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EVENEMENT EN COURS POUR HALLOWEEN + NOUVELLE EDITION DE LA GAZETTE

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 « Je me prépare à la noble guerre » ▲ Libre.

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Perjury
Fait peur à ses heures.

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MessageSujet: « Je me prépare à la noble guerre » ▲ Libre.   Dim 23 Mar 2014 - 21:08

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Je me prépare à la noble guerre
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               De la blessure de son épaule, du pue suinte. Son odeur désagréable, annonciatrice de maladie et de douleur, parvint à ses naseaux. Il les plisses, essayant de se soustraire à cette senteur, mais l'exercice n'est pas aisé et le lasse vite. Il fini pas abandonner, comme il a abandonné pleins de choses. Il secoue son encolure massive, faisant s'entrechoquer les dernières perles bleues qui orne les crins de sa crinière et de sa queue. Elles sont le symbole du temps qui passe, du temps qu'il lui reste sur cette terre, semblable aux grains qui s'égrène dans un sablier. Et si cette théorie est exacte, je crains que son temps s'écoule vite. Très vite. Trop vite. Depuis combien de temps était-il parti déjà ? Beaucoup trop pour qu'il puisse s'en rappeler malheureusement. Quelle mouche l'avait donc piquer aussi ? S'enfuir de ses terres, de son royaume pour partir à la recherche de sa dame et de ses enfant ? Mais quelle bêtise ! « C'est à cause de cette salope ! » Qu'elle crève la rouquine ! Que ses ruses de renarde l'emporte dans la tombe ! Il s'est fait prendre pour con lorsqu'elle l'a abandonné et il lui a donné de l'importance lorsqu'il s'est "enfuit" pour partir à sa recherche. Car il s'est bien enfuit de ses tâches et de son devoir de dominant. Et puis qu'ils crèvent aussi ses profiteurs de gosses, pompant chacun son amour jusqu'à plus soif pour le laisser dessécher sur le trottoir ! Des ingrats, voilà ce qu'ils sont tous ! À force de s'amuser à leur courir après, la corne de ses sabots s'est bien usée, à un point qu'il arrive à ressentir de la douleur en marchant quelque fois. Et le soleil a terminé le travail du temps en terminant de rendre son poil, autre fois d'un joli gris, d'une blancheur irréelle. Ô mais qu'est-ce qu'il peut se sentir vieux ! Où est donc passé le musculeux étalon gris arrivé par hasard en cherchant une jument grise, mais bien décidé à baiser, combattre et conquérir ? Sans doute mort maintenant. Sa robe blanche est le symbole du deuil de sa jeunesse, il devient son propre fantôme. Si seulement il n'avait pas passé une parti de sa vie à courir après des juments. Il aurait sûrement mieux fait de se sentir réellement gay, pas mal de tracas aurait pu être évité grâce à cela. Pas mal de soirée n'aurait sûrement pas été aussi concluantes que celles qu'il a pu avoir dans sa fuite, mais il serait resté sur ses terres. Il a tellement du marcher.

               Son esprit est troublé de bruit et d'image étrange, comme irréelle, tel un mauvais rêve. Son corps, encore faible, se tient contre la paroi de la roche, couverte de neige, laissant le froid et l'humidité transpercer la protection que lui offre son pelage délavé qui se fond dans le paysage de neige. Le mâle en profite pour reprendre lentement son souffle, serrant les dents, comme pour encaisser une douleur qui lui est difficile de supporter. Prudemment, il se détache de la roche, tanguant de droite à gauche sur ses membres, qui, à chaque pas, semblent vouloir le faire tomber. Au-dessus de son œil droit, il sent le sang couler lentement, s'imprégnant dans ses poils, laissant une odeur de cuivre et de sel dans l'air. Perjury fronce de nouveau ses naseaux, essayant de faire abstraction de cette odeur malsaine et synonyme de mort pour beaucoup d'animaux, aussi faible qu'il l'est maintenant, mais peu de félin se rendre ici, il le sait, car le froid est trop mordant, pour faire un mauvais jeu de mot. Seulement lui est assez stupide pour venir ici, il sait très bien qu'il aurait du faire ce stupide détoure plutôt que de venir se geler les miches ici. « Stop. » Petit chuchotement qui provint de son oreille, lui procurant des maux de ventre. À ce son, le mâle s'arrête, dressant ses oreilles et à l'écoute de ce son. Mais il se rend à l'évidence, car à par le battement affolé de cœur, rien n'a pu lui dire cela. Les voix des morts recommencent à le hanter, comme pendant sa destructrice jeunesse. Les coins de ses lèvres s'affaissent, transformant son visage dans une moue mi-inquiète, mi-froide et méprisante, comme il a l'habitude de paraître devant autrui. Le gris reprend ça marche quelque peu précaire, l'encolure baissée pour échapper aux attaques du vent, mais aussi pour apaiser ses maux de ventres qui persistent.


Dernière édition par Perjury le Mar 15 Avr 2014 - 20:34, édité 2 fois
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Madness

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MessageSujet: Re: « Je me prépare à la noble guerre » ▲ Libre.   Sam 12 Avr 2014 - 14:15

[Si je peux. ^^]


Le ciel s'est couvert ce matin-là. Il a longtemps pleuré sur la grande plaine illuminée. Personne n'est sorti ce matin-là. Personne n'a voulu se mouiller, sauf Madness. La jeune hispano-arabe était sortie tôt sous le ciel, ce matin-là. Elle voulait sentir l'air froid sur sa peau nue, voir le jardin qui dormait encore et voir le monde tout en gris. Elle voulait le vent dans ses crins emmêlés, la poigne du froid sur son corps d'un blanc immaculé. Et elle voulait vivre. S'extirper des bras de Morphée tôt le matin n'était pas dans ses habitudes. Elle vivait au jour le jour, s'endormait tard le soir pour parler aux étoiles et se levait tard le matin pour aller vaciller dans les champs. Mais aujourd'hui était particulier ; elle voulait juste aller quelque part, ailleurs. La jeune jument crème avait marché dans la grande plaine illuminée, appréciant la pluie qui tombait sur elle et glissait le long de ses membres. Elle s'était remise à sourire, depuis cette nuit mémorable, sur une plage. Deux êtres sous le soleil mourant, deux amis sous la lune devenue reine. C'est cette flamme qui se ravivait en son cœur, que Madness voulait chaque jour. Chaque matin, chaque soir, chaque moment, chaque instant. Cette sensation d'être ramenée à la vie, un électrochoc qui agite son corps et la fait vibrer, qui la fait vivre. Et elle voulait faire vivre tant de personnes, les empêcher de dépérir comme l'avait fait sa mère. Et Madness n'avait pas été là pour elle, aussi voulait-elle se racheter.

Sans un bruit, elle s'était glissée hors de la forêt qui l'avait abritée pour la nuit, et avait marché un petit moment jusqu'à un lac. Elle s'y était abreuvée, puis avait trotté jusqu'au pied d'un mont immense. Elle ne l'avait gravi que quelques fois, pour apprécier la froideur des hauteurs enneigées. Mais à chaque fois, elle accomplissait cette montée avec sa mère. Sa chère mère. Madness commença à grimper, et apprécia le fait de bouger un peu. Elle avait l'impression d'être une dépressive idiote, perdue, à se traîner bêtement d'un point à un autre, traînant des sabots, soupirant à chaque effort minime, s'essoufflant à la moindre foulée de trot, se posant en plein milieu d'un chemin pour pleurer. Il ne manquait plus que le chocolat et le bon vieux film, puis on croirait voir une véritable adolescente en plein chagrin d'amour. Mais c'était pire que ça, puisque c'était Madness. Mais sa longue discussion avec Poison l'avait calmée et remise sur le droit chemin ; elle ne pouvait pas se laisser dépérir ainsi. Elle devait vivre. Elle continua donc à monter, se rappelant des paroles du mâle noir, son ami et sauveur. Elle n'était jamais seule, elle ne le serait plus jamais. Alors elle continuait d'avancer, un pas après l'autre, jusqu'à voir la neige.

Madness s'arrêta et fit une petite pause pour contempler l'horizon. Un petit sourire rêveur vint se poser sur ses lèvres. Ses prunelles vertes détaillaient les terres d'Horse-Wild, depuis le point de vue que la jument s'était trouvé. C'était magnifique ; elle pouvait voir toutes les terres d'ici. Son sourire s'agrandit, puis elle sentit deux odeurs qui se mêlaient. Un équidé, et le sang. Elle fronça les sourcils puis quitta son point de vue, à contre-cœur. Marchant doucement pour ne pas faire trop de bruit, elle suivit l'odeur, ce qui la fit monter un peu plus haut sur la montagne. Elle vit alors, plus haut encore, une silhouette blanche qui marchait lentement. C'était l'équidé qu'elle avait senti, puant la mort et le sang. Il allait mal, et ça se voyait au premier coup d’œil. Pour tout dire, il ressemblait plus à un mort-vivant sorti de sa tombe qu'à un cheval bien vivant. Madness monta un peu plus haut encore, jusqu'à arriver face à lui et là, s'arrêtant, elle l'observa plus en détail. Il était blessé à l'épaule, et aussi au niveau de l’œil. Il avançait maladroitement, et semblait faible et énervé.

« Que faites-vous ici, dans un état pareil ?, s'enquit-elle. C'est plutôt dangereux, vous savez. »
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