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 Attila.

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Ecalipse
rp plus vite que son ombre

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MessageSujet: Attila.   Mar 25 Juil 2017 - 4:35



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ATTILA


Nom — Attila  
Race — Quarter Horse  
Sexe — Femelle  
Âge — Six ans 

Souvenir, présent, avenir...


Son passé —
– Où est ta maman ?

Attila ne répondit pas. Ses yeux sombre caressaient l’horizon avec nostalgie. Elle se demandait souvent où était sa maman ; elle n’avait pu la connaître. Sa queue fouettait nonchalamment l’air, chassant les mouches tout en espérant que la jeune fille la laisserait tranquille : elle avait besoin d’être seule, d’oublier que maman n’était pas là.

– Hé, je te parle ! Tu t’appelles Attila, c’est ce qu’on m’a dit.

L’intéressée baissa quelque peu les oreilles et regarda l’enfant, mauvaise. Pour qui elle se prenait, celle là, à prononcer son nom ? Attila avança la tête et tenta d’attraper la main de la jeune fille entre ses dents. Celle-ci lui flanqua une tape sur le nez, et Attila se redressa brusquement.

– Si tu veux qu’on devienne amies, alors ne mord pas !
Tu veux être mon amie ?

La jeune fille ne répondit pas –ne comprenait-elle donc rien ?

– Moi c’est Emily ! Viens avec moi. Disant cela, Emily passa une longe autour du cou déjà large de la pouliche, qui ronfla. Mais les mains d’Emily étaient douces et sentaient bon la pomme, alors Attila la suivit tranquillement. Je comprends pas pourquoi on t’a appelée Attila. Tu es une fille !

Oui, Attila était une fille… Et elle non plus ne comprenait pas. Mais elle avait une amie ; elle avait Emily. Alors tout allait bien.

*  *  *

– Allez Attila, attrape-moi si tu peux !
Je t’aurai !

Un bond en avant, et Attila était au petit galop derrière Emily au beau milieu du pré. La jeune fille courait joyeusement, ses longues couettes blondes s’agitaient derrière elle et parfois les dents d’Attila claquaient doucement derrière ces bien étranges mèches –elle prenait toujours garde à ne pas les attraper entre ses dents, sinon Emily criait et la disputait.
C’était devenu un jeu entre elles, une véritable amitié.

Avec le temps, Attila avait découvert qu’Emily n’était pas vraiment une enfant –elle avait en réalité seize ans lorsqu’elles s’étaient rencontrées, et en avait donc à ce jour presque dix-huit. Attila ne comprenait pas comment Emily pouvait paraître si jeune –les signes de vieillesse n’apparaissaient-ils pas autour des quinze ans ? Était-ce donc si différent chez les humains ?

Mais alors qu’Attila courait joyeusement, prenant toujours garde à ne pas marcher sur les pieds d’Emily et à ne pas la bousculer, son vieux père cria depuis la petite ferme. Emily cessa de courir et claqua de la langue pour signifier à Attila de la suivre. Celle-ci obéit sans rechigner, elle adorait Emily.
Près de la maisonnée, une flamme au bout des lèvres, le vieux père d’Emily sourit à sa fille en crachant un nuage de fumée. Attila l’appelait naïvement le faiseur de nuages.

– Tu es prête ? Il faut qu’on y aille.
– Oui, je disais au revoir à Attila.

Au revoir ? Qu’était-ce donc que cette histoire ? Emily n’avait jamais eu à lui dire au revoir jusqu’ici, car elle venait la voir au pré chaque matin et chaque soir. Le faiseur de nuages parlait d’ailleurs encore souvent d’un examen qu’elle avait raté de justesse, parce qu’elle préférait passer du temps avec son poney de compagnie plutôt que de travailler.
Attila regarda curieusement Emily, qui l’embrassa longuement sur le chanfrein.

– Tu vas me manquer Attila.
Tu vas où Emily ?

Elle ne répondit pas. Leur amitié était pure et sincère, mais lorsqu’Attila parlait, Emily ne lui répondait pas. Attila n’avait jamais compris ces silences.

Emily, dit-elle tandis que l’intéressée prenait sa valise et montait dans la voiture de son père. Emily, tu vas où ? Emily pourquoi tu t’en vas ? Tu ne m’emmènes pas ? Emily ! Emily !

Attila courait bêtement le long de la barrière, allant de droite à gauche, hennissant encore et encore, appelant sa Emily. Emily ! Où tu vas, Emily ? Pourquoi laisses-tu Attila seule comme cela ? Reviens-lui, Emily !

*  *  *

– Pauvre bête. Depuis qu’Emily est partie, elle ne mange presque plus rien.
– Une chance qu’Emily revienne bientôt. Si elle n’était pas là… On devrait en finir.

Le jour où ces paroles furent prononcées, Attila ne les entendit pas –elle ne faisait plus attention à rien depuis qu’Emily était partie. Elle ne mangeait presque plus, elle se désintéressait de tout. Elle ne voulait qu’Emily, sa Emily. Alors, lorsque la voiture revint, un beau jour d’été, quelques mois après le départ d’Emily, Attila n’eut pas la force de galoper en tous sens : elle était fatiguée. Pourtant, elle hennit un grand coup.

Emily n’était pas venue seule. Un grand garçon brun l’accompagnait, et elle était à son tour devenue faiseuse de nuages. En effet, lorsqu’elle s’avança avec cet étrange bâtonnet à la main vers Attila, celle-ci s’agita, usant de ses maigres forces pour prouver à Emily combien celle-ci lui avait manqué. Emily déposa une légère caresse sur le chanfrein de la jument.

– Coucou toi, ça faisait longtemps.

Un long filet grisâtre s’échappa de ses lèvres lorsqu’elle expira et vint brûler les yeux et naseaux d’Attila, qui toussa, clignant des yeux pour oublier cette brûlure désagréable. Emily rit doucement ; trouvait-elle cela drôle ?
Attila attrapa doucement sa manche entre ses dents.

Viens jouer avec moi, dit-elle avec un grand sourire.

Mais Emily se dégagea rapidement de la jument, lui jetant un regard mauvais. Elle reprit une bouffée de sa machine à nuages.

– Arrête tes conneries, Attila.
Mais Emily !

Le bref hennissement d’Attila ne put retenir Emily, qui tourna les talons pour aller embrasser le grand garçon brun au coin des lèvres. Et bras dessus bras dessous, ils rentrèrent dans la maison pour participer à la vie humaine, loin des vieux amis…

*  *  *

Même si elle l’ignorait, chaque visite d’Emily –désormais toujours accompagnée de son ami brun– rendait Attila un peu moins malheureuse ; au moins se souvenait-elle de leurs belles années. C’était à ces périodes-ci qu’elle prenait un peu de poids, puisqu’elle acceptait de se nourrir convenablement et qu’elle retrouvait un tant soit peu de joie de vivre.
Mais Emily changeait avec le temps. Elle faisait de plus en plus de nuages avec sa bouche, et Attila se demandait si elle en viendrait un jour à recouvrir le soleil –elle espérait que non, il était devenu son seul ami.

Un jour, Emily revint chauve. Où était passée sa crinière si belle et si blonde ? Elle avait cessé de faire des nuages, à vrai dire son père le lui interdisait. Le garçon brun ne venait que peu, et ses yeux étaient souvent rouges de larmes.
Pourquoi tout le monde était-il triste ? Et pourquoi la crinière d’Emily n’était-elle plus là ?

Emily sortait peu de la maison. A vrai dire, même si elle ne venait plus du tout la voir, Attila était contente de savoir Emily si proche. Elle approchait de sa sixième année, mais se sentait toujours aussi proche d’Emily que lorsqu’elle-même n’était qu’une pouliche. Un jour, Emily vint la revoir. Son visage était tout amaigri et elle semblait n’avoir plus de couleurs. Ses cheveux n’avaient toujours pas repoussé, et Emily avait perdu tout son charme.
Mais aux yeux d’Attila, elle restait la plus belle.

– Bonjour Attila.

La jument fronça les sourcils ; qu’était-ce donc que cette voix faible et essoufflée ? Où était passée sa Emily ?

– On ne pourra bientôt plus jouer tu sais… Et je suis désolée de t’avoir délaissée. On peut jouer à un dernier jeu si tu veux.

Attila oublia aussitôt ses doutes. Ses oreilles se pointèrent vers l’avant. Elle se mit aussitôt à trépigner. Emily ouvrit doucement la barrière séparant la jument de la liberté.

– Avant, laisse-moi t’embrasser une dernière fois ma belle.

Attila s’avança et laissa le corps maigrichon d’Emily se coller à son poitrail, entourant son encolure de ses bras. Elle ferma les yeux et sentit une larme contre son poil clair. Elle ronfla ; pourquoi sa Emily pleurait-elle ?;

– Maintenant, jouons !

La voix d’Emily avait repris un peu d’entrain et elle souriait faiblement. Ses yeux semblaient déjà éteints. Elle recula pour laisser à la jument la place pour passer.

– Le but du jeu, c’est qu’on va faire la course d’accord ? On va faire la course jusqu’à ne plus être capable du tout de courir, tu comprends ? On y va à trois… deux… un…

Emily se mit à courir. Le foulard dont elle avait recouvert son crâne chauve volait au vent comme ses couettes d’autrefois, et cela mit le cœur d’Attila en joie. Celle-ci poussa sur ses postérieurs et prit le grand galop, dépassant Emily avec un hennissement joyeux. Ne regardant pas derrière elle, Attila ne remarqua pas qu’Emily la regardait s’éloigner avec un dernier sourire triste…

Attila galopa longuement, refusant de s’arrêter tant qu’elle serait encore capable de faire une foulée de plus. Elle ne s’arrêta pas pendant des heures, la queue en panache, les yeux fous d’ivresse et d’une joie non dissimulée, les lèvres retroussées en un immense sourire –oh qu’elle était heureuse de retrouver les vieux jeux d’Emily !
Enfin elle retrouvait son amie !

Lorsque la nuit tomba et qu’Attila se sentit prête à flancher, elle ralentit la cadence et reprit longuement sa respiration une fois arrêtée. Elle avait tant couru qu’elle sentait ses poumons douloureux. Pourtant, elle partit dans un rire amusé en se retournant.

J’ai gagné !

Mais son éclat de rire ne fut qu’un éclat –en effet, comment aurait-elle pu rire plus longtemps, réalisant ô combien elle était loin de chez elle, mais aussi qu’Emily n’était plus là ? Elle devait avoir perdu depuis bien longtemps ; Attila ne parvenait pas à capter la moindre trace de son odeur… Ses oreilles se couchèrent et elle se sentit soudain angoisser.

Emily ? Emily où es-tu ?

Attila passa une journée entière à ignorer sa fatigue pour rechercher Emily –mais jamais elle ne parvint à la retrouver, ni elle, ni son chemin. Ses pas hasardeux la menèrent alors sur une terre de liberté, où elle espérait trouver paix et sérénité… à défaut de trouver Emily.


Sa psychologie —
Douce et naïve, Attila porte très mal son nom. Elle est un peu sotte, peu attentive, et ne fait que peu attention aux mises en gardes que l’on peut lui donner. Curieuse mais aussi bornée, le danger l’attire –mais a tôt fait de la terroriser ; elle est une trouillarde. Peu bavarde, elle est très calme et est d’une gentillesse inégalable ; elle sera votre épaule pour pleurer dès que vous en ressentirez le besoin, qu’elle vous connaisse ou non.
Toutefois, elle ne sourit que peu : Emily lui manque toujours autant.
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