Jeu de rôle équin
 
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 Hopi.

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AuteurMessage
Sorrow
ize of the world

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ÂGE : 20
PUF : Chunsa.
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SEXE DU CHEVAL : Quéquette. 👀
TERRITOIRE : Concierge des Terres Orphelines à la retraite.


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MessageSujet: Hopi.   Dim 23 Juil 2017 - 16:51



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HOPI


Nom — Hopi
Race — Appaloosa
Sexe — Mâle
Âge — Sept mois

Souvenir, présent, avenir...


Son passé —
Assis sur la première marche de son petit royaume de métal, l’homme cacochyme exhalait une bouffée de la fumée de sa pipe, ses yeux à la fois mélancoliques et acérés fixés sur les silhouettes qui l’engloutissaient de leurs ombres.

« L’argent, » entama-t-il en embrasant une ohio blue tip, « Est devenu la seule chose qui permette de s’occuper de son prochain. »

Les flammes rongèrent presque la peau de son pouce. Il regardait le feu paresseusement, les yeux d’un homme qui l’a apprivoisé depuis longtemps et connaît trop bien sa morsure pour la craindre.

Le mobile-home gémit comme il le faisait souvent, une protestation à moitié étouffée contre l’immobilité statique dans laquelle il était maintenu. La poussière recouvrait peu à peu les vêtements du grand-père, mais évitait respectueusement de se déposer sur ses longs cheveux et ses nombreuses perles. La pipe rallumée, il eut un sourire de satisfaction.

« Je n’ai pas l’argent pour le poulain de ta jument, » et il désigna d’un ample mouvement de la main la silhouette frêle qui se cachait à moitié derrière le cheval appaloosa, « Je pourrais obtenir de l’argent en le vendant… »

Une nouvelle bouffée. Un « O » parfait s’éleva dans les airs pour y crever, poursuivi par un autre qui vint le toucher, disparaître à son contact.

« Je ne le ferais pas, » dit grand-père avec la détermination qui l’avait caractérisé toute sa vie, « Parce que j’en ai assez de donner aux autres tout ce que je possède, et parce que je ne crois pas qu’un être vivant puisse être échangé contre du papier vert. »

Le jeune homme qui frôlait l’âge adulte jeta un regard à la jument qu’il tenait par le licol, puis il dévisagea son grand-père avec les yeux qu’il avait hérité de lui, acérés et profonds.

« Que veux-tu que je fasse ? »

« Je connais un endroit, à l’autre bout du monde. Seuls quelques-uns ont conscience de son existence, mais aucun de ceux qui savent ne s’y aventurent. C’est une terre d’esprits et de légendes, où de vieux dieux déchus tentent de reformer leur culte, et où tous les animaux égarés vont se perdre. »

Le poulain eut un mouvement nerveux. Le vieil homme le fixa aussitôt.

« Je te dirai où trouver cet endroit, et tu le mèneras là-bas. Il serait idiot de penser qu’ils ne comprennent pas ce que nous disons ; alors tu expliqueras à ta jument que l’endroit où tu emmènes son fils est un lieu où il aura une vie meilleure qu’entre les mains de quiconque sur cette terre. »

Grand-père se redressa, lentement. Reposa sa longue pipe sur la marche qu’il avait quitté, puis approcha, flatta l’encolure du cheval lorsqu’il fut arrivé à sa hauteur. Il se pencha ensuite sur le poulain timide, qu’il ne toucha pas.

« Nous l’appellerons Hopi, pour qu’il sache qui il est et d’où il vient. »

Le vieil homme gratta son menton, une sorte de grimace sur la figure. Avec la nonchalance du prédateur qui a l’estomac rempli, il repartit d’où il était venu, s’engouffra dans le mobile-home soupirant. Ses mots résonnèrent au travers de la fumée grise, pénétrants, comme énoncés par les ténèbres :

« J’en ai décidé ainsi. »

L’autre bout du monde est atteint après mille orages, mille tempêtes et mille tornades, et Hopi marcha au travers de toutes ces dernières pour retrouver son destin. Depuis sa naissance, il avait toujours soupçonné que l’homme qui possédait sa mère préférait l’avoir à lui tout seul, et que sa mère adorait cet homme au moins autant qu’elle pouvait l’adorer lui. Sa mère et ce vieil adolescent vivraient encore certainement mille aventures lorsqu’il ne ferait plus partie de leur vie.

Hopi, promis à la liberté par le grand-père aux yeux cuisants, rejoignit cette dernière avec un dernier regard en arrière. Il avait mémorisé le chemin du retour.

Sa psychologie —
Hopi est un poulain timide au premier abord. Il parle à bon escient et n’accorde sa confiance qu’après un long laps de temps. Il est mature et intelligent pour son âge, ainsi que très débrouillard : il sait souvent mieux que les autres comment résoudre un problème. Il ne cherche pas de figure maternelle, la sienne étant encore fraîche dans son esprit. Hopi est très respectueux envers ceux qui lui inspirent ce sentiment, soit ceux qui dispensent une sagesse qu’il est toujours prêt à entendre. Il est en effet toujours désireux d’en apprendre plus. Au contraire, il peut être insolent envers ceux qui, selon lui, ne méritent pas son respect. On ne peut donc avoir de l’autorité sur lui que si on cherche à l’obtenir. Il possède lui-même déjà de l’autorité, et sait imposer sa volonté aux autres. Sa timidité est le premier visage qu’il montre aux inconnus, masque qui disparaît une fois qu’il apprend à les apprécier, et qui est remplacé par un poulain sûr de lui et certain de ce qu’il veut. Il sait aussi se montrer facétieux…Principalement avec les filles, qu’il aime agacer.
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