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 Madness.

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Héra

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ÂGE : 19
PUF : Silice / Léthé / Mady
MESSAGES : 42

SEXE DU CHEVAL : Une Reine
TERRITOIRE : Solitaire


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MessageSujet: Madness.   Ven 7 Juil 2017 - 21:43



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MADNESS


Nom — Madness  
Race — Hispano-arabe  
Sexe — Femelle  
Âge — 8 ans  

Souvenir, présent, avenir...


Son passé —
Je n’ai plus la force, dit-elle.
– Mais elle est ta fille.
Aujourd’hui, elle est Reine.

Face au regard appuyé du mâle, Madness comprit ce qu’il lui restait à faire avant de fuir ses responsabilités. Elle s’était toujours devinée trop instable, trop irresponsable, pour être mère. Avide de liberté, ivre du vent qui semblait la porter lorsqu’elle galopait, les onze mois durant lesquels elle avait porté cet enfant furent les pire de sa vie ; pas qu’elle n’aima jamais sa fille, bien au contraire, elle l’aima trop. Mais ses flancs trop lourds, ses courbatures insupportables, elle n’avait pu les accepter en se disant que bientôt, elle serait mère et que, mieux encore, elle serait une mère aimante.

– Tu sais très bien qu’elle ne comprendra pas.
Mais je dois partir.

Elle vit l’étalon, son étalon, la fixer durement du regard. Elle baissa les yeux –ô que c’était rare. Il ne voulait pas comprendre qu’elle était prête à vivre avec la culpabilité, celle d’abandonner sa fille ainsi, si lâchement.
Mais ce n’était pas réellement un choix égoïste : elle n’était pas faite pour être mère. Elle le savait ; lui aussi devait le savoir.

Je peux lui expliquer qui je suis, qui était ma famille, comment était ma vie avant.
– Je te dis qu’elle ne comprendra que ce qu’elle veut entendre, Madness. C’est une enfant.
Je ne peux pas rester avec elle. Ce n’est ni une vie pour moi, ni une vie pour elle.

Il soupira. Camouflant sa culpabilité derrière un faux stoïcisme, elle affronta bravement son regard. Ils comprendraient. Elle se mordait la langue pour ne pas pleurer. Elle ne supportait pas le regard qu’il portait alors sur elle, regard de dégoût : il ne voulait pas qu’elle abandonne sa fille.

– Fais comme bon te semble, alors, céda-t-il.
C’est mieux pour elle.

Il ferma les yeux, et Madness sut que c’était la dernière fois qu’il poserait les yeux sur elle. Sans un mot, sans un adieu, elle tourna les talons pour rejoindre sa fille à l’intérieur de la caverne dans laquelle tous trois s’étaient établis, quelques jours plus tôt. Ils attendaient que la brume tombe ; c’était une occasion rêvée pour elle.

Héra ?

La pouliche s’avança vers elle, et Madness sourit tendrement. Elle posa doucement ses lèvres contre le garrot grisaillant de sa fille, le mordillant doucement. Elle la voyait changer, de la même manière qu’elle-même avait changé à son âge. Son poil brun s’éclaircissait peu à peu ; mais Madness espérait que jamais sa fille ne lui ressemblerait.

Je veux te parler de moi, de mon enfance, de ma famille. De notre famille.
– Oui maman.

Qu’elle était douce, cette petite. Madness sourit, fière d’elle, fière de ce qu’elle avait accompli jusqu’ici ; mais par crainte de perdre sa tendre liberté, par crainte de transformer sa fille en copie conforme d’elle –être égoïste et imprévisible–, elle devait s’éloigner.

Je suis née sur une terre magique, dit-elle doucement, à voix basse, comme un secret. Cette terre s’appelait Horse Wild. Elle sentit sa voix se teinter de regrets et de nostalgie ; voilà bien longtemps qu’elle n’avait pas prononcé ce nom. C’est là-bas que tu es né, sur une plage de sable fin, sur une petite île. C’est là-bas que je suis née aussi, au bord de la Rivière de la vie. Te rappelles-tu de ta naissance, Héra ?
– Non, maman.

Madness eut un sourire nostalgique. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux, mais les retint autant qu’elle put. Elle inspira longuement pour reprendre ses esprits.

– Le croissant de lune illuminait le ciel et la terre, et les étoiles par milliers scintillaient pour toi. Je suis sûre que tout ce beau monde était là juste pour toi. Tous nos ancêtres, tous ceux que nous avons connu, tous ceux que nous avons aimé ; ils étaient tous là pour te voir naître, toi et toi seule.
– Vraiment ?
Bien entendu. Cette nuit-là, une princesse héritière était née.
– Une princesse héritière ?, demanda Héra.
Oui, ma première fille, mon héritière, une future tête couronnée.

La grande jument crème posa ses lèvres sur le front brun de la pouliche, dans un baiser plein de tendresse. Elle l’aimait plus que tout, bien entendu. Mais c’était trop pour elle. Une première larme roula sur sa joue, et Héra leva la tête vers elle, incrédule.

– Qu’est-ce qu’il y a, maman ?
Je me souviens de tout. Je me souviens de ma mère à moi, Isba. Une belle jument blanche qui, lorsqu’elle est arrivée sur Horse Wild, y a trouvé l’amour avec mon père. Et je me souviens que mon père, Hidalgo, m’a abandonnée. Il nous a abandonnées.
– Pourquoi ?
Peut-être était-ce trop dur pour lui. Trop lourd sur ses épaules pourtant fortes.

Ce père à qui elle en avait voulu, ce père qu’elle avait haï avec ferveur… Peut-être lui ressemblait-elle réellement, finalement ? Allait-elle donc abandonner sa fille pour les mêmes raisons que lui ?

Isba a retrouvé l’amour avec un autre étalon, ne t’en fais pas. Cette histoire ne se termine pas mal, dit-elle avec un sourire qui se voulait serein. Elle a aimé Cœur Noir plus que quiconque, et de leur amour sont nés Noctambule, Ecalipse et Fantôme. Mais j’ignore ce qu’ils sont devenus, malheureusement. J’ai quitté Horse Wild dès que ma mère est partie.
– Où est-elle partie ?
Elle est allée visiter le ciel, pour assister ensuite à ta naissance.

Madness sourit tendrement à sa fille, une fois de plus. C’était sans doute la dernière fois qu’elle la voyait, et cela lui brisait le cœur. Mais elle ne pouvait plus reculer.

Je me suis fait de nombreux amis sur Horse Wild –Poison, Black Night, Opale, Zéfyr, et d’autres encore–, mais j’y ai aussi trouvé l’amour.
– Avec papa ?
Non, pas avec papa, souffla Madness. Il s’appelait Mastermind, il était… bizarre, rit-elle.
– Et tu as vécu heureuse à Horse Wild ?
Mieux encore ; j’ai vécu libre.

Héra bailla. Madness retint un soupir désespéré. Tandis que les larmes menaçaient de plus en plus de couler, elle embrassa sa fille sur le haut du front. Elle regarda la nuit qui tombait.

Va dormir, Héra. Il se fait tard. Et n’oublie jamais d’où tu viens, murmura-t-elle.

Sa fille hocha la tête et alla s’allonger plus loin, dans la caverne. Madness la regarda longuement. Lorsqu’elle se retourna pour faire face à la brume épaisse, elle vit la silhouette du père de sa fille et, même à travers le brouillard, elle put ressentir son regard mauvais. Il m’en veut.

Ne jetant pas un regard de plus vers sa fille, Madness ferma les yeux, galopant à l’aveugle dans l’épais nuage gris. Fuir, elle devait fuir désormais. A mesure quelle s’enfonçait dans le brouillard, elle sentait son cœur plus léger. Ses foulées se faisaient de plus en plus amples, et elle se mit bientôt à bondir dans de toutes autres contrées. Ainsi, elle partit loin, loin, goûtant à la douce saveur de la liberté qui lui sifflait des airs doux aux oreilles au travers du vent, retrouvant sa vitesse, retrouvant son endurance, retrouvant là l’ivresse de sa liberté.

Et au bout de deux ans de vadrouille, elle revint aux sources. Elle n’avait pas imaginé retrouver sa fille, sa Héra, celle qu’elle avait fait Reine en fuyant, celle qui lui ressemblait désormais –bien qu’elle n’aurait jamais espéré cela.
Mais puisque désormais toutes deux sont sur Horse Wild, sans doute le destin viendrait-il un jour les réunir…


Sa psychologie —
Madness fut autrefois une jument complètement instable, tenant des propos incohérents et parfois même insultants. Vive, impulsive, elle n’en faisait qu’à sa tête et se fichait de tout. Mais avec le temps, elle s’est stabilisée : bien que toujours restée impulsive et imprévisible, elle a gagné en sagesse, bien qu’elle soit toujours restée une grande gamine, incapable de se responsabiliser : c’est d’ailleurs pour cela qu’elle a abandonné sa fille.

Ne jurant que par la liberté, elle n’aime pas s’embêter de futilités et n’aime pas vraiment parler de choses sérieuses –elle n’est pas du genre à se prendre la tête dans des réflexions sans intérêt. Joueuse, rapide, endurante, elle n’aime pas rester en place. Elle en est même presque incapable.

Bien que vivant libre –ce dont elle a toujours rêvé–, elle n’a jamais cessé de culpabiliser quant à sa fille, et n’a jamais pu oublier celle-ci. Elle est également toujours très affectée par la mort de sa mère, des années plus tôt, mais aussi par le fait qu’elle ne retrouve pas la trace de ses frères et sœurs. Malgré la culpabilité et la tristesse, elle se complaît dans sa vie simple, uniquement faite de liberté.
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