Jeu de rôle équin
 
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 Attis.

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Ecalipse
rp plus vite que son ombre

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SEXE DU CHEVAL : Déesse
TERRITOIRE : En quête des Terres Secrètes


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MessageSujet: Attis.   Mar 25 Juil 2017 - 3:28



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ATTIS


Nom — Attis  
Race — Un mélange entre de nombreuses races  
Sexe — Un beau mâle  
Âge — Environ huit ans  

Souvenir, présent, avenir...


Son passé —
– Ignoble petite créature née des ténèbres.

Le grincement sordide de sa mère fut la première chose qui lui parvint, alors qu’il ouvrait seulement les yeux. A peine né, il était déjà une honte et une abomination aux yeux de celle qui l’avait vu naître. Elle portait le doux nom de Cybèle, et ses yeux clairs se posaient souvent avec horreur sur l’enfant. Il était beau ! Ah, ça, il l’était.
Mais elle le haïssait.

Il tourna la tête vers le grand mâle à la robe brune qui lui souriait, malsain, le blanc de ses yeux se dévoilant sans raison. Il claqua des dents juste à côté de son oreille, et Attis sursauta. Il n’était pas né pour être fou, ni même pour être celui qu’il deviendrait.

– Tue-le, par pitié. Tue-le avant que je ne l’aime.
– Je ne tue pas mes enfants, grinça le grand mâle en adressant un sourire cruel à la pauvre Cybèle. Comment l’appelleras-tu ?

Un vague sourire vint prendre place sur le visage brisé de larmes de la belle jument. Ironie du sort, cet enfant né du viol correspondait presque au mythe dont Cybèle tenait son nom. Elle leva son regard clair et fatigué vers celui que l’on appelait Phantom sur ces terres –un nom aux accents peut-être ridicules, mais dont les méthodes barbares le faisaient craint de tous.

– Attis. Il s’appellera Attis.
– Quel joli nom… Hé bien Attis, peut-être nous recroiserons-nous.

Un sourire plus tard, Phantom avait disparu derrière les arbres de la forêt dans laquelle avait vu le jour Attis.

*  *  *

Tu ne m’as jamais aimé, Cybèle. Pourquoi ?

Elle était devenue vieille, pauvre jument. Sa beauté s’était fanée, les années et son passé trop lourd l’avaient rendue aigrie. Son regard n’avait jamais réellement changé lorsqu’elle observait son fils –oh, bien sûr, elle l’avait protégé des dangers du monde, mais s’était vite lassée de son éducation ; elle l’avait finalement laissé vivre comme il l’entendait, sans jamais le réprimander ni le féliciter, si bien qu’il n’eut jamais aucune notion de ce qu’étaient le bien et le mal. Elle le voyait devenir mauvais, mordre les autres gamins lorsqu’elle le laissait joue autrefois –elle l’avait donc caché aux yeux de tous, personne ne devait voir tel monstre.

– Je n’ai jamais pu y arriver, répondit-elle d’un ton las. Quand je te vois, je vois ton père. Tu me dégoûtes tellement, murmura-t-elle.

Ces simples mots lui déchiraient le cœur ; oh, elle aurait tant voulu réussir à l’aimer ! Mais jamais elle n’avait pu oublier cette douleur qui avait brisé son âme. Depuis ce viol, cinq ans plus tôt, ses rires avaient été balayés par les vents du temps, ses sourires étaient devenus amers, son regard vidé de toute émotion.

Je t’en veux Cybèle.

Elle observa son fils, longuement –jamais elle n’avait posé un si long regard sur lui. La culpabilité la rongeait de l’intérieur, comme tordant ses entrailles et martelant son cœur.

– Moi aussi. Je suis désolée, Attis.

Ce n’était que la deuxième fois qu’elle prononçait son nom si clairement. La première fois avait été à sa naissance. Elle était réellement désolée, mais elle devait le faire disparaître –pour de bon. Il refusait de la quitter, se jouant de sa peine, se riant de son pauvre cœur meurtri.
Elle fit un bond en avant, usant de ses quelques forces, son corps semblant brusquement se dérouiller –l’âge l’avait gagnée bien précocement. Elle bouscula le jeune étalon, tentant de le faire basculer dans la pente rocheuse près de laquelle ils se trouvaient. Mais elle se heurta à son poitrail ; trop grand, trop musclé… Tout le portrait de son père.

Qu’as-tu voulu faire ?
– Rien !
Cybèle !, enragea-t-il. Réponds-moi. Qu’as-tu voulu faire ?

Sa voix au départ tonitruante se fit soudainement glaciale ; comment osait-elle ? Il était tout ce qu’elle avait ! Tout ce qu’elle n’avait jamais eu !

– Je suis désolée.

Sa voix était brisée, comme le regard qu’elle ancra dans les yeux trop sombres du jeune mâle –avant qu’elle ne baisse les yeux, incapable de soutenir ceux de son fils. Elle le haïssait bien trop.

Pas autant que moi.

Les sourcils de la jument se haussèrent lorsqu’elle entendit le ton mielleux de son fils. Il laissa échapper un rire fou, avant de saisir la jument au garrot. Sentant les puissantes mâchoires d’Attis se refermer sur la base de son encolure, elle gémit, et hurla lorsqu’elle le sentit se poser sur sa croupe. Il se fichait bien qu’elle soit sa mère ! Il ne faisait que lui rendre la monnaie de sa pièce !

Lorsqu’il eut fini son affaire, il vint simplement poser un baiser contre la joue gauche de sa mère, sur laquelle les larmes coulaient à flots.

Je te laisse un dernier souvenir de moi, maman.

Disant cela, il s’en alla tranquillement, étrangement satisfait. Le goût métallique du sang qui recouvrait ses lèvres et son odeur lui paraissaient délicats, et il se décida à réessayer, à l’occasion. Il partit loin de sa mère, loin de son souvenir –il l’oublia bien vite.
Sut-il seulement qu’après qu’il soit parti, elle se jeta dans les roches ? Non, à vrai dire, il s’en fichait.

Il recommença à plusieurs reprises ce petit jeu, se battant avec certains, agressant d’autres. Il laissa de nombreux poulains non désirés derrière lui, se laissant aller entre les bras de la folie, marchant fièrement dans les traces de son père, demandant aux juments de nommer leur poulain Attis en son honneur, se fichant bien de ce qu’ils deviendraient.
A vrai dire, il se fichait bien d’eux, et de leurs mères aussi !


Sa psychologie —
Attis est un être dénué de sentiments. Il se fiche de ce que peuvent ressentir les autres. Pas réellement manipulateur, les personnes naïves l’ennuient et il se joue donc d’elles dans un plaisir malsain ; autrement, il est très franc. Il n’a peur de rien, courageux comme un guerrier mais surtout barbare. N’ayant jamais connu aucun amour, il est devenu fou et ignore tout de ce sentiment. A vrai dire, rien ne compte pour lui si ce n’est sa fierté sans limites ou encore sa cruauté.
Il aime se battre, faire du mal ou même encore terrifier les autres… Pas spécialement intelligent mais très cruel, il aime juste faire le mal autour de lui…
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