Jeu de rôle équin
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

EVENEMENT EN COURS POUR HALLOWEEN + NOUVELLE EDITION DE LA GAZETTE

Partagez | 
 

 Les années passent et la souffrance reste / libre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Les années passent et la souffrance reste / libre   Ven 27 Déc 2013 - 16:24

Les années passaient et la souffrance restait. Luminary est déchut. Sa vie est un fardeau. Sans sa vie, tout aurait été plus simple. Mais il respire, il marche, il galope, il fuit. Fuir son ancienne vie, fuir son fardeau. Il devait recommencer, là où tout lui était inconnue. Là où personne ne le connaissait. Car il a commit le plus grand crime de l'histoire. Il est né. Seul une personne ayant connut cette peine, cette tristesse, cette colère, cette haine, pouvait le sortir de là. Des abysses hantant son esprit. Grisant son âme couverte de sang. Il fuyait son passé mais celui si s'accrochait. Comme le boulet d'un prisonnier. Il était lourd, si lourd ce passé que portait Luminary sur ses épaules. Et pourtant il avançait. Pourquoi allait-il de l'avant ? Parce que l'espoir. L'espoir de passer à côté des souffrances. L'espoir d'enfin pouvoir vivre. Seul une personne ne connaissant rien, pouvait le sortir de là. Parce que cette personne ne savait pas. Elle ne savait pas qu'il était né illégitimement, elle ne savait pas qu'il avait vécut avec tout ses fardeaux, elle ne savait pas qu'il avait tué pour se délivrer. Un délivrance, il voyait ce massacre comme une délivrance. Mais surtout, un honneur à la mémoire de sa mère. Sa mère qui l'avait portée, sa mère qui l'avait mise au monde, sa mère qu'il l'avait élevée alors qu'il est né d'un crime. Elle lui avait pourtant portée tout l'amour du monde, même lorsqu'il changeait si soudainement d'humeur, elle l'avait aimé.

Luminary est bipolaire. Comme son père, cet être infâme ! Son seul regret avant de fuir était qu'il ne l'avait pas tué. Il savait pourtant qu'il n'était pas loin lors du massacre. Il sentait son regard, sa présence fantomatique. Cette même pression qu'il avait exercé sur lui tout le long de sa vie. Son père est un voleur, son père est un violeur, son père est un menteur. Il l'avait déjà rencontré, il avait déjà voulu le tuer. Mais son père est fort, bipolaire, psychopathe. Il ne l'aurait jamais laisser le tuer si facilement.

Luminary est déchut. Noir, comme les ailes d'un ange corrompu. Son poil luisait sous le soleil de midi. Il faisait étrangement beau pour un jour d'hiver si frais. L'horizon n'était plus une ligne. Il marchait parmi les vignes. Quelques unes de ces plantes montaient haut, voulant toucher le ciel. La robe noir de l'étalon était tantôt caché, tantôt à découvert. Quelques fois il lui suffisait de baisser l'encolure pour se tapir parmi la végétation. Les fruits étaient mort. Ils ne poussaient guère à cette période de l'année. Alors qu'il faisait beau, il semblait faire nuit dans le regard de Lumi. Le noir profond de ses yeux tentaient de percer les secrets de la vigne. Une brise venant du nord soufflait dans sa crinière. Le vent apportait-il des odeurs acidulées de fruit pourrissant, l'odeur d'une autre présence ? L'étalon déchut s'arrêta. L'odeur d'une autre présence lui chatouillait les narines. Il leva la tête, à cet endroit les plans de vignes étaient plutôt hautes.
Si vous voyez une tête noir accentuée d'une bande blanche dépassant la végétation, vous avez le choix. Vous le laissez tranquille, dans sa solitude, à ronger les erreurs du passé. Ou vous êtes curieux, vous l'abordez mais il est probable que vous le regrettiez...  
Revenir en haut Aller en bas
Midnight Foly

avatar

ÂGE : 19
PUF : Chunsa.
MESSAGES : 669

SEXE DU CHEVAL : Jument.
TERRITOIRE : Terres Trompeuses.


Boîte à information.
Arbre généalogique:
Relations & Liens:
Relations & Liens:

MessageSujet: Re: Les années passent et la souffrance reste / libre   Sam 28 Déc 2013 - 3:28

Elle avait toujours aimé les Terres Orphelines et l'étrange aura d'abandon qui se dégageait de son vent rebelle, emmêlant les crins d'un bout à l'autre et guidant le voyageur égaré vers un nouvel horizon noirâtre, inaccessible, et pourtant étrangement tentant. La neige froide de l'hiver avait laissé une couche fragile et brisable, qui crissait sous ses sabots élimés et annonçait sa présence aux quelques oiseaux engourdis sur des branches trop fines pour leurs corps amaigris par la saison rude. Rude et froide, comme toute sa physionomie aussi pâle que l'alentour. Elle ne savait pas trop où elle allait, et n'en était pas dérangée, trop habituée à une errance inconsciente qui la menait lentement mais surement à son destin, terminus final d'une longue gare noirâtre et enfumée.

Ses naseaux effleurèrent le sol gelé, et elle toucha du bout des lèvres un brin d'herbe rigide, sa queue fouettant machinalement ses flancs maigres. Elle mangeait rarement, n'en voyant pas l'intérêt ; la faim la gardait en vie, comme la menace d'un charognard à côté d'une carcasse donne envie au prédateur de plonger une fois de plus ses dents dans la chair tendre de sa victime. Ses jambes étaient recouvertes d'écorchures qui ne se fermaient pas ; elle  ne regardait jamais le chemin et ses dangers, qui laissaient sur son corps des traces rougeâtres, et parfois un sentier de petit poucet rubis sur la neige.

Elle expulsa un peu d'air frais, qui se transforma en fumée blanchâtre et s'envola dans l'atmosphère. Survivrait-elle à l'hiver, ou serait ce son dernier ? Il lui semblait que cela faisait mille siècles qu'elle vivait avec le poids de sa mélancolie sur son coeur, un gros cafard noir et vampirique ancré sur sa peau pâle. Elle avait perdu sa famille, un enfant après l'autre, un amant après le suivant. Aujourd'hui, elle ne voulait même plus essayer de s'attacher à quiconque, et sa voix gisait, rauque et inutile, au fond de sa gorge. La présence du monde alourdissait plus encore le poids de ses erreurs sur ses épaules. Et elle n'avait pas peur ; tout bien réfléchit, elle n'avait jamais eu peur, car celui qui va sans savoir ne peut craindre son destin.

Il n'y avait plus de fruits dans le Verger, et il était comme muet, emprisonné dans un bocal de feuillages immobiles et d'arbustes tordus par la brise. Elle se rappelait de jours d'été où elle s'était égarée ici, et c'était enivré de raisins trop sucrés qui attiraient bourdons et abeilles. Il n'y avait plus d'insectes, maintenant. Ni mouches agaçantes, ni papillons multicolores, pas même ces coccinelles vives et curieuses, qui ne demandaient qu'à être poursuivies parmi les coquelicots. Le Temps était tombé sur cet endroit, et c'était figé.

Tout du moins l'était il, avant qu'un mouvement n'attire l'attention de ses yeux noirs et sans fond. Elle observa l'ombre qui s'étalait à côté des vignes, noire autant que la neige était blanche, et se figea lentement, tel un vieux petit train dont l'engrenage à vapeur ralentit inéluctablement sur les railles rouillées. Une nouvelle exhalation d'air envoya de la buée vers le ciel, et un oiseau, une petite mésange à moitié morte, poussa un piaillement faiblard avant d'ébouriffer ses plumes. Elle observait. Pâle, silencieuse, petite et un peu vieille, comme l'est une sorcière des neiges de ses contes de fée, une sorcière qui kidnappe les petites filles pour leur voler leurs joues roses et leurs yeux pétillants. Elle avait eu des petites filles. Des enfants qui avaient disparus un matin d'été. Elle aurait été bien en peine de se souvenir de tous leurs noms.

Midnight Foly était immobile, et sa voix était dure et crissante, comme un soupir et un sanglot à la fois, alors qu'elle parlait à elle ne savait qui, ne savait quoi :

" Je ne pensais pas trouver quelqu'un ici en hiver. "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Les années passent et la souffrance reste / libre   Dim 29 Déc 2013 - 15:20

Le vent agitait les branches rachitiques des arbres du vergé. Quelque feuilles qui avaient tardé à tomber en hiver voletaient. Le timide Soleil de midi réchauffait, plus ou moins, les habitants de cette terre. En effet, les animaux hibernaient, bien cachés à cette période de l'année. Ils avaient fuis l'endroit qui habituellement était couvert de fruit bien juteux. Les fruits avaient étés remplacés par la neige, cette étrange couverture blanche comme le cristal nappait de son brillant manteau la végétation au alentour. Il est vrai que le noir sur du blanc ne passait pas inaperçue. Bien que les vignes sont charnue en été, elle perdaient radicalement du poids en hiver et le jeune étalon vagabondant parmi elle n’espérait pas pouvoir se cacher entièrement derrière.
En un espace d'une fraction de seconde, Luminary eu une absence. Il revit des souvenirs du passé. De grandes vignes abandonnées par les hommes. Un troupeau, plutôt complet, passant sans se soucier du danger, au milieu de la végétation. Le dominant toujours alerte n'avait pas sentie cette bête cachée entre les pieds. Celle si tapis avait attendu patiemment qu'un poulain bien trop curieux passe par là. C'était un de ces poulains qui brimaient le petit Luminary car il était...différent. Ce jour là, la tristesse de la mère de ce pauvre malheureux, ainsi que celle des autres chevaux du troupeau, fut grande. Ils pleuraient l'héritier le plus digne et son père, fou de rage, avait poursuivit l'animal jusqu'à la mort de celui si. Il avait ramené son cadavre puis, après sa rage défoulée, le coula dans les eaux tumultueuses d'une rivière affamée. Lumi savait que personne n'aurait fait ça pour lui. Lumi savait que tout le monde aurait préférés sa mort à celle de l'héritier. Mais il survivait, ce fut le plus lourd fardeau à porter, le poids de sa vie.
Quelques oiseaux frigorifier par le froid de l'hiver s'envolèrent. Partaient-ils vers de nouveaux horizon ? Fuyaient-ils l'hiver comme Luminary fuyait son passé ? Il semblerait qu'ils furent dérangés par une présence, la même que les murmures du vent lui avaient rapportés. En alerte, il humait et observait autour de lui. Peut-être était-ce cette bête qui était revenu le chercher. Car ce jour là, c'était lui qui aurait du mourir. Lui, le déchut, le fardeau, le poulain né d'un crime. Seul sa mère cachait bien son rejet envers lui. Cette bête sortie des enfers avait compris son erreur, elle était venu le chercher, l’emmener dans les flammes infernales du bas-monde. C'est tout ce qu'il méritait.
La présence se fit plus proche et décelable. Il remarqua alors une jument grise, se dirigeant vers lui, slalomant à travers le pieds de vigne. Elle s'était arrêté non loin de lui et d'une voix cristalline, qui lui fit soudainement rappeler sa mère, elle souffla quelques mots qui s'évaporèrent dans le froid de l'hiver. Le jeune étalon noir devina tout de suite son grand âge.
-Je n'avais pas l’intention de trouver quelqu'un ici en hiver.
Malgré cette remarque prononcé d'une voix aussi froide que la neige des glaciers en basse saison, il restait là, à l'observer. Il pensait être dans un mauvais jour mais il ne sentait pas, ou du moins pas encore, son sang bouillonné à ses oreilles, à tel point qu'il n'arrivait plus à réfléchir, des mauvais jours. Il y avait peut-être encore un espoir.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les années passent et la souffrance reste / libre   

Revenir en haut Aller en bas
 
Les années passent et la souffrance reste / libre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» « L'homme est une prison où l'âme reste libre. » ~Victor Hugo~ [Pv~Alicia Von Ludvig]
» Bal de fin d'année scolaire 2008/2009. [LIBRE À TOUS]
» Je suis libre, libre comme l'air. Ou presque, puisqu'un un petit bout de toi me reste. (Joos)
» Obama en chute libre ...
» Un sous-vêtement dans l'arbre [Libre]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Horse-Wild :: COMMENCEMENT. :: ARCHIVES [JDR]-
Sauter vers: