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EVENEMENT EN COURS POUR HALLOWEEN + NOUVELLE EDITION DE LA GAZETTE

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 Dépendre de mes lèvres - Madness

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Fifa
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MessageSujet: Dépendre de mes lèvres - Madness   Ven 14 Juin 2013 - 17:30



Le vent venu du nord balayait l'étendue immaculée de la montagne, soulevant mes crins glacés et enlaçant mon corps engourdi par la basse température. Le ciel surplombait le paysage nu, vide de toute trace de vie, sauf la mienne. Immobile aux pieds de ce lieu fait de glace et de roc, j'attendais un signe, une raison de partir. Soudain, un cri d'aigle résonna dans mes oreilles, comme un appel à me réveiller, à quitter ce lieu où je me languissais dans le froid et la peine.

Je soufflais un nuage de buée et levais les yeux vers le sommet du Glacier Nordique, me remémorant la lente ascension que j'avais effectuée. Des mois plus tôt, je m'étais élancé dans un galop effréné depuis les Terres Orphelines, fuyant cette jument crème aux yeux de sorcière. Elle m'avait envouté avec ce regard, ensorcelé. Tel un enfant, j'étais tombé dans le piège tendu par ses prunelles, l'insultant copieusement, et ne parvenant pas à fuir le souvenir de notre rencontre. Bonnasse. Voilà comment je l'avais qualifiée. Puis j'avais fui.

Pourquoi avais-je décidé de traverser le Glacier, déjà ? Pour l'oublier. Et me voilà maintenant, pensant toujours à elle. Je suis las de fuir, mais je n'ose pas l'affronter. Peut-être que... Peut-être que je pourrais rester là, laissant le vent de serrer dans son étreinte glacée. Mais je pourrais aussi la rejoindre, et chercher son étreinte à elle. Son regard. Me plonger dans ses yeux et y lire ses réactions lorsque je l'insulte. Inspirer son odeur, et frémir d'envie à l'idée de l'embrasser. Laisser mes lèvres courir le long de sa peau, éveillant ses sens à mon toucher, lui apprenant à dépendre de mes lèvres comme je dépends de son regard.

Secouant la tête, je reculais de quelques pas, enfonçant un peu plus mes jambes dans la neige, ankylosant un peu plus mes muscles. Je n'ai besoin que de chaleur. La chaleur que procure sa présence. Sa chaleur.

« MADNESS ! »

Mon cri résonne dans le vide et je m'effondre au sol, incapable de soutenir plus longtemps le poids de mon corps. J'ai besoin de son regard. J'ai besoin qu'elle tire sur les ficelles qu'elle a glissées autour de mes membres en m'ensorcelant. J'ai besoin qu'elle joue avec la marionnette que je suis. J'ai besoin d'elle.


Dernière édition par Mastermind le Mar 18 Juin 2013 - 15:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dépendre de mes lèvres - Madness   Lun 17 Juin 2013 - 22:57

« Nothing on my way ... Except you. »

Il fait froid. Il vente. Et malgré tout, un timide soleil brille dans le ciel. Je crois que le jour ne s'est levé que depuis quelques heures, qu'il est encore tôt et qu'on est que le matin. Je ne sais plus qui je suis. Je suis perdue. Mes pas me conduisent sur des terres plus ou moins infertiles. Je marche au travers des déserts, des prairies, des chemins et des bois, jusqu'à rester à ce dernier endroit. Ici, mes pas se font plus lents, mes foulées se font plus courtes et mes sabots se lèvent moins hauts. Mon port de tête est inhabituel, porté assez bas. Mes oreilles se tournent à droite, à gauche, et je me redresse soudainement, envoyant mes crins flotter dans les airs, se laissant porter par le vent. Un bruit m'a surprise. Mon nom que chantonnent quelques oiseaux. Je soupire doucement puis prends un petit trot en direction du chant. Il s'enfuit. Alors je le suis. Cette scène me fait penser à la Hanabera, à Carmen. Lorsque je pense tenir l'oiseau rebelle -l'amour- celui-ci s'enfuit et lorsque je le fuis, celui-ci me tient... Cette mélodie m'hypnotise et me rappelle des jours plus beaux ou plus mauvais. Entre autres, ce jour où je l'ai rencontré. Non, je m'étais promis de ne plus y repenser. Je ne le reverrai jamais. Et il doit me haïr.

Le chant des oiseaux se fait insistant. Je dresse les oreilles et mon trot ralentit. Je me stoppe sur le sol couvert d'un tapis d'épines de pins. Celles-ci crissent doucement sous mes sabots. Les sifflements sont incessants, si bien qu'ils pourraient me donner mal à la tête. Mais la chanson n'est plus la même, mon nom n'est plus le seul : Mastermind est cité aussi dans ce chant. J'entrouvre la bouche, mais parler à des oiseaux ne servirait à rien. Je tourne la tête et laisse le soleil filtrer à travers les branchages pour caresser mon poil crème. Mes yeux émeraude cherchent la lumière. Et le nom du mâle bai se répète plus vite, plus fort... Alors il me faut le fuir pour ne plus avoir peur. Je pars brusquement au galop, laissant le soleil caresser le sol légèrement tourbeux au lieu de flatter mes courbes aux allures espagnoles. Je fuis.

Ma course s'éternise. J'ai peur. Cette forêt est immense. Peut-être ai-je quitté Horse-Wild. Je n'en sais rien, je ne reconnais plus rien. J'ai perdu ma folie. J'ai perdu ma conscience. Où suis-je ? Qui suis-je ? Depuis l'aube, je cherche à fuir quelque chose d'inexistant. Je lutte pour que les flots de mes yeux ne se déversent pas sur la terre. Je veux crier. Mais ça ne servira à rien. Le chant des oiseaux me poursuit et me rappelle qu'il est toujours en vie, qu'il est ici. Qu'il n'est pas loin. Les battements d'ailes me survolent et cessent lorsqu'un cri fend l'air. Je m'arrête.

Cette voix. Ce nom. Madness... Je suis Madness. Cette voix... C'est Mastermind. Je m'élance au galop. Non, non ! Mon cerveau hurle à mes sabots et à mes jambes de s'arrêter. Mais plus rien ne répond. Je crois que je vais tomber. Mais ma détermination et mon amour feront que je me relèverai et que je galoperai à nouveau vers sa voix. Il m'appelle. Il ne m'a pas oubliée. Et moi je ne l'ai pas oublié non plus. Je hurle son nom. Les oiseaux n'osent plus chanter. Ils n'osent même plus s'envoler. Ils ne battent plus de l'aile pour fuir vers un horizon lointain. Ils attendent la fin de la Hanabera. Ils attendent la fin de l'histoire. Mais ça ne fait que commencer.

« MASTERMIND ! »


Je me souviens, maintenant. Quand je le vois depuis la lisière de ma forêt, là où je me suis arrêtée. Je me souviens de la Maison. De ses cris. De ma Conscience. De la pluie qui battait frénétiquement contre le carreau de la cuisine. De nos insultes. De son regard. Et de ses paroles. "Je suis ton pire cauchemar." Il hante mes nuits depuis notre rencontre, parce qu'il n'est pas normal. Parce qu'il est fou. Parce que je crois qu'on se complète.

Je marche jusqu'à lui. Il s'est laissé tomber. Comme s'il n'était qu'une vulgaire souche. Comme s'il s'était évanoui. Le soleil, moins timide qu'avant, cogne contre lui et je lui fais de l'ombre. Je le regarde comme je n'ai jamais regardé personne. Au Glacier, que l'on soit en haut ou en bas, on a généralement plus froid qu'à n'importe quel endroit. Mais il est là, et ça change tout. Ça change le cours des choses et ça rend la vie meilleur. Parce qu'il est là, je ne ressens ni le froid, ni le vent. Je suis bien, ici. Alors ma voix se fait plus douce qu'on n'eut jamais fait pour prononcer quelques mots que je ne dédie qu'à lui...

« Mastermind... J'ai tant attendu... »
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MessageSujet: Re: Dépendre de mes lèvres - Madness   Mar 18 Juin 2013 - 15:30

L'ombre est devenue chaleur. Elle a recouvert mon corps offert au soleil, laissant un vent glacé m'enlacer une fois de plus. Et soudain, l'ombre est devenue chaleur. Un brasier s'est approché de moi, léchant mes membres de sa langue de feu, rependant en eux, en moi, la force de les bouger, de me redresser. J'ai lentement déplacé mes jambes pour prendre appuis sur elle et me relever, un râle de douleur s'échappant de ma gorge alors que mes muscles se déchiraient, s'écartaient de la glace qui les a immobilisés, faisant fondre la givre qui les recouvrait. Et j'ai continué à attiser la flamme allumée dans mon corps, lui apportant de quoi brûler plus fort, de quoi réchauffer mon coeur qui battait si lentement. Sa présence m'a donné une raison de respirer. M'a donné envie de respirer.

J'inspirais l'air avec force et lui fit face, dévorant son corps de mes yeux. J'ai l'impression d'avoir été aveugle pendant des mois, et de redécouvrir le monde après avoir vécu dans le néant. Le noir, le vide. Aucun intérêt à ouvrir les yeux pour regarder autour de moi, je ne voyais rien. Mais aujourd'hui, je peux la regarder, je peux plonger mes prunelles sombres dans son regard d'émeraude. Je soupirais, fermant un instant les yeux pour apprécier sa présence. Inspirais avec joie et savourais son odeur qui m'avait tant manqué.

« Je n'arrivais pas à venir hanter tes cauchemars... Tu me pardonneras ? je souris paisiblement, heureux de la voir. »


Soudain, mon regard glissa sur ses lèvres, et je les admirais avec surprise. Est-ce que quelqu'un les as déjà embrassées avant moi ? Je ne le sais pas, mais je veux que, si jamais elle en a connu un autre, elle l'oublie, ne se souvienne pas de ses baisers car les miens la rendront heureuse. Je veux qu'elle dépend de mes lèvres comme moi je dépende de son regard.

Alors, je me jetais sur sa bouche, écrasant violemment mes lèvres contre les siennes. Je l'embrassais avec rage, peut-être que je lui faisais mal, mais ce n'était que pour mieux lui rappeler que je suis là. Je serais toujours là. Dans ses cauchemars comme dans ses rêves, à côté d'elle comme dans sa tête. Derrière elle comme devant elle. Lui ouvrir le chemin, l'empêcher de revenir en arrière. L'endormir dans la paix, la réveiller dans la peur. Toujours.
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MessageSujet: Re: Dépendre de mes lèvres - Madness   Mar 18 Juin 2013 - 19:49

« Your lips are softer than the new pen of a chick. »

Il se leva et les oiseaux de ma hanabera battirent de l'aile. Un nuage de volatiles s'éleva et disparut au-dessus de ma forêt. Je les observais du coin de l'œil, mais reportais toute mon attention sur Mastermind. Il se levait, doucement, lentement... Je le voyais au ralenti. Si beau, si précieux... Mes yeux d'émeraude suivirent chaque mouvement, du léger hérissement de son poil au moindre geste effectué par ses membres. Je ne voyais que lui. Un fauve aurait pu me croquer d'un claquement de mâchoires, je serais morte en l'observant. En observant Mastermind. Mon pire cauchemar. Mon plus beau rêve... Et là, sa voix me fait décoller. Il dit ne pas être parvenu à hanter mes cauchemars. Il demande si j'allais le pardonner. Mais la réponse était évidente. Son sourire et sa voix me font quitter terre. Je fais un pas maladroit en avant jusqu'à être si proche de lui que son souffle et le mien s'entremêlent... Je plante mon regard dans le sien. Il m'attire tant...

« Je te pardonnerai quelque soit ton erreur... »


Je commence à comprendre ce que ma mère ressent avec Cœur Noir. Je comprends pourquoi et comment elle l'aime. Je comprends ce qu'elle a quand elle est face à lui, quand leurs lèvres se cherchent. Et là, quand je regarde le visage de Mastermind, je tombe sur ses lèvres. Ses magnifiques lèvres... Uniques et si parfaites... Et tandis que j'y pensais, je fermais les yeux, humant la douce odeur qui se dégageait de son corps... Et soudainement, ses lèvres rencontraient les miennes. Brusquement, presque brutalement... Mais il y eut... un feu d'artifice dans mon cœur. Comme quand on allume les bougies sur un gâteau d'anniversaire, quand on voit la flamme danser... Je collais mon poitrail au sien, laissant ce magnifique baiser nous entrainer tous deux. Je me sens telle Candide ramassant le mouchoir de Mademoiselle Cunégonde, rencontrant malencontreusement ses lèvres mais appréciant cependant leur contact. J'ai peur mais je suis bien, là. Il n'y a plus de froid, ni de neige, ni de glace... Il n'y a que lui, que moi, que nous. Nous et notre amour. Je laisse le baiser s'éterniser encore quelques instants puis je laisse mes lèvres déraper sur le côté. Je me détache lentement et à contrecœur de l'étreinte de Mastermind. Je le dévisage avec toute ma douceur, tout mon amour.

« Bonne et terriblement conne... », murmurais-je avec un petit sourire en coin.
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MessageSujet: Re: Dépendre de mes lèvres - Madness   Mer 19 Juin 2013 - 15:02


A ma grande surprise, elle répondit à mon baiser, et fut la première à leur briser. Pour me rappeler les adjectifs dont je l'avais qualifiée. J'hésitais un instant sur la conduite à tenir, appréciant son sourire, son regard. Je ne devrais pas lui dire ça. Mais je ne parvins pas à m'en empêcher.

« Oui, conne, je respirais un instant avant de reprendre. Parce qu'alors même que j'essaye de ne pas le répéter, de ne pas te blesser, tu me le rappelles. Et terriblement bonne aussi. Et belle. Et sexy. Tu me pardonneras aussi de te dire ça tous les jours ? à nouveau je ris et approchais mon visage du sien pour coller nos fronts ensemble. »


J'embrassais chaque parcelle de sa peau que je pouvais atteindre, savourant la sensation de sa peau contre la mienne, de mes lèvres voletant sur son corps, de nos regards plongés l'un dans l'autre. Je voudrais ne jamais la lâcher du regard, l'embrasser à chaque instant. Mais je voudrais aussi garder ma liberté. Galoper où bon me semble lorsque j'en ai envie, partir si je le souhaite, pour mieux revenir. Me montrer odieux, flirter pour donner de faux espoirs, jouer. Je voudrais continuer à vivre tel un célibataire, tout en la gardant près de moi. Mais je ne sais pas si c'est ce qu'elle veut. Je ne sais pas non plus si je me soucie de ce qu'elle veut. Un soupir m'échappa.


« Je propose de chercher une clairière surplombée par le soleil, emplie de fleurs multicolores qui s'envolent quand on passe. Il parait que tout est comme ça lorsqu'on est amoureux... Moi je ne vois que de la neige, j'ai froid et ça pue. Tu ne t'es pas lavée depuis combien de temps ? »


Je ris, je sais très bien que c'est moi qui pue.
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MessageSujet: Re: Dépendre de mes lèvres - Madness   Jeu 27 Juin 2013 - 1:02

« Don't leave me, my love. »

Il m'insulta. Comme il le fit, un jour, des semaines, des mois, peut-être des années voire des décennies, des siècles, des millénaires auparavant... Notre amour volait entre les lignes du papier à musique. Léger, léger ; doux, tout doux... Je fermais les yeux, appréciant les insultes qu'il disait d'un ton doux, tout doux... J'appréciais le vent s'engouffrant entre mes crins et le front de Mastermind contre le mien. Le contact doux, tout doux, et chaud, tout chaud... La sensation était bien réconfortante, et toute forme ou nuance de mélancolie, de tristesse ou de désespoir, toute mauvaise sensation disparut. Soudain, en un clin d'œil, juste par le contact de l'amour. J'inspirais la douce odeur de mon compagnon. Je sus alors que je l'aimais. De tout mon cœur. De toute mon âme. La rage au cœur, la tempête aux lèvres, des tornades tordant mon ventre où volaient moult papillons multicolores. Ses lèvres se baladaient sur mon corps. Je ne rechignais pas, ne me refusais pas à lui. S'il me veut, alors qu'il me prenne. Lui, je le suivrais jusqu'au bout du monde. Je pardonnerais toutes ses erreurs, tous ses faux pas. Je serais sa béquille, sa roue de secours, son âme de secours, son plâtre, son soutien. Je serais sa conne, sa bonne, sa folle. Je serais sa strip-teaseuse personnelle, s'il le faut pour que nous partagions nos vies. Parce que je crois que ça y est, je crois que j'ai trouvé quelque chose de beau en mon âme. L'amour existe en moi.

« Tu tiens vraiment à trouver une clairière où volent des fleurs multicolores ? Personnellement, j'ai déjà assez de volatiles colorés dans le ventre. Je souris doucement, et l'entendais parler de puanteur. Un sourire se posa sur mes lèvres. Moi, je me suis lavée avant même nos retrouvailles. Mais toi, je doute que ta douche remonte à moi de deux ou trois semaines. Je marquais une courte pause puis repris. Je me trompe ? »

Je respirais son souffle comme on tire une taf avec une cigarette. Une grande inspiration et on décompresse. Je clignais des yeux et mon regard d'émeraude fouillait les alentours, cherchant une clairière remplie de fleurs volantes. Et colorées, si possible. J'étais bien, là, mon flanc collé au sien. Si le téléphone pour chevaux existait, j'appellerais pas ma mère pour lui dire que je ne suis plus folle (ni seule, en passant). Je ne lui dirais pas que je l'aime, que je la chéris, que je suis bizarre, que j'ai pas vu mon "père adoptif" depuis un moment, que je ne sais pas où est passée ma fratrie... Je ne l'appellerais pas. Je serais trop occupée à humer sa délicate odeur, à ce beau mâle, à me blottir contre lui pour fuir Conscience. Parce que c'est elle, la folle. Je veux crier aux oreilles de Mastermind que je l'aime mais c'est dur à dire. Je n'y arrive pas. J'ai l'impression que c'est impossible. Je veux que Conscience et moi restions amies, mais elle ne voudra pas. Pas après ça. Alors elle me pourrira la vie. Malheur, malheur... Je fais mine de me détacher de Mastermind, échappant à ses lèvres et glissant ainsi sous son baiser. Je faisais deux ou trois foulées de trot et le narguais ainsi. Je lâchais un petit rire et lui adressais mon plus beau sourire, l'invitant à chercher sa fameuse clairière. Je ne sais pas pourquoi, mais quand il rentre dans son délire de soleil, de fleurs, de prairies vertes, j'ai peur que les lutins, satyres, cerfs, biches, s'incrustent, accompagnés par des petits noms doux et stupides tels que "mon cœur", "bébé", "mon amour", "bibiche" ou... Non, non, oubliez Bibiche, celui-ci est trop hard. Même pour moi. Je m'arrête à la lisière de la forêt et sourit au mâle bai.

« Tu viens ? »
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MessageSujet: Re: Dépendre de mes lèvres - Madness   Sam 20 Juil 2013 - 19:23

« Non, je veux trouver un point d'eau pour pouvoir te pousser dedans. Et je veux que tu me laves. »

Mastermind s'évada, s'écartant de Madness en renâclant, fier de sa réplique. Ne tardant pourtant pas à revenir vers elle, le bai la suivit lorsqu'elle l'appela, tourbillonnant autour d'elle tel un feufollet, heureux de la retrouver. Il cabriolait, s'arrêtait, repartait, lui barrait la route, la contournait, tout ça pour finalement revenir à ses côtés et déposer une lèche positive sur sa joue, son encolure, le coin de ses lèvres. Et l'étalon recommençait son manège, défoulant sa joie dans de petites ruades et des gloussements à peine contenus.

Soudain il s'immobilisa une nouvelle fois devant elle, sans prévenir. Posant sur Madness un regard pour une fois sérieux, Mastermind reprit la parole.

« Si je peux te promettre que je serais fidèle, je ne peux pas changer de comportement. Je serais absent, je serais désagréable, je jouerais à des jeux qui te blesseront... Tu le sais n'est-ce pas ? »

Étonnamment, il sentait en lui une pointe d'inquiétude, une sensation enserrant son coeur et à laquelle il résistait, peu habitué à ce genre de choses. Mastermind ne se souciait que de lui-même après tout, non ? Il secoua la tête, chassant ses questionnements et reprenant sa marche, un peu plus calme. Il arrivèrent bientôt à ce qu'il avait réclamé, un point d'eau. Il l'avait demandé après tout, c'était normal que la nature le lui fournisse. Et si Madness entendait ses pensées, elle le botterait sûrement. Il rit tout seul, amusé par sa propre bêtise.

C'était un petit étang à l'eau hésitante, oscillant entre le translucide et la teinte verte, le reflet des arbres, tranché par leurs silhouettes équines. Mastermind tendit un sabot hésitant vers la surface avant de résolument le plonger dans l'eau. Tiède. Daignant à la goûter avant de faire ses bêtises, elle lui sembla potable. Un sourire farceur étira ses lèvres et il regarda longuement Madness. Puis il la poussa de tout son poids, la jetant dans l'eau et l'y rejoignant bientôt, riant cette fois pour quelque chose qu'elle pouvait comprendre.
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MessageSujet: Re: Dépendre de mes lèvres - Madness   Lun 22 Juil 2013 - 3:46

« Don't be afraid. »

Il avait dans la tête de pousser Madness en une source d'eau. Cela ne la dérangeait pas. Il souhaitait qu'elle le lave. Ça, par contre... Elle afficha une mine indignée mais l'étalon bai commença à effectuer tout un manège, digne d'un enfant de bas âge mais venant bien d'un adulte. La crème sourit doucement. Elle laissa échapper un petit rire qu'elle ne se connaissait pas, et vit le mâle partir et revenir, encore et encore, étant tantôt loin d'elle, tantôt près d'elle. Mais à chaque tour de manège, son cœur se serrait un peu plus. A peu près, ce n'était pas de ça, qu'elle avait peur ? Si. Elle avait peur, au fond, qu'il ne veuille aller voir ailleurs chaque jour de sa vie, qu'il ne lui soit pas fidèle... Elle pourrait dire ce qu'elle veut ; que ça ne l'atteint pas, qu'elle s'en fiche, qu'elle en ferait de même... C'est faux. Ce ne serait qu'un mensonge pour ne pas paraître idiote. Elle voulait être sur un pied d'égalité. Alors s'il avait droit à de telles libertés, il devait en être de même pour elle. Mais alors que malgré tout elle souriait et riait aux bêtises de ce qui était son compagnon -ou du moins, je crois-, il s'immobilisa. Face à elle. La mine sérieuse. Presque grave. Elle frôla la crise cardiaque. Non, pas à ce point. Mais elle eut très peur. Sérieusement.

« Je sais. Mastermind, je sais comme tu es. Je sais que tu es un idiot. Que tu es le pire con du siècle. Qu'il y a pleins d'étalons plus intelligents et plus sympa que toi. Mais il y a que toi, maintenant. Tu es différent et tu es celui que j'ai choisi parce que t'es le plus stupide, le plus beau, le plus drôle mais surtout le pire con du monde. Tu vaux rien comparé à certains. Mais pour moi t'es bien mieux. Pour moi t'es le meilleur. Et vu que je suis la meilleure, moi aussi, bah on est les meilleurs. Ensemble, on peut fighter le monde ! Donc sois méchant, désagréable, sois absent ou ce que tu veux... Je serai la même chose. Tu es con. Je te l'ai déjà dit, mais j'adore le dire donc fallait que je le refasse ! »

Non, le romantisme n'était pas le fort de la jument crème. Elle non plus n'était pas la plus sympa, la plus intelligente, la plus cool... Mais elle, elle était la plus conne, la plus folle, la plus bête, la plus belle. Elle était la meilleure. Elle se sentait comme tel. Et c'est pour ça qu'elle l'aimait, non ? Qui se ressemble, s'assemble. Alors ils s'assemblent ? Comme des légos ? Mais bon, c'est le genre de questions à laquelle Madness ne réfléchit pas. Elle fonce sans réfléchir. En fait... C'est le genre de questions qu'elle ne se pose même pas. Donc passons...

Ils avaient repris leur marche, l'air de rien, comme si c'était deux inconnus assis l'un à côté de l'autre dans le bus. Ils ne se jetaient pas un seul regard. Mais Mastermind fut pris d'un étrange fou rire qui glaça le sang de la femelle. Elle haussa un sourcil et tourna la tête vers lui, esquissant un sourire narquois.

« Ça va, tu te sens pas trop seul ?! »

Mastermind s'était arrêté au bord de l'eau. Oh, de l'eau ! Ça donne envie de sauter dedans ! Madness commença à s'agiter, balançant ses oreilles dans tous les sens, commençant à faire quelques pas à droite à gauche... Énervée. Pendant ce temps, le sabot du bai complètement allumé touchait doucement la surface de l'eau puis y pénétrait doucement... Puis le propriétaire du dit sabot regarda longtemps Madness... puis la poussa à l'eau. Elle, qui s'était retrouvée avec les membres antérieurs croisés à force de partir à droite, à gauche... Sous le poids du mâle, elle tomba à la renverse et se trouva presque couchée dans l'eau. Et, comme si elle était pas déjà assez gaugée, l'autre débile en rajouta une couche en se jetant à l'eau à son tour, l'éclaboussant alors. On entendit un cri. C'est fou, ça, non ?

« MASTERMIND ! »

Des oiseaux s'envolèrent et Madness s'était relevée. A peine sur ses sabots, elle se jeta sur l'autre. Elle colla son poitrail contre le sien et approcha ses lèvres de sa joue. Elle y déposa un petit baiser, usant de son charme pour lui faire un croche-sabots et le bousculer, histoire de se venger. Belle histoire d'amour, mmh ?

[Pardonne cette nullerie que je te sers, mais j'avais un minimum d'inspi ^^']
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MessageSujet: Re: Dépendre de mes lèvres - Madness   Mar 23 Juil 2013 - 11:35



Mastermind. Mastermind. MASTERMIND. N'aurait-elle jamais que son nom à la bouche, qu'importe les vacheries qu'il pourrait lui faire ? Et s'il partait, hurlerait-elle toujours son nom dans la but de le faire revenir ? Et s'il ne revenait pas, pleurerait-elle toujours son nom pour souffrir plus longtemps de son absence ? L'amour était une affaire de masochisme. On ne faisait que souffrir. Le douloureux manque d'attention, le manque d'une présence, le manque d'affection... Fallait-il aimer souffrir pour être aimé et aimer en retour ? Mastermind en était certain.

Se laissant aller dans le baiser qu'elle lui offrait, le bai ne s'étonna qu'à moitié lorsqu'elle le fit tomber. Vengeance. Aussi une affaire d'amour. On se vengeait de toutes les souffrances endurées. Certains parlait du jeu de l'amour, aussi. Mais personne n'en connaissait les règles. On ne joue pas à un jeu dont on ne connait pas les règles. Pourtant ils étaient nombreux à s'y prêter. L'amour n'était donc pas un jeu. Une destinée, une fatalité, un rite obligatoire dans une vie ? Peut-être. Peu y échappaient, et souvent ils souffraient de leur solitude. Soupirant, l'étalon émergea de l'eau, laissant un sourire fatigué se glisser sur ses lèvres. Il espérait que Madness ne le verrait pas, ne souhaitant pas gâcher son plaisir d'être avec lui.

Il ne savait pas s'il l'aimait. Il ne savait pas s'il avait déjà aimé et s'il aimerait un jour. Mais il avait décidé de faire un bout de chemin avec cette jument crème, de partager quelques temps de sa précieuse vie entre elle et le reste. Sans lui dire qu'il l'aimait, il pouvait bien lui dire qu'il l'appréciait assez pour rester avec sans date de rupture prévue. Ce qu'il fit donc.

« Je ne peux pas te dire que je t'aime, ni même te dire si je sais ce que je ressens pour toi. Par contre je peux t'assurer que je n'ai aucune idée du temps que je passerais à tes côtés et encore moins du jour où je te quitterais, si je te quitte un jour. »

N'était-ce pas plus beau, de souligner qu'on ne savait pas si on allait quitter quelqu'un ? Plutôt que de dire qu'on aime une personne en sachant très bien qu'un jour on ne l'aimera plus ? Mastermind préférait lui dire qu'il ne se souciait pas du temps qui passe mais bien du temps passé avec elle.
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Madness

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MessageSujet: Re: Dépendre de mes lèvres - Madness   Mer 1 Jan 2014 - 4:22

« Promets-moi juste que tu ne t'envoleras pas. »

Peut-être ne se passerait-elle jamais de ce nom. Peut-être ne l'oubliera-t-elle jamais. Peut-être le criera-t-elle, peut être le pleurera-t-elle, peut-être même le chantera-t-elle. Madness avançait à l'aveuglette. Sur ses yeux d'émeraude se trouvait un bandeau qui lui cachait la lumière du jour, la douce clarté de la nuit. L'étalon soupira, mais Madness n'y prêta pas attention. Trop aveugle. Trop sourde. Trop conne, aussi. Mais jamais trop muette. Elle écouta ce qu'il dit avec attention, et son sourire se perdit dans une moue pensive. Elle le regarda dans les yeux, ses prunelles vertes affrontant décidément le regard de Mastermind. Madness dressa les oreilles et écouter l'éternelle habanera que chantonnaient mélodieusement les oiseaux. Multicolores, infinis. Ils glissaient dans les cieux, volant gracieusement. Elle voulait être comme eux. Elle voulait être mieux encore. Elle voulait être un papillon. Plus belle que le jour. Plus belle que l'amour, plus belle que la mort. Plus belle que la vie. Plus belle que la neige qui tombe. Plus belle que la voix réconfortante de sa mère à la naissance. Plus belle que le monde. Plus belle que l'univers. Plus belle que le ciel. Plus belle que les fleurs naissant sous un timide soleil printanier. Plus belle que tous vos coquelicots, tulipes, roses, fleurs de cerisiers... Plus belle que vous. Plus belle que toi, plus belle que lui, plus belle qu'elle, plus belle qu'eux, plus belle que nous, plus belle que vous, plus belle que moi. Elle voulait être ce papillon à la beauté sans égal. Elle voulait être ce papillon éternel, ce papillon qui habitait son cœur. Elle voulait être cette beauté incarnée qu'elle ne serait jamais. Libre et supérieure... Son regard se durcit et elle se redressa assez brusquement.
« Je me fiche que tu m'aimes ou non. Je me fiche que nous soyons éternels ou non. Tout ça, je m'en fous. Je voudrais juste penser à l'instant présent, aux beaux moments. Les moments qui méritent qu'on s'en rappelle. Si tu pars un jour, alors dis-le moi avant. Madness marqua une pause et elle conclut d'une voix hésitante. Promets-moi juste que tu ne t'envoleras pas. »
C'est tout ce qu'elle craignait. Que, comme son père, il s'en aille. Qu'il parte sans rien dire, qu'il la laisse désespérément seule. Qu'il ne lui donne plus aucune nouvelle, qu'il se volatilise. Et que jamais il ne revienne. Peut-être serait-elle un jour le papillon de ses rêves, mais jamais elle ne volera. Elle ne voulait pas que lui y parvienne, et qu'il s'élève dans les cieux pour partir loin d'elle. Elle ne veut pas de grands signes ni de grandes embrassades comme au-revoir. Elle veut juste qu'il la prévienne. Elle serra doucement les dents en se remémorant son père. Hidalgo. Jamais, jamais elle n'oublierait cet étalon. Petite, elle le considérait comme un héros. Maintenant, il n'était plus rien pour elle. Il n'était que son géniteur. Et elle était heureuse de ne rien tenir de lui. Elle était heureuse de ne plus le revoir. Toute sa famille en était heureuse. Et jamais Madness ne lui pardonnerait ses fautes. Elle détourna son regard désormais empli de haine et de remords de Mastermind pour le poser sur l'eau claire. Les vaguelettes ondulaient doucement à la surface et la jument se détendit à nouveau, oubliant ses peines et ses pensées. Elle devait faire une croix sur son père, définitivement. Il n'était rien du tout, et elle ne devait pas oublier ça. Elle soupira doucement et regarda à nouveau Mastermind. Il était si beau... Mais bien sûr, elle était plus belle encore ! Un sourire étira doucement les lèvres de la jument crème qui sentit une vague de bonheur déferler en elle. Elle retrouvait enfin sa joie de vivre. De toute façon, ses petits coups de blues ne duraient jamais. Elle frémit lorsqu'elle sentit un petit coup de vent, et attendit une réaction de la part du mâle bai.
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