirmant son manque d'attrait pour les braises qui ponctuaient le terrain. Elle n'avait pas envie de se brûler et c'était probablement pour cette raison que Baba Yaga était resté sur son dos aussi longtemps. Heureusement, elle n'avait pas besoin de parents pour être aussi mature et elle se fit une joie de le dire à Cycy.

« Je cherche la Forêt de Baobabs ! déclara-t-elle fièrement en bombant le torse. Et je n'ai besoin de perso-, elle se stoppa net, les yeux plissés. »

Venait-il d'insinuer... Ce...

« C'EST TOI QUI A UN SOUCI AVEC LES FEUILLES DE THE, CYNISTRIUS ! »

Elle avait bien l'intention de lui vriller les oreilles pour le punir.

« Baba Yaga est un oustiti argenté originaire de la Jungle et c'est mon ami ! Ne l'écoute pas Baba, ce n'est qu'un goujat. »

Commedia détourna résolument la tête, vexée, et envisagea de déménager en Grèce avant de réaliser qu'elle n'avait pas encore trouvé la forêt et qu'en plus de ça, qu'est-ce que c'était que ces histoires de feuilles de thé ?

« Tu as une plantation d'arbres à thé ? demanda-t-elle, suspicieuse. »
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Lun 11 Sep 2017 - 16:54



Cyrius coucha les oreilles, le poux de Commedia était extrêmement bruyant et ne cessait de pousser des cris stridents. L'alezan surpris Commedia à s'adresser à la chose en question, il eu alors un flash, elle lui renvoyait en pleine face l'image de son ami Sinistros et de son artichaut. Au vu du caractère tempétueux de la pouliche, Cyrius prit la ferme résolution d'essayer de ne pas tuer le poux comme il avait tué l'artichaut...

Il écouta Commedia, un grand sourire aux lèvre, alors qu'elle lui expliquait fièrement qu'elle cherchait la forêt des Baobabs, justement, lui aussi cherchait ces fichus baobabs. Il ouvrit la bouche, s'apprêtant à lui répondre, mais sa mâchoire resta bloquée en position ouverte. La pouliche n'avait même pas fini sa phrase, qu'elle lui hurla dessus avec tellement de force et de rage qui Cyrius fit un pas en arrière, impressionné qu'un si petit corps puisse vociférer aussi fort et avec tellement de hargne.

-..Je...Oui j'ai peut être un problème avec les f..

Mais il n'eu même pas le temps de terminer sa phrase que Commedia enchainait déjà, apparemment le poux était un "ouistiti argenté" et "son ami". Effectivement, Cyrius se dit à nouveau qu'il avait intérêt à ne causer aucun dommage volontaire à l"ami" de Commedia, il oublia donc l'idée de la pipette.

- ...Je peux en placer une maintenant ? Demanda t-il prudemment à la pouliche alors qu'elle était entrain d'expliquer à son singe qu'il était un goujat.

Cyrius se rendit compte soudainement qu'elle venait de l'appeler Cynistrius, une curieuse contraction de Cyrius et Sinistros, se pouvait-il qu'elle connaisse son légumiste ?

- Moi c'est Cyrius, lui rappela t-il , c'est bien beau de m'appeler "papa chéri", mais si tu ne sais pas le nom de ton père on est pas dans le crottin !

Il fit quelques pas vers elle pour observer son animal de compagnie de plus près. Une curieuse boule de poil qui le regardait avec la tendresse d'un crocodile guettant un zèbre malade. Cyrius s’approcha du singe en l'observant curieusement, il lui fit un grand sourire dans l’espoir de l’apprivoiser et que celui-ci ne cessait de le fixer avec son regard haineux. En réponse à son sourire, le ouistiti essaya de le mordre. Cyrius recula juste à temps et garda ses distance avec l’affreux macaque. L'étalon lui envoya une grimace et reporta finalement son attention sur Commedia qui le questionnait sur ses feuilles.

  
- Evidement que j’ai une plantation d’arbres à thé, je te ferai goûter tu verras, …mais pas tout de suite, tu n’a pas encore l’âge pour ça évidemment, lui expliqua Cyrius en essayant d'agir comme un adulte responsable. A vrai dire ça n’est pas réellement MA plantation, c’est moi qui l’ai découverte, certes, mais elle se trouve sur les terres Trompeuses qui ne sont encore à personne. Cependant, très bientôt, si j’en devient le dominant, alors nous pourrons bel et bien dire qu’il s’agit là de MA plantation.

L'étalon, qui avait fait quelque pas, sursauta soudain, il avait par megarde posé un pied sur un braise fumante qui lui avait arraché une vive douleur.
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Lun 11 Sep 2017 - 22:36


Ebéniste. Rat. Mallette. Dent. Poussière.
Commedia hocha distraitement la tête à l'intention de Cyrius pour l'autoriser à parler, trop occupée à se tordre l'encolure au risque d'attraper un torticolis afin de rassurer Baba, l'étalon alezan ne lui ferait aucun mal. Elle lui offrit d'ailleurs son plus beau sourire et répliqua avec un air angélique, très fière d'elle-même.

« D'accord Cycy ! »

Il était fait comme un rat. Cette fois elle en était sûre, elle le ferait passer pour son père adoptif, que ce soit après une rencontre des plus sages ou ses pires méfaits. Il allait en baver mais ne dit-on pas qui aime bien châtie bien ? Elle ferait honneur au proverbe.

Elle ne remarqua absolument pas l'agression dont fut victime Cyrius, probablement trop innocente pour imaginer Baba user de ses dents contre quiconque et préféra fixer son père adoptif avec un air suspicieux. Etait-il dealer de drogue ? Ça en avait tout l'air !

« Est-ce que tu as une mallette pleine d'argent cachée quelque part avec tes substances illicites que tu revends partout sur l'île ? elle eut soudain un affreux soupçon. Ne me dis pas que tu comptes sur moi pour vendre ça sous un air innocent, sinon il faudra me léguer les Terres Trompeuses quand tu seras trop sénile pour les dominer, et ça c'est uniquement si tu les obtiens, autant dire que ce n'est pas gagné si tu veux me faire travailler. »

Et ce n'était pas cher payé ! Corrompre un enfant comme ça, il n'y avait bien que Cycy pour y penser, ce pédophile... Il allait manger la poussière à ce rythme, elle n'osait imaginer combien d'ennemis il se faisait chaque jour.

Commedia contemplait l'idée de devenir ébéniste, avec toutes ces souches calcinées il y aurait eu de quoi faire quand elle remarqua le sursaut douloureux de l'étalon et se précipita vers lui dans l'espoir de lui venir en aide. Bien évidemment elle marcha à son tour sur la braise fumante et poussa un cri strident, relevant le sabot et se contorsionnant pour observer les dégâts.

Cela faisait affreusement mal et de grosses larmes lui montèrent aux yeux avant de dégringoler sur ses joues tandis qu'elle contenait un sanglot d'un reniflement peu gracieux.
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Mar 12 Sep 2017 - 12:31



Cyrius fixait le poux poilu d'un oeil mauvais tandis que Commedia s'inquiétait de ses activités illicites.  Avec un sourire malicieux, il l'écoutait proposer des idées plutôt stimulantes.

- Les mallettes, l'argent et les substances douteuses, ça c'est pour les humains Commedia. Moi je te parle de feuilles d'arbres à thé 100% naturelles et d'effets secondaires tout aussi euphorisants qu'inoffensifs. Evidement, si je deviens dominant, et si tu devenais Trompeuses, alors je pourrai compter sur toi pour aller corrompre les solitaires, leur proposer quelques délicieuses feuilles de thé en échange de leur allégeance aux Terres Trompeuses. Oui ça c'est vraiment une excellente id..

Mais une fois de plus il fut interrompu, Commedia venait de faire exactement la même bêtise que lui, elle avait posé son pied sur la braise. Cyrius s'était vite remis de la douleur cuisante qu'il avait ressenti, mais la pouliche avait un pied bien plus fragile que le sien. Lorsqu'il la vit pleurer, Cyrius se sentit soudainement tout à fait attendrit

Il baissa l'encolure, approchant ses naseaux du pied blessé et souffla doucement dessus. De toute façon il n'y avait pas le moindre point d'eau dans les parages pour soulager la douleur, qui finirai bien par passer.

L'alezan releva la tête et balaya gentiment les larmes qui coulaient sur la joue de Commedia de ses naseaux de velours. Il lui fit un petit sourire 

- Tu as de la chance, on devrait normalement éviter d'avoir recours à l'amputation de ton pied, même si il doit être possible de se débrouiller avec trois pieds, j'ai croisé un étalon l'autre jour à qui il manquait un oeil, cela lui donne un faciès tout à fait répugnant mais ça n'avait pas l'air de le déranger.

Il la regarda avec un grand sourire et partie faire quelques pas devant,

- Allez viens, on va visiter un peu et chercher ces Baobabs, la douleur va vite passer, et puis si tu as trop mal du peux peut être demander à Tata Yoyo (il avait déjà oublié le nom du poux) de te faire office de chausson, sa fourrure à l'air toute douce !

Cyrius progressa d'un pas tranquille pour que la pouliche puise la suivre, elle était solide, il savait qu'elle se remettrait plus vite de son pied que du fait qu'il ai suggéré d'utiliser son ami en guise de pansement. Un grand sourire aux lèvres, il avançait précautionneusement, espérant que Commedia ferait attention où elle posait ses petits pieds.
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Mer 13 Sep 2017 - 12:08


Grenade. Foyer. Oeillet. Minuscule. Héros.
Dans le brouillard de sa douleur les paroles de Cyrius lui passaient par-dessus la tête. De toute façon elle n'avait qu'un intérêt minuscule pour ses ambitions : elle n'avait pas l'âge pour se poser ce genre de questions. Non, Commedia avait l'âge de voir en lui un héros tandis qu'il soufflait délicatement sur son sabot douloureux. Il essuya même ses larmes, provocant une nouvelle chute de ces dernières parce que la pouliche, touchée par son geste, ne parvenait pas à se reprendre.

Lui donner de l'attention c'était comme jeter une grenade d'hormones dans ses émotions enfantines : cela allait les empirer à coup sûr. Elle rit faiblement lorsque Cyrius fit un peu d'humour et lui rendit son sourire en se calmant. A l'avenir elle était sure de ne jamais se jeter dans le foyer des flammes, rien que sous le sabot ça faisait bien assez mal comme ça.

« Tu rencontres beaucoup de monde sur Horse-Wild ? Jusqu'ici je n'ai rencontré que Plume Brisée, c'est avec lui que j'ai adopté Baba, et Shirayuki, une pouliche comme moi. Je lui ai fais croire que j'étais un garçon... »

Son sourire s'agrandit jusqu'à exploser en un rire joyeux et Baba Yaga s'agita sur son dos, gêné par les secousses. La remarque qui ne tarda pas à suivre à propos du ouistiti lui passa au-dessus parce qu'elle savait qu'il la taquinait seulement. La bave du crapaud n'écrasait pas le bel oeillet... à moins que ce soit n'atteint pas la blanche colombe... Elle n'en savait rien et ne se posa pas longtemps la question.

Commedia marchait un peu en retrait aux côtés de l'étalon alezan, comptant sur lui pour dégager le chemin de tout danger. Elle était prudente et cherchait à l'horizon la moindre trace de ces arbres immenses dont ils étaient en quête, sans succès. Une épaisse fumée couvrait le ciel et agressait ses poumons lorsqu'elle s'approchait trop d'une branche encore fumante. Baba Yaga semblait s'être calmé sur son dos et en se tortillant elle remarqua qu'il s'était endormi, probablement assommé par les relents toxiques que dégageait les Braises Eternelles.

« Ils existent vraiment ces Baobabs ? Tu les as déjà vus ? »
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Jeu 14 Sep 2017 - 10:22



Cyrius continuait d'avancer, la pouliche le suivait de près. Il marchait d'un pas tranquille, son regard balayant les alentours tout en surveillant attentivement le terrain. Une fois où deux, il donna un coup de pied pour écarter une branche fumante du chemin afin d'éviter d'autres brûlures. Cette odeur de fumée, de bois carbonisé, montait un peu à la tête et se révélait peu agréable. Certes il fallait sillonner cet endroit pour avoir l'espoir de trouver la forêt aux Baobabs, mais l'exercice serait nettement moins pénible lorsqu'il aurait enfin découvert où se trouvait l'accès. Cette forêt incendiée était vaste, et l'étalon se disait qu'il ne pourrait pas la parcourir des heures durant - surtout en présence de Commedia - à cause de cette fumée qui se révèlerai toxique si inhalée trop longtemps.

Toujours devant, Cyrius ria franchement lorsque la pouliche lui apprit qu'elle s'était faite passé pour un garçon, cela lui ressemblait bien.

Elle lui énonça ses rencontres, lui demanda les siennes. Marchant toujours sur le sol carbonisé, l'étalon lui répondit tout en continuant de surveiller les alentours et le terrain.

- Plume Brisée...non je n'ai pas rencontré cette jument. Shirayuki non plus, tu es la seule pouliche à avoir croisé mon chemin.

Ils arrivait devant une sorte de fourche, et Cyrius décida de prendre à gauche

- J'ai rencontré pas mal de monde. Comme ils avait le temps, il fit l'inventaire de ceux qu'il avaient vu jusque là. Sinistros, un peu fou mais très sympatique... Mal', une jument difficile à cerner... Héra, gentille jument blanche... Fifa, Ecalispe... Kuro... Pearlescence...Shiro...Collapsing... et plus récemment, Shaï... Ça en fait du monde !

L'air était plus respirable par ici, et le sol moins dangereux que tout à l'heure. Cyrius s'arrêta net lorsqu'un craquement bruyant se fit soudainement entendre. L'étalon attendit quelques seconde, cette forêt était morte mais quelques habitants la peuplait encore, le son avait peut être été provoqué par un oiseau quittant une branche.

La pouliche était à présent à ses côté. Ils se remirent en marche, Commedia demanda s'il avait déjà vu les Baobabs.

- Je les ai déjà vu par le passé. Horse-Wild à changé, lorsque je vivais ici il y a quelques années, cette forêt n'existait pas et l'on pouvait facilement accéder à la plaine aux Baobabs. C'est un endroit bien plus agréable que celui-là, et je n'ai aucune idée du chemin qu'il faut prendre pour le trouver.

Le terrain étant plus sûre, Cyrius eut envie de se dégourdir un peu les jambes, il donna un coup de tête taquin à Commedia, et parti sans prévenir au galop sur un chemin de cendre. Les crins panachés, il lâcha dans un trop plein d'énergie un coup de cul joyeux et accéléra furieusement.
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Jeu 14 Sep 2017 - 14:27


Lobotomie. Paysage. Sibérie. Ligne. Touche.
Cyrius se comportait comme un preux chevalier, ouvrant le passage et dégageant le chemin de toutes sortes de dangers pour le plus grand plaisir de Commedia. Quel papa adoptif exemplaire ! Le paysage était difficile à discerner avec toute cette fumée toxique et la pouliche aurait bien aimé faire un séjour en Sibérie pour échapper à cette chaleur étouffante. Décidément, elle avait l'âme d'une globe trotteuse, après la Grèce voilà qu'elle voulait visiter le grand est. Peut-être que Cyrius l'accompagnerait, en tout cas ce n'était pas Baba Yaga qui irait aussi loin sur son dos, le ouistiti avait beau être petit il se faisait lourd à la longue.

Enfin, voyager avec Cyrius supposait qu'il corrigerait un jour ses manières et c'était mal parti. Après s'être dévoilé comme un pédophile l'étalon se montrait misogyne et elle le lui fit bruyamment savoir pour défendre l'honneur de ce pauvre Plume Brisée.

« C'EST UN ETALON ! TU MERITES UNE LOBOTOMIE POUR T'EMPECHER DE DIRE TOUTES CES BETISES TROIS FOIS PLUS GROSSES QUE TOI ! »

Son hurlement réveilla Baba et le primate agrippa fortement sa crinière qui gagnait un peu de longueur au fur et à mesure qu'elle grandissait. Elle grimaça à la sensation de traction mais n'en dit rien, préférant silencieusement menacer Cyrius de démembrement. Elle n'en ferait rien bien sûr, d'une par parce qu'il était bien trop grand pour elle, de l'autre parce qu'elle l'aimait bien, quand même. Malgré sa ligne de conduite et de parole des plus critiquable par moment. Elle le suivit sans se poser de question lorsqu'il prit à gauche et ne reconnut personne dans les noms qu'il citait. Il l'inspirait avec ce nombre important de rencontres et elle se promit d'en faire tout autant. Que de personnages à créer de toutes pièces pour ces inconnus !

Commedia reprit agréablement son souffle sur le chemin, appréciant l'accalmie offerte par le choix judicieux de Cyrius. Elle ne put cependant pas en profiter longtemps et se blottit contre lui en tremblant à l'entente d'un bruyant craquement, inquiète. Lorsque l'étalon alezan décida que le passage était sans danger elle se remit à marcher, écoutant attentivement son compagnon. Son père ne lui avait jamais parlé d'un territoire carbonisé aux alentours de la forêt de Baobabs, il avait dû apparaître après son départ.

Un sentier de cendres s'étalait devant leurs yeux et Commedia s'arrêta un instant pour renifler le sol, curieuse. Sur son dos Baba Yaga semblait bien heureux de sa place privilégiée. Il l'avertit d'un cri strident juste avant que Cyrius ne la touche comme pour la mettre au défi de jouer à chat et elle s'élança sur ses pas dans un rire hystérique, esquivant son coup de cul pour tâcher de rester à sa hauteur malgré ses petites jambes. La cendre voletait autour d'eux à chaque foulée, lui piquant les yeux, tandis que Baba s'accrochait de toutes ses forces à ses crins en l'encourageant bruyamment. Elle tenta bien d'accélérer pour dépasser l'étalon, sans succès, et bondit par-dessus une branche fumante. La chaleur qui s'en dégageait effleura son ventre, la faisant rire.

Un nouveau craquement retentit au loin, sinistre, sans qu'elle ne s'en inquiète, trop occupée à s'amuser.
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Lun 18 Sep 2017 - 15:15



Cyrius avait couché ses deux oreilles lorsque Commedia, une fois de plus, lui hurla dessus. Il n'imaginait pas les nuisances sonnores qu'elle provoquerait à l'âge adulte, elle criait vraiment très fort. Et tout cela pourquoi ? pour le réprimander de s'être fourvoyer sur le sexe DU dénommé Plume Brisée ? 


- Ca n'est quand même pas de ma faute si ses parents ont oublié de regarder entre ses jambes avant de lui donner un prénom, grommela l'étalon alors qu'il s'élançait au galop.


Le sol était parfait pour une course, et Commedia se révéla plus rapide que l'étalon ne l'aurai pensé. Elle l'avait rapidement rattrapé, et galopait maintenant à sa hauteur. Cyrius décida de maintenir l'allure, sans toute fois accélérer afin que la pouliche puisse facilement suivre le rythme.
Il repensa soudain au fameux Baba, il jeta un furtif coup d'oeil, le singe était toujours sur le dos de la petite, aussi tenace que sa monture, il s'accrochait comme un diable à la crinière pourtant bien courte de Commedia.


Cyrius, en pleine course, adressa à Commedia un sourire aussi charmant que radieux, et lâcha un nouveau coup de cul. Il aurait bien voulu qu'elle ne l'imite, mais il se doutait bien qu'elle éviterait ce genre de désagrément à son cavalier. L'étalon se sentait simplement joyeux en cet instant, il aimait la présence de Commedia, il savait qu'il saurait se montrer aussi complice que protecteur avec elle.


Un tronc de diamètre raisonnable barrait le chemin plus loin devant eux. Cyrius lança un coup d'oeil a Commedia pour s'assurer qu'elle l'avait vu, il accéléra légèrement l'allure pour passer devant elle et se prépara à sauter tranquillement l'obstacle. L'étalon se projeta par dessus le tronc, et à ce moment là, un craquement encore plus sonore que les autre se fit entendre et il faillit trébucher à la réception.


L'alezan n'eu même pas le temps de se retourner pour voir où en était Commedia, il pila brusquement, s'arrêta net, la tête haute et les naseaux dilatés, il se sentait menacé sans savoir par quoi. Ses oreilles pivotaient rapidement, essayant de trouver la source du bruit.

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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Mar 19 Sep 2017 - 23:07


Silhouette. Barre. Bonbons. Détective. Erotisme.
Commedia n'était pas loin de l'asphyxie dans ses efforts pour rester aux côtés de Cyrius. L'étalon n'avait aucune pitié, vraiment, et le poids de Baba Yaga ne faisait rien pour l'aider. Elle ne risquait pas de l'imiter lui et ses joyeuses ruades. De une ce n'était absolument pas féminin, et de deux elle imaginait trop bien la silhouette argentée de Baba valser au-dessus de sa tête si elle s'y mettait. Pauvre bête.

Malgré tout cela elle ne pouvait nier la complicité qui transpirait entre elle et l'alezan. Point d'érotisme, il n'avait de pédophile que le surnom. Non, une belle et simple affection partagée qui lui permit de sourire à l'autre équidé lorsqu'il s'assura d'un regard qu'elle avait bien vu l'obstacle qui leur barrait la route. Elle lui laissa la barre pour qu'il prenne le large et passe en premier, ne tardant pas à le suivre en bandant tous ses muscles pour bondir par-dessus l'épais tronc. Sur son dos Baba poussa un hurlement de joie auquel elle répondit d'un rire... et manqua de percuter Cyrius.

Il s'était brutalement arrêté, droit comme un i et alerte. Dans son rire elle n'avait pas entendu le craquement qui avait provoqué une telle réaction mais la pouliche ne manqua pas le suivant, plaquant ses oreilles en arrière tandis qu'un peu de peur la faisait trembler.

Ni le primate ni l'équidé qui l'accompagnaient ne semblaient rassurés aussi décida-t-elle de jouer les détectives. Elle s'avança avec méfiance et huma l'air sans parvenir à y reconnaître l'odeur du danger. Quelques arbres noircis par le feu laissaient échapper une fumée inquiétante qu'elle contempla en se faisant la réflexion qu'ils étaient loin de lui rappeler des bonbons. Plutôt un barbecue, pensa-t-elle avant que son attention ne soit attirée par Baba qui s'excitait sur son dos en désignant l'arbre le plus proche. Il penchait dangereusement vers elle, une large brèche dans son tronc laissant apparaître des braises qui crépitaient contre le bois carbonisé... C'était mauvais signe, fut sa seule pensée avant qu'un nouveau craquement retentisse et qu'il commence à basculer droit sur eux.


Dernière édition par Commedia Dell'Arte le Jeu 21 Sep 2017 - 11:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Mer 20 Sep 2017 - 10:05



Cyrius était toujours immobile. Il avait tourné une oreille vers l'arrière lorsque Commedia avait pilé net à sa suite, manquant de justesse de lui rentrer dans la croupe. L'alezan scrutait toujours l'environnement proche avec vigilance, d'autres craquements plus lointain se faisaient entendre, mais celui qui avait fait stoppé l'étalon était beaucoup plus proche.

Tandis qu'il se mit à observer un arbre brulé sur sa droite, il ne vit pas la pouliche qui s'aventurait de quelques pas sur sa gauche pour s'intéresser à un autre arbre calciné. Cyrius se retourna vivement vers elle en raison de l'avertissement sonore du primate qui s'était remit à hurler. L'étalon vit alors avec horreur le gigantesque arbre fumant basculer inexorablement vers eux.

- ECARTE TOI !!! Rugit l'étalon à Commedia tandis que l'arbre s'effondrait sur eux dans un craquement terriblement tout en projetant des braises brûlantes.

Cyrius fonça sur Commedia, la percutant volontairement pour qu'elle prenne la fuite avec lui, l'étalon s'élança au galop et lâcha un grognement de douleur lorsqu'une braise incandescente tomba sur sa croupe.

L'arbre s'effondra derrière eux dans un nuage de fumée toxique, mais un autre craquement sur leur droite se fit entendre, les arbres dévorés de l'intérieur par le feu s'effondraient et en entrainaient d'autres dans leur chute, ils devaient absolument quitter cette zone.
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Jeu 21 Sep 2017 - 11:34


Base-ball. Mozzarella. Flâneur. Récital. Détonateur.
Commedia était plutôt d'accord avec Cyrius, vraiment. S'écarter semblait être la meilleure chose à faire, plutôt que de flâner sous le danger mais à vrai dire, elle était tétanisée. Baba Yaga s'agitait sur son dos, paniqué sans osé l'abandonner à son sort et ses cris furent comme le détonateur d'une bombe de réalisation dans sa tête. Elle s'efforça de lutter contre la paralysie qui la forçait à rester immobile, et soulevait douloureusement un sabot quand l'alezan la percuta afin de la mettre hors de danger. Son nouveau rôle de batte de base-ball eut l'effet escompté et elle s'élança dans un cri de détresse, quelques braises lui tombant sur les naseaux. Baba Yaga en reçut dans les flancs et protesta à l'idée de se transformer en mozzarella, ce qu'elle pouvait comprendre aussi accéléra-t-elle jusqu'à être hors de portée.

Les arbres tombaient de par et d'autres d'eux, fragilisé par le feu qui les dévorait de l'intérieur et la fumée opaque ne l'aidait pas à distinguer où elle allait. Commedia resta proche de Cyrius, l'appelant régulièrement pour être certaine qu'ils ne se perdaient pas, et fonça droit devant dès qu'elle aperçut une éclaircie. Essoufflée, elle s'arrêta dans une petite clairière dégagée de fumées toxiques et laissa pendre sa tête, tremblante.

« Tu parles d'un récital, soupira-t-elle à l'intention de ses deux compagnons. Leurs cris peureux n'avaient rien de mélodieux. »

Ils avaient trouvé une accalmie dans une zone de la plaine couverte de cendres. Le sol était noir sous leurs sabots mais le ciel bleu et dégagé, quelques nuages y glissant paresseusement. Les arbres craquaient toujours dans leur dos, un bruit lointain qu'elle oublia en contemplant les alentours. Une montagne de cendres se dressait à l'horizon.

« Tu crois que c'est les restes d'un Baobab ? demanda-t-elle à Cyrius. »
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Mar 26 Sep 2017 - 11:37



Leur course effrénée s'arrêta donc dans une clairière tranquille au sol sombre, ils s'en étaient sorti sans autres dommages que quelques brûlures. L'alezan marchait dans la clairière en reprenant son souffle, il regardait Commedia avec le sourire, voila une drôle d'aventure qu'ils venaient de vivre.

- Et bien ! On ne s'ennui pas ici, j'ai bien cru que tu allais finir en barbecue !

Il lui lança un regard taquin avant d'observer leur nouvel environnement. Plus loin, les arbres continuaient de faire du grabuge, mais ici ils étaient en sécurité.  La clairière était grande et clair. Le regard de Cyrius se posa un moment sur le singe, qui miraculeusement, était encore là. Puis il porta son attention, tout comme Commedia, sur l'énorme tas de cendres qui s'étalait non loin d'eux.
La chose était impressionnante, et Cyrius s'en approcha. Il s'avéra que vu de près, on pouvait distinguer le cadavre d'un énorme tronc dont certaines parties n'étaient pas encore totalement réduites à l'état de cendres.
L'alezan s'approcha encore...et posa un pied sur le tas. Que se passerai t-il s'il essayait de monter en haut de la montagne de cendre ? Pourrait-il se tenir debout à son sommet ? Ou s'enfoncerait-il comme dans des sables mouvants toxiques ? L'étalon se retourna vers Commedia

- Vu l'énormité du tas, je confirme le diagnostic du Baobab grillé !

Cyrius baissa les naseaux sur la base du tas de cendres, cette surface avait l'air douce et soyeuse. Il souffla dessus et un gros nuage gris se forma devant le visage de l'étalon qui se mit à tousser et tousser encore.
Il s'écarta, jeta un coup d'oeil à la pouliche, puis fit le tour du tas et disparu de la vue de Commedia.
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Ven 29 Sep 2017 - 16:45


Rondelle. Science. Ajuster. Magnétisé. Cuba.
La chose, immense et grisonnante, faisait bien de nombreuses fois la taille de Cyrius. Commedia n'était pas très douée en sciences et n'avait pas une notion des distances particulièrement poussée cependant elle ne pouvait nier que c'était indéniablement immense. Elle n'osait imaginer la taille des Baobabs si ceci en était un aperçu, et ne connaissait pas assez bien ses classiques pour faire une référence au nez particulièrement prononcé de Cyrano de Bergerac. Cyrano, en voilà un bon surnom pour Cyrius ! Il était parfaitement ajusté et elle se promit de le mentionner à l'occasion d'une prochaine rencontre. Pour aujourd'hui, il était Cynistrius à ses heures perdues.

Elle l'avait d'ailleurs perdu de vue dans un nuage de cendres après la quinte de toux de l'étalon et se précipita à sa poursuite en hurlant tout ce qui lui passait par la tête pour être sûre qu'il comprendrait son sentiment.

« JE VAIS DIRE PLEIN DE GROS MOTS ! JE TE PREVIENS JE SAIS CE QUE VEUT DIRE SE FAIRE PETER LA RONDELLE ! D'AILLEURS JE SUIS SURE QUE TES FLATULENCES REPANDENT LEURS ODEURS JUSQU'A CUBA ! »

Sur le dos de la pouliche Baba Yaga y allait aussi de ses propres insultes, visiblement galvanisé par les décibels que Commedia était capable de produire. Il fallait se faire entendre sur scène après tout. Elle se mit donc au galop afin de reprendre sa prestation et rit toute seule à l'idée que Baba Yaga était plus magnétisé que galvanisé (avec sa couleur argenté, magnétisé; une audience invisible applaudit bruyamment son humour). A la poursuite de Cyrius, la jeune enfant manqua de s'effondrer dans un creux astucieusement rempli de cendres pour faire office de piège. Elle s'inquiéta soudain de la santé de son ami et père adoptif, appelant d'une toute petite voix.

« Cyrius ? Cyrius tu n'es pas tombé dans un trou dis moi ? Cyrius je regrette toutes les choses méchantes que j'ai pu te dire et toutes les fois où je t'ai crié dessus ! »
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Dim 1 Oct 2017 - 16:42



De là où il était, Cyrius entendit très distinctement la pouliche qui, par delà le tas de cendres, déblatérait des injures tout à fait inattendues. L'alezan en fut profondément choqué. Comment un cheval de cet âge pouvait avoir un tel vocabulaire ? Choqué, sidéré et aussi quelque part impressionné, il mit un instant à s'en remettre, et à réaliser ce qui venait d’apparaître devant ces yeux.

Derrière le tas de cendres, il ne trouva pas une forêt de baobab, non. Mais il y avait bien des arbres, qui eux n'étais absolument pas calcinés. Il s'agissait visiblement de poiriers, grand, garnis de fruits et bien portants. L'alezan se demanda une seconde par quel miracle ils se trouvaient en cet endroit, et par quel autre miracle ils avaient échappés au feu. Mais il mit rapidement de côté ces considérations pour croquer dans une poire juteuse dont le gout sucré l'amena au septième ciel. Leur course dans la forêt lui avait creusé l'estomac.

Il avait commencé à se gaver lorsque la pouliche arriva finalement avec son singe toujours aussi bruyant, visiblement inquiète. Il semble qu'elle avait eu peur qu'il ne lui soit arriver quelque chose de fâcheux. L'étalon en fut presque toucher, mais le gout de la poire qu'il avait dans la bouche et dont le jus coulait abondamment de sa bouche embrouilla ses sentiments. Ces fruits étaient divins.

Lorsqu'il la vit, Cyrius coucha les oreilles et lui hurla dessus, la bouche pleine de poire, projetant sur elle quelques inévitables postillons juteux

- Bordel mais ch'a va pas de parler comme ch'a ?? "Péter la rondelle" !!! Mais qui t'a appris un truc pareil ! Tu ne ch'ais même pas ce que ch'a veut dire !!

Il passa sur l'histoire des flatulences et de Cuba. D'une part parce qu'il avait justement flatulé sur un étalon noir la veille, et qu'elle n'avait pas besoin de le savoir, d'autre part parce qu'il n'avait aucune idée de l'endroit où se trouvait Cuba.

S’apercevant qu'il avait un peu aspergé Commedia de jus de poire, il se radoucit quelque peu et avala ce qu'il avait dans la bouche. Il posa sur elle un regard toujours un peu courroucé, il lui tourna le dos et s'approcha d'un des poirier. Il donna un coup de naseaux dans une fruits à sa hauteur, et celui ci tomba à terre puis roula jusqu'à la pouliche.

- Mange ça, ça te lavera la bouche et c’est bon pour la santé, non mais je rêve..."péter la rondelle..." répéta-il.
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Jeu 5 Oct 2017 - 20:49


Arbres. Berceau. Pommade. Porte-étendard. Désobéir.
Il fallut quelques minutes à Commedia pour remarquer les arbres. Ce n'était pas les bons, ils n'étaient absolument pas assez grands, mais ils avaient une bonne tête. Vraiment, pour des arbres, c'était pas mal du tout. Baba Yaga était du même avis et bondit au sol pour courir dans l'un d'eux et en faire le tour du propriétaire en poussant des cris joyeux. Lorsqu'il s'estima satisfait il quitta la branche où il s'était assis pour retrouver le siège confortable qu'était le garrot de son amie.

Les arbres ne semblèrent pas regretter son départ. Ils brandissaient leurs poires tels es porte-étendards (et non pas étendoirs quand bien même les fruits étaient alignés comme du linge au fond d'un jardin), permettant à Cyrius de se gaver. Il en aurait presque été intimidant, si du jus ne dégoulinait pas de sa bouche telle la bave d'un poupin dans son berceau. Parfois la pouliche se demandait lequel d'eux était l'enfant.

Ce qui l'impressionna plus, cependant, et Baba aussi, furent les morceaux de poire à demi mastiqués qui lui plurent dessus tandis que l'étalon s'égosillait. Il prenait décidément son rôle de père adoptif très à coeur. Commedia hésita à le contredire, décidant finalement de ne pas lui avouer qu'elle savait malheureusement ce que ça voulait dire pour plutôt lui passer la pommade en prenant un air penaud.

« Désolée... »

Elle s'exécuta sans se faire prier lorsqu'il lui intima de manger une poire tombée à ses pieds, ne voyant pas l'intérêt de désobéir. Mâchant bruyamment le fruit tandis que Baba, remit de ses émotions, lui nettoyait gentiment la face. Elle repensa au territoire du primate et se souvint de rumeurs qu'elle avait entendues, des histoires que lui avait racontées son père... Peut-être que son père de substitution pourrait la renseigner.

« Dis Cyrius, c'est vrai qu'il y a des troupeaux sur Horse-Wild ? Mon père disait que trois territoires étaient dominés mais pour le moment j'ai l'impression qu'ils sont désertés... »
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Sam 7 Oct 2017 - 14:27



Cyrius, qui avait enfin vidé sa bouche, fixait Commedia l'air sévère. Elle s'excusa finalement. L'alezan perdit alors immédiatement toute sévérité et la gratifia d'un sourire blagueur.


- Tu es pardonnée, garde ce genre de mots dans un coin de ta tête. Sa peut toujours te servir un jour. Par exemple, si tu tombe sur un cheval à la fois perfide et stupide. Comme un frison. ...Le temps qu'il essaye de comprendre ce que veut dire "péter la rondelle" tu aura un bon quart d'heure pour disparaitre.


Il lui fit un clin d’œil puis se frotta le menton contre son antérieur. Le jus de poire collait partout sur sa peau, le revers de la médaille. Il hésita à manger une autre poire. Mais il connaissait les limites de sa fonction intestinale et craignait d'être pris d'un petit désordre en présence de Commedia. Hors de question de lui infliger un tel spectacle, il perdrait toute crédibilité.


Cyrius observa finalement la pouliche qui mangeait sa poire. Contrairement à lui, elle mangeait proprement. Une vraie dame. L'étalon se gratta tranquillement l'épaule contre le tronc d'un poirier, et écouta Commedia qui avait des questions plein la tête.
Les territoires ?


- Et bien ton père avait raison. Il existe bien trois territoires sur Horse-Wild, composé chacun d'un troupeau. Il y  les terres Orphelines, les terres Secrètes, et enfin, les plus belles, les plus intéressantes et les plus extraordinaires : les terres Trompeuses !


Cyrius piaffa joyeusement à l'évocation de ces terres. Il se rapprocha de Commedia et du tas de cendres, et commença a gratter la cendre de son antérieur, achevant définitivement de se salir. Il lui faudrait bientôt prendre un bon bain, toute cette crasse étaient impensable.
Toujours occupé avec sa cendre, il poursuivit.


-...Et comme tu l'a justement remarqué, personne actuellement ne domine. Certains se mettent en campagne pour conquérir un des territoire et devenir dominants. Si tu voulait devenir dominante, quel territoire choisirai tu ?


Les antérieurs gris de cendre, il tourna la tête vers la pouliche pour écouter sa réponse.
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Sam 7 Oct 2017 - 22:20


Cacher. Députés. Prononcer. Griffe. Belle-mère.
Commedia n'avait pas souvent de préjugés. Elle était immunisée aux apriori, probablement parce qu'elle même était si différente à chaque nouvelle rencontre. Elle adressa un regard sceptique à Cyrius, mâchonnant pensivement le morceau de poire qui lui restait dans la bouche. D'abord il lui interdisait de prononcer une expression, puis il l'autorisait à l'utiliser en cas d'extrême urgence... Si on faisait abstraction de ses remarques sur les frisons (vraiment, ce n'était pas très gentil et la pouliche se sentait visée, bien que palomino elle partageait quelques traits avec les frisons et s'offusquait d'un tel racisme), si on écartait cette partie là de son discours, ce n'était pas si bête. Il lui laissait la possibilité de distraire une menace pour sauver sa peau... Il était vraiment un père adoptif exemplaire et pensait à tout ! C'était décidé, définitivement, elle ne répandrait pas sur lui la rumeur qu'il était pédophile. Sauf si cela permettait d'écarter une prétendante au rôle de belle-mère ou un usurpateur de celui de protéger. Ils n'avaient qu'à bien se tenir, tous autant qu'ils étaient ! Députés... pour rester polie.

L'étalon alezan semblait avoir des puces, se frottant à intervalles réguliers lui-même ou contre un pauvre arbre qui n'avait rien demandé. Peut-être que Baba Yaga les lui avait refilées pour se venger de ses remarques déplacées, Commedia n'y avait pas échappé au début. Le primate avait bien tenté de la soulager avec ses petites mains mais sans griffe ses gratouilles n'étaient pas des plus efficaces. Elle se garda bien de le mentionner à Cyrius cependant. Pour vivre heureux vivons cachés, et surtout pour conserver sa dignité mieux valait taire ce genre de choses et les cacher dans ce silence bien pratique.

Son père adoptif ne tarda pas à se prononcer à propos des territoires. Il avait vraiment des opinions bien affirmées, pensa Commedia en lui collant au train. Cette fois elle ne le laisserait pas trop s'éloigner ! Il semblait avoir un penchant pour les Terres Trompeuses et elle se demanda si il avait quelques ambitions à ce sujet, ne tardant pas à partager ses interrogations.

« Est-ce que tu vas tenter de t'emparer des Terres Trompeuses ? elle précisa après un instant d'hésitation. Je n'y ai jamais été... »

La pouliche le suivit jusqu'au tas de cendres, essayant d'avoir l'air innocente tandis qu'elle longeait le tas de poussière gris noir. Elle contempla la question de Cyrius sans vraiment être intéressée, ses projets étaient bien éloignés des histoires politique. Commedia aspirait à la poétique et exclama d'ailleurs la chose avant de se jeter dans le tas de cendres pour copieusement s'y rouler.

« Je pense que je choisirais les Terres Secrètes parce qu'elles se rapprochent plus du théâtral auquel j'aspire, même si les Terres Trompeuses pourraient convenir... Et puis je suis arrivée sur les Terres Secrètes avec mon père. »

Baba Yaga s'était fait avoir par son manège et émergea de la colline en poussant des petits cris. Tous deux avaient changé de couleur, les poumons remplis de poudre sombre tandis que Commedia Dell'Arte se dégageait du piège en toussant. Ce n'était peut-être pas une si bonne idée finalement...
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Mer 11 Oct 2017 - 14:28



Cyrius se trouvait un poil crasseux, mais lorsqu'il vit Commedia se rouler allègrement à même la cendre, il ne pu réagir autrement qu'en riant. La pouliche palomino n'existait plus, il avait maintenant devant lui un individu de couleur grise non identifiable. Et que dire du singe ? Cyrius lui jeta un nouveau regard exaspéré, jamais il ne s'en débarrasserait. Le dénommé Baba était lui aussi maculé de cendres...  Il toussait, Commedia aussi d'ailleurs, peut être le singe allait être rapidement emporté par un cancer du poumon. Cette pensée mit l'étalon en joie, évidement il s'en souffla pas mot à la pouliche de peur de se faire à nouveau insulter.

A la place, il répondit aux dires de la pouliche et oublia provisoirement son Baba Gaga. Elle lui demanda si il allait tenter de s'emparer des terres Trompeuses...

- Je vais essayer oui. Ca ne sera pas facile, j'ai rencontré Zeus, le dieux des Trompeuses, et celui-ci m'a appris que nous étions plusieurs à vouloir dominer cette terre. Je ne sais pas qui sont les autres. J'ai rencontré un étalon nommé Collapsing qui m'a affirmé vouloir les dominer, mais impossible pour moi de croire le moindre mot prononcé par cet individu. Je suis donc dans le doute... En tout cas, il faut absolument que tu visite les terres Trompeuses, elles sont magnifiques, mon endroit préféré, c'est le Golfe d'Emeraude, à mes yeux le plus beau territoire d'Horse Wild. Cependant, je comprend ton attrait pour les terres Secrètes, elles sont incroyables également. Et puis elles te rattache à ton père, j'imagine que cela créé une sorte de lien. Mes ancêtres, des générations plus tôt, ont dominés les Terres Trompeuses, et ce territoire fait en quelque sorte un peu parti de mon histoire...

Cyrius marqua une pause, pensif. Puis finalement, il s'approcha de Commedia, quittant le tas de cendre le sourire aux lèvres, il lui donna machinalement un petit coup de naseau au coin de l'oeil pour lui enlever la cendre qui couvrait une partie de son visage.

- Le gris ne te donne pas bonne mine ma chère, ta couleur dorée habituelle te flatte bien mieux le teint !

Cyrius s'écarta d'un pas et s'ébroua de tout son corps pour évacuer un maximum de saleté de sa robe. Il aurait bien aimé trouver un point d'eau, même il doutait d'en trouver un sur une territoire aussi aride.

- Ce qu'il nous faudrait, c'est un point d'eau, mais je ne connais pas assez les environs ...
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Sam 14 Oct 2017 - 20:05


Nez. Frapper. Inflammation. Coiffure. Vampire.
Commedia ne connaissait pas Collapsing. Pas encore. La scène viendrait, dans quelques actes, comme bien d'autres. Elle avait encore tant de choses à faire ! Et si Cyrius descendait d'une lignée royale, cela faisait d'elle un personnage encore plus intéressant ! Il lui donna un coup de nez bienveillant pour la débarrasser de son masque, ne se doutant pas que jamais ceux-ci ne tomberaient réellement. Ils faisaient partie d'elle et du théâtre depuis l'antiquité, il lui était plus naturel de les porter que de respirer. La pouliche sourit donc à son affection et secoua la tête pour ôter un peu plus de cendre tandis que Baba Yaga cessait de bouder pour se hisser sur son dos. Bientôt, il pourrait lui faire de merveilleuses coiffures. Elle en aurait bien besoin, pour ses plus beaux rôles.

Elle hocha pensivement la tête aux réflexions que Cyrius se faisait à voix haute, observant les alentours. A l'horizon une inflammation du territoire nimbait les alentours d'une lueur orangée et elle se dit qu'il ne devait pas faire bon vivre pour les vampires. Tiens, cela pouvait faire une bonne idée de personnage ! Elle prit le temps de soigneusement la noter avant de faire confiance à son instinct et de partir dans le sens d'une légère déclivité, décidant qu'ils trouveraient peut-être de l'eau après un peu de marche. S'il ne s'agissait que d'un faux plat... Eh bien elle accuserait Cyrius d'être un père adoptif de pacotille ! Elle frappait le sol de ses sabots avec hargne, piaffant et trottinant à tour de rôle tandis qu'ils avançaient à un rythme un peu trop tranquille. Soudain, Commedia s'emballa.

Baba Yaga agrippa tant bien que mal sa courte crinière tandis qu'elle fonçait droit devant, disparaissait en bas d'un creux dans le terrain et se jetait dans l'eau avec un grand SPLASH ! La cendre était moins épaisse par là, comme repoussée par la rivière qui passait en contrebas. Décidément, Cyrius et elle avait le don de trouver des points d'eau. C'était bon signe. La pouliche décréta mentalement qu'elle suivrait le cours de la rivière lorsqu'ils se sépareraient, pataugeant gaiement dans l'eau.

« Cyrius ! Dépêche toi ! Il y a de l'eau ici ! »
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Mer 18 Oct 2017 - 9:32


LA CHASSE AUX FANTOMES

event d'halloween

Il y a un nombre inquiétant de citrouilles dans le coin... serait-ce le repère des fantômes ?
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Mer 18 Oct 2017 - 9:32

Le membre 'Halloween' a effectué l'action suivante : Les dés sont jetés.


'Dès d'Aléas' :
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MessageSujet: Re: Ça sent le roussi - PV Commedia   Mer 18 Oct 2017 - 9:33


LA CHASSE AUX FANTOMES

event d'halloween

Vous rencontrez le fantôme #6. Faîtes le agir à votre guise tout en respectant son caractère.

Fantôme #6

Vous choisissez le fantôme que vous préférez !
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