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 Calacas

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AuteurMessage
Perjury
Fait peur à ses heures.

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ÂGE : 20
PUF : LéaCnt
MESSAGES : 2022

SEXE DU CHEVAL : Monsieur.
TERRITOIRE : Ancien dominant des Secrets.


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MessageSujet: Calacas   Mar 24 Juil 2012 - 22:21


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CALACAS

Nom — Calacas.
Race — Croisé.
Sexe — Étalon.
Âge — Douze ans.

Souvenir, présent, avenir...

Son passé —
- Bonjour monsieur, que souhaitez-vous ?
Le choix était dur, il y avait de tout ici. L’étalon se dirigea lentement vers son choix, une jument qui attendait non loin, le teint maladif. Il s’approcha doucement d’elle, une leur dans son regard qui ne s’allumait que lorsqu’il s’approchait d’elle.
- Le baiser mortel d’Aless ? Excellent choix ! Ma douce, approche tes lèvres de mons…
- Aless, je veux te sauver, chuchota-t-il à la jument.
- J’ai tout ce qu’il me faut pour me sauver, regarde. De la corde en chanvre avec le nœud coulant fait maison, des lames de rasoir, des poisons ou cocktails de poisons, des parpaings pour mieux me noyer ou me défenestrer, j’ai le choix, tu ne crois pas ?
Frustré, l’étalon se détourna, lançant tout de même un dernier regard plein de reproche à la jument, quittant la grotte du magasin des suicides. Le vendeur lui adressa un sourire.
- Vous savez qu’avec nous, vous réussirez mieux votre mort que votre vie !
C’était leur célèbre phrase d’au revoir, pour ceux qui partaient pour ne jamais revenir ou à ceux qui s’accrochaient encore à la vie et partaient sans rien. Lui, il ne venait que pour elle, cette jument à qui on avait fait ingérer un produit toxique qui rendait sa salive mortelle pour tout ceux qui l’embrassaient, d’où son utilité pour la petite boutique. Il était un peu l’habitué, chose rare dans le magasin des suicides car leur meilleurs clients ne sont jamais repassés, étant tous au fond du trou. Cependant, il se jura de revenir et de sauver l’embrasseuse.
Il laissa passer les jours, mais venait quotidiennement regarder comment se passer l’affaire du magasin, mais surtout comment elle allait elle. La voir embrasser les clients était toujours douloureux et lui fendait le cœur, mais il avait conscience du fait qu’elle n’avait pas d’autre choix et qu’elle n’aimait pas ça. Du moins, il s’en persuadait !
Mais un jour, son envie d’elle l’aveugla. Sans son habituel sourire aux lèvres, il entra, plus décidé que jamais. Le vendeur, qui était aussi le chef de l’établissement, s’approcha de lui, content de le voir et prêt à le faire prendre quelque chose, mais Calacas le repoussa d’un puissant coup d’épaule et s’approcha résolument d’Aless. La jument le dévisagea avant d’afficher une mine horrifiée en comprenant ce qu’il souhaiter faire.
- CALACAS ! NON ! cria-t-elle.
Mais ce fut trop tard, il avait déjà abattu ses lèvres contre ses celles de la jument. Elle s’abandonna à ce baiser, dernière chose qu’elle pouvait lui offrir à présent. Lui ce contenta de savourer la texture de ses douces lèvres nacrées. Mais il tourna rapidement de l’œil et ce laissa tomber sur le sol. Désespéré, la petite jument avala sa salive de travers, ce qui la tua elle aussi. Cela avait un arrière goût de Roméo et Juliette, avec une touche beaucoup plus mélodramatique.
Le patron arriva rapidement. Jetant un regard plein de mépris à ces deux énergumènes qui avaient faire fuir un nouveau client qui voulait acheter beaucoup de chose, pour lui et toute sa petite famille. Il donna un petit coup dans le corps du maigre mâle, blanc comme un linge, et fit signe à un de ses employés de l’emmener. Par contre, pour la jument, qui avait réussit à se suicider, elle avait eu se qu’elle voulait et ses obsèques auront lieu dans quelques jours. Le sourire aux lèvres, il retourna à ses affaires, content d’avoir aidé la pauvre émigrée arabe.
Ses paupières papillotèrent doucement. Sa vision fut d’abords trouble, mais rapidement, il put voir correctement. Il avala sa salive, mais bizarrement, elle avait un arrière-goût. Un goût de poison, de mort. Puis il se souvient d’Aless et là, ses larmes se déversèrent sur ses joues, accompagnées de quelques sanglots.
- Arrêtes de chialer, elle est morte la bécasse !
- Je t’interdis de parler d’elle comme ça ! beugla-t-il, parfaite incarnation du fou.
- Je veux juste dire que tu vas la remplacer ta chérie. D’ailleurs, elle est morte par ta faute.
Le patron rentra dans la pièce, la mine sombre tout en ce dirigea vers Calacas, fessant claquer ses sabots sur le sol graniteux. L’étalon à l'air malade se recroquevilla sur lui, ravalant ses larmes.
- Pourquoi je suis vivant ?
- Tu ne voulais pas mourir, tu voulais seulement l’avoir, alors je t’ai sauvé... de peu.
- Pourquoi pas elle alors ?
- Parce que lorsqu’elle t’as vu raide sur le sol, elle a voulut mourir. D’ailleurs, elle sera mise en terre demain.
- Et qu’est-ce que c’est que…
- STOP ! Toi, tu es vivant parce que tu va la remplacer, j’ai besoin de quelqu’un pour envoyer les lèvres vierges dans l’autre monde, et nous manquions de clientèles féminines. T’inquiète, t’es pas mal, tant aura beaucoup et avec le poison que tu as récupéré de ta chérie, elles tomberont comme des mouches ivres. Je le voix très bien : " Le Calacas de la mort ! " Avec tes origines de latino, elles craqueront toutes. Il faut juste que tu prennes un peu plus de poids.
- Mais je ne…
- Le problème, c’est que ne t’as pas le choix mon beau ! Aller, au boulot !
Il lui donna un coup de sabot dans le flanc droit, ce qui eu pour effet de le faire galoper à son poste.
Elles étaient nombreuses, les demoiselles prêtent à mourir. Chacune, il les embrassa, doux et tendre, imaginant à chaque fois la dernière vision qu’il avait eu d’Aless, celle d’une jument aimante et amoureuse qui voulait satisfaire son aimé. Mais ce premier jour ne lui plut pas, alors il choisit de partir, même si ce ne fut pas facile.
Le patron, pour s’assurer qu’il ne partirait pas, lui avait enfilé un nœud coulissant autour du cou qui, à chaque geste, l’étranglait un peu plus. Par un ingénieux moyen, il réussit à scier la corde sur l’unes des scies que l’ont vendaient aux clients. Il avait vérifié que personne ne l’avait vu pour s’enfuir, la corde encore autour du cou, comme un condamné à mort qui venait de s’échapper de son lieu d’exécution. En quelque sorte, c’est ce qui venait de ce passé.
Mais avant de partir pour de bon, il se rendit chez Aless, là ou elle avait acheté une jolie maison avec vu sur ses voisins de pavillons. Comme un gentilhomme, il avait toqué et avait déposé un baiser sur le lieu de repos de son aimée avant de partir. N’est-ce pas une larme sur le visage de se grand garçon ? Personne ne le saura, il à frotté son visage sur son pelage blanc aile de colombe, qui était maintenant légèrement humide.
Sa psychologie —
Qui est-il ? Où ce cache-t-il ? Que veut-il ? Pourquoi aborde-t-il ces chevaux avec cet air taciturne, de conspirateur, et leur propose toute sorte d'objet aussi effroyable les un que les autres ? Pourquoi propose-t-il d'aider les suicidaires à arriver à leurs fins ? Pourquoi veut-il les pousser d'une falaise, s'ils n'arrivent pas à se décider, à déclencher un combat pour les faire mourir en héros, les condamner à Aléas, pour une éternité d'enfers. Pourquoi, pourquoi ? Parce qu'il cherche à ce rendre utile et que la mort effraie. Mais étrange, elle le laisse stoïque. Toute ses intentions partent d'un bon fond, même s'il n'est pas très causant et que son air maladif le rend difficile à approcher, à moins de décider ardemment de mourir. Il sait que les autres l'utilise, pour débuter leur long voyage, mais cette attention le rend heureux.
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