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 Haru.

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AuteurMessage
Sorrow
ize of the world

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ÂGE : 20
PUF : Chunsa.
MESSAGES : 5216

SEXE DU CHEVAL : Quéquette 👀
TERRITOIRE : Concierge des Terres Orphelines à la retraite.


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MessageSujet: Haru.   Lun 3 Juil 2017 - 21:12



HARU


Nom — Haru
Race — Plus ou moins pur-sang arabe
Sexe — Pouliche
Âge — Sept mois

Souvenir, présent, avenir...


Son passé —
« Haru, ne t’éloigne pas trop loin. » La voix répète constamment, faible ou forte, portée par le vent qui relaie l'avertissement, un écho presque un peu triste. Haru, Haru, chante la terre contre laquelle frappe ses pas, tu vas trop loin. Haru n’entend pas les voix des grands trop sages ; elle n’entend que son cœur qui bat, s’élance avec elle vers les fleurs, les écureuils, les bourdons acariâtres. Haru a soif de vie. Elle veut toujours aller plus loin.

Tout à l’heure, elle aurait juré avoir vu une fée. Depuis elle caresse des naseaux chaque fleur, en quête du regard rieur de cette petite créature bondissante, qui l’a fait courir si loin, si loin…

Haru s’arrête. Elle est, soudainement, intimidée par le silence. Elle tourne la tête. Des vagues et des vagues de boutons d’or. La lisière des arbres, au loin. Les fourrés, la taupinière qu’elle a piétiné tout à l’heure. Plus de vent. La lèvre d’Haru tremble. Elle est prise de cette terreur qui habite les enfants laissés seuls trop longtemps ; elle s’élance, bondit, appelle désespérément sa mère-sans-nom (les mères n’ont pas de nom, pour les tous petits) et puis, arrivée à l’orée du bois qu’elle avait quitté avec insouciance, elle s’arrête, à bout de souffle. Il lui semble que des ombres rôdent près des arbres. Chaque fois qu’elle détourne le regard, les ombres se cachent derrière un tronc. Elles l’observent avec leurs yeux de ténèbres. Elles attendent.

Haru répète. « Maman, Maman ?! »

Il n’y a plus de vent. La nature semble morte. Une grosse branche se brise. Les jambes d’Haru s’emmêlent. Elle tombe lourdement. Se relève précipitamment. Le vent se lève avec elle. Il hurle, cette fois, à ses oreilles. Il lui frappe la figure. Il a la voix de sa mère. « Cours, Haru, cours ! »

Le cœur d’Haru frappe, insiste. Elle reste pétrifiée, persuadée que les ombres, au moindre mouvement, vont l’engloutir. Une bourrasque semble décider pour elle, soulève presque son corps. En un instant, la pouliche est partie dans l’autre sens, bondissant comme une biche, les yeux plaqués sur l’horizon.

Derrière elle, la vieille forêt craque et gronde, claque des dents. Un vieil écho retentit entre les arbres. « Haru, Haru…trop loin. »

Sa psychologie —
Haru est une contradiction. Tantôt petite danseuse tournoyant à côté d’un précipice, tantôt gamine larmoyante, terrifiée par son ombre, qui s’enfuit au moindre son suspect. Elle rit souvent, comme une crécelle, rendue joyeuse par la beauté du monde. Perdue, il lui arrive de se demander où elle va, et puis elle oublie. C’est là son avantage : elle oublie facilement. Les monstres comme les fées. C’est une incroyable étourdie, un peu naïve, mais pourtant méfiante, qui s’élance toujours plus loin sans un regard en arrière. Elle est coquine, friponne, charmante. Mais quelque part, la peur résonne toujours au fond de ses os.
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